Arenaria. Fas
PATRIE ; Syrie, Algérie, Egypte.
Les mœurs de cette espèce n'ont pas été observées, mais la conformation de sa tête et de ses mandibules, semble déceler, par analogie, le régime granivore qui a été constaté chez d'autres espèces du même groupe.
Articles deux et suivants du funicule à peine plus longs ou mêine un peu plus courts que les derniers; le premier article est plus long que le second (fig. 9). Metanotum souvent inerme. Premier nœud du pétiole (vu de côté) formant en dessus un angle plus ou moins vif. Abdomen presque toujours lisse et luisant.
Tout le corps couvert d’une pilosité abondante. Tête et thorax, y compris le pronotum, fortement rides et striés, mats : metanotum inerme. Variant du jaune brunâtre au brun noir, avec les mandibules , l'épistome, les joues, le dessous de la tête, le funicule, les articulations des pattes et les tarses rougeûtres. Long. 3 1/2-10mm,
PATRIE : Europe centrale et méridionale, régions moyennes de l'Asie; Java. Parait manquer en Afrique.
Fait son nid en terre, en donnant aux ouvertures extérieures une apparence cratériforme; s'établit aussi parfois sous les pierres ou dans les interstices des murs et des rochers.
Cette espèce affectionne les lieux rocailleux, le
o. Structor, Larr.
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bord des routes ou le voisinage des habitations dont les murailles lui servent quelquelois de retraite. Elle amasse des graines dans son nid,et ses habitudes moissonneuses, étudiées par plusieurs observateurs, ont été rappelées avec quelques détails dans le cours de ce livre, pages 58 et suiv. Elle ne parait pas cultiver de pucerons, et ses mœurs sont assez douces, malgré l'apparence formidable de ses grandes ouvrières.
Les sexes ailés s'accouplent au printemps et en automne (avril et octobre).
= Pilosité éparse. Tête, surtout en arrière, et pronotumordinairementlissesou presquelisses et luisants, parfois cependant plus ou moins fortement ridés ou striés, le reste du thorax assez grossièrement sculpté. Metanotum souvent inerme, quelquefois muni de dents ou d'épines.Couleur très variable : tantôt l’insecte est entièrement noir ou d’un brun noir, avec les mandibules, le funicule, les tibias et les tarscs plus clairs ou rougeûtres ; tantôt la tête est d’un rouge de sang, surtout chez les grands individus; parfois tout le corps, sauf l'abdomen, est d'un brun rouge ou d’un rougeûtre clair. Long, 4-12", 4. Barbara, L. (fig. 1.)
Parrie: Toute l’Europe méridionaleet certains points de l'Europe centrale. Remonte moins au nord que l'A: ewpsor "et se retrouve sur tout le littoral méditerranéen de l’Asie etde l'Afrique.
Nids comme ceux de l'espèce précédente dont elle partage aussi les habitudes moissonneuses et granivores.
Le vol nuptial des sexes ailés a lieu en septembre et octobre.
Cette espèce varie dans d'énormes proportions
sous Je rapport de la taille, de la couleur et de la
sculpture. M. Emery, dans deux études successi-
° ves (bibl. 37 et 39), a passé en revue toutes les va-
riétés qui lui étaient connues, et on pourrait en
signaler beaucoup d'autres plus ou moins impor-
tantes. Pour ne pas excéder les limites qui me sontimposées, je renverrai mes lecteurs aux noti- ”
ces précitées de M. Emery, et je me borneraiàca-
ES
FAM. MYRMICIDÆ. — 15° G.; APHÆNOGASTER
ractériser ici quelques-unes des variétés principales de cette espèce polymorphe.
Barbara, in specie. Les individus qu'on peut considérer comme typiques ont le corps luisant, la sculpture faible, le derrière de la tête et le pronotum presque lisses. La couleur est d’un noir brun avec la tête souvent d'un rouge vif; la pilosité est rare, le metanotum est inerme, ou muniseulement de deux faibles tubercules. La taille est très variable, même chez les habitants d’un mêmenid, et peut être comprise entre 4 et 1?2mn,
Cette forme est très répandue et habite la Bretagne ainsi que toute la France méridionale, l’Espagne, le Portugal, l'Italie, la Corse, la Sicile, l'Algérie, la Tunisie et l’Asie-Mineure.
Var. nigra. Semblable à la précédente, mais toujours constamment noire et le metanotum porte souvent des dents très prononcées.
PATRIE: France méridionale, Italie, Corse, Sardaigne, Sicile, Algérie.
Var. semirufa. Tout le corps d’un rouge plus ou moins clairavec l'abdomen seul d'un noir brun. Taille grande, téte presque lisse en arrière, pronotum finement rugueux. Dents du metanotum variables, quelquefois bien développées.
PaTRiE : Bords de ia mer Caspienne, Syrie, Perse, Abyssinie.
Var. meridionalis. Entièrement noire ou brun de poix avec le thorax d'un rouge obscur. Taille moyenne. Tête plus ou moins luisante, parfois légèrement striée; pronotum transversalement ridé; metanotum à peine denté.
PaTRIE: Grèce, Albanie, Constantinople, Algérie, Tunisie.
Var. minor.Taille assezpetite(7"* au maximum); tête souvent rouge, plus ou moins densément mais assez faiblement striée,à l'exception de l’occiput qui est lisse ; thorax souvent en partie rougcàtre; pronotum transversalement rugueux ; metanotum à peu près inerme ou muni de tubercules presque indistincts.
PATRIE : Italie, Corse, Sardaigne, Sicile.
Var. ægyptiaca Em. Ferrugineuse, tête généraiement plus obscure, abdomen d'un noir brun. Tête finement et assez densément striée dans le sens de sa longueur, avec l'occiput granuleux ;
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elle est entièrement mate ou à peine luisante sur les côtés. Prothorax densément granuleux, presque sans rides ; metanotum armé de dents ou d’épines bien saillantes, parfois arquées; pétiole finement rugueux; abdomen légèrement granuleux à la base, peu luisant. Taille petite, ne dépassant pas prie PATRIE ; Egypte, Tunisie, Algérie.
Var. rugosa André. Taille constamment petite (de 4-6"). Couleur noire ou d’un brun noir,avec souvent le thorax et le pétiole, plus rarement la tête, d’un rouge sombre. La tête, ainsi quel'épistome et l’aire frontale, sont entièrement couverts de fortes rugosités longitudinales divergentes en arrière ; le thorax esttransversalement et grossièrement rugueux; le metanotum est inerme ou muni seulement de deux faibles tubercules peu visibles: le pétiole porte également des rides transversales, mais moins grossières, et l'abdomen est lisse et luisant.
PATRIE : Jaffa.
Cette variété est remarquable parsa petite taille et sa forte sculpture qui rappelle celle de l’A. arenaria.
Var. striaticeps. Semblable à la précédente par la forte sculpture dela tête et duthorax, mais en diffère par sa taille bien plus grande, par sa couleur plus constamment noire et par la présence d’épines bien accentuées au metanotum.
PATRIE ; Caucase, Tunisie.
Cette forme est encore plus voisine de l’A.arenaria, dont elle est cependant facile à distinguer par la structure de ses antennes et de son pétiole.
7 Articles 2 à 7 du funicule courts, faiblement plus longs que larges ; deuxième article souvent presque aussi large que long et, en tous cas, beaucoup plus court que le premier article ; les quatre derniers, qui composent la massue, sont assez allongés et presque aussi longs, pris ensemble, que les précédents articles du funicule réunis. 8
= Tous les articles du funicule allongés ; le deuxième article beaucoup plus long que large
FAM. MYRMICIDÆ.— 15° G., APHÆNOGASTER
el presque aussi long que le premier ; les quatre derniers articlessontévidemment plus courts, pris ensemble, que le reste du funicule.
Tête et thorax, au moins en partie, lisses et luisants.
Tête et thorax entièrement mats. Corps d’un jaune rouge, pattes plus claires, abdomen parfois légèrement rembruni en son milieu. Pubescence presque nulle, sauf sur les antennes et les pattes. Pilosité rare ; quelques poils isolés se voient sur la tête, le thorax etlepétiole, et quelques autres un peu plus nombreux existent sur l'abdomen. Pattes et antennes sans poils dressés. Mandibules longitudinalementstriées ; tête superficiellement granuleuse, avec desrugosités longitudinales fines qui existent même sur l'épistome ct l'aire frontale ; scape des antennes longitudinalement strié ; thorax finement granuleux avec des rides irrégulières, plus fortes et longitudinales sur les côtés ; pétiole finement rugueux, peu luisant ; abdomen lisse et luisant. Tête ovale, allongée ; scape des antennes long, dépassant notablement l'occiput ; premier article du funicule presque deux fois aussi longque le second, les articles 2? à 7 courts, à peine plus longs que larges, les quatre derniers formant une massue grêle qui est presque aussi longue que le reste du funicule. Yeux petits. Metanotum muni, en arrière et de chaque côté, d’une petite dent à peine visible. Nœuds du pétiole arrondis en dessus, le premier un peu plushaut
que le second. Long. 3-4 1/4", 14. Crocea Apr.
PATRIE ; Oran (Algérie).
Cette espèce est voisine de l'A. sardoa Mavyr, dont elle diffère par la structure de ses antennes, par sa laille plus petite, ses yeux moins grands, sa
cad
pilosité bien plus éparse, nulle sur les antennes et les pattes, par son metanotum à peinedenticulé et par son abdomen entièrement lisse,
Presque entierement lisse luisant; épistome non strié. D'un jaune pâle, parfois un peu brunâtre ; tête ct ahdomen souvent plus foncés.
Pilosité longue et rare. Mandibules armées de 9 dents ordinairement distinctes. Metanotum tantôt inerme, tantôt muni de deux petites épines. Corps relativement court, peu élancé.
Loug..3 1/2-4 1/20n, 10. Pallida, Nyvz.
PATRIE : Frañce méridionale (Marseille), Espagne, Sicile, e Zante, Algérie, Liban. #00 L
Celte espèce lucifuge fait son nid en terre et ne quitte jamais ses galeries. On ignore de quoi elle peut se nourrir dans sa retraite; peut-être cultivet-elle des pucerons de racines, comme le font les Lasius jaunes, mais le fait n'a pas encore été constaté.
M. Emery (Bibl.41) a donné le nom de subterra.noïdes à une variété élablie sur un individu de Zante à metanotum denté, mais ce caractère n’a absolument aucune valeur chez l'A. pallida, dont lethorax est au moins aussi souvent denté qu’inerme, même chez les individus d'une seule fourmulière, comme j'ai pu le conslater sur des exemplaires de France, d'Espagne, de Sicile et d'Afrique.
Plus voisine de la sublerranea par sa forme grêle
et sa couleur un peu plusobseure est la var.Leveil-
lei Em. dout le metanotum est inerme. J’ai recu
cette variété de Sicile et d'Algérie.
Corps assez luisant ; tête très faiblement striée, presque lisse en arrière ; épistome longitudinalement strié, thorax finement rugueux, à l'exception du pronotum ; abdomen lisse et luisant. D'un brun rougeâtre ou jaunâtre avec le dessus de la tête plus foncéet l'abdomen d’un brun noir ; mandibules, antennes et pattes d'un jaune brun. Pilosité éparse. Mandibules armées Nr de 3 ou 4 assez fortes dents en avant, presque | indistinctement denticulées derrière celles-ci.
FAM. MYRMICIDÆ.— 15° G., APHÆNOGASTER
Metanotum avec deux dents assez courtes, dirigées en hautet en arrière. Corpsrelativement
plus élancé. Long. 4-5", 9. Subterranea, Larr.
PATRIE : Europe centrale et méridionale, Asie Mineure.
Nids en terre. sous les pierres et dansles interstices des rochers.
Cette espèce, moins hypogée que la précédente, a cependant une vie assez cachée et sort rarement au grand/ jour. Elle affectionne les lieux rocailleux et incultes, mais ombragés, les broussailles, les décombres.
Les sexes ailés volent au milieu de l'été.
Certains individus de forme un peu pius allongée, de couleur un peu plus claire, à téguments un peu plus mats et à épines métathoraciques un peu plus courtes, semblent se rapprocher de l'espèce suivante (A.splendida), et constituent la var. subterraneo-splendida de MM. Emery et Forel.La structure des antennes tient aussi de celle des deux espèces. Cette variété intermédiaire à été rencontrée en Sicile et au Liban. Les exemplaires du premier pays sont plus voisins de l’A. sublerranea, ceux du second se rapprochent, au contraire, davantage de l'A. splendida.
L'existence de ces formes intermédiaires ne me parait pas toutefois suffisante pour justifier la réunion des deux espèces dont les exemplaires {ypiques sont bien distincts, dont les mœurs sont très différentes et dont les mâles surtout n’ont aucun rapport entre eux.
Couleur principale du corps jaune ou d'un jaune rougeàtre. Téle en ovale très allongé.
Couleur principale du corps brune ou noire.
Corps avec une pilosité éparse ; scape et ti- ‘bias sans poils dressés. D'un jaune rougeûtre ; pattes plus claires ; abdomen avec une large bande noire qui ne laisse souvent à découvert que sa base. Thoraxetpétiole légèrement ridés, assez luisants ;: tête finement ridée et granulée, un peu plus mate‘: abdomen lisse et très brillant. Partie antérieure du mesonotum {vu de
HT
360 FAM. MYRMICIDÆ.— 15° G., APHÆNOGASTER
côté) en gibbosité obtuse, plus élevée que le pronotum (fig. 10): cette gibbosité, souvent bien accentuée, s’affaiblit quelquefois au point de disparaître presque entièrement. Metanotum armé de deux épinescourtes, presque verticales. Long. 5-6", 11. Splendida, Rocer.
PATRIE : France méridionale (Marseille), Italie, Sicile, Grèce, Palestine, Liban, Antiliban.
Cette espèce établit ses nids en terre ou dans les interstices des muraïlles; elle est très carnassière ct sort fréquemment pour chasser, à une grande distance de son habitation. D'après M. Abeille de Perrin, elle niche surtout dans les murs des maisons habitées d'où elle ne sort que le soir, tout à fait à la tombée de la nuit.
Les sexes ailés paraissent en juillet.
Je renvoie à ce que j'aidit à nropos de l’A.subterranea pour les caractères de transition constatés entre les deux espèces.
— Corps hérissé de poils longs et blanchätres, assez abondants sur le scape des antennes et les pattes. Jaune ou d’un jaune rouge, avec le disque del’abdomen quelquefois un peu rembruni.
Tête et thorax mats, couverts de rugosités granuleuses assez serrées ; nœuds du pétiole plus finement rugueux ; abdomen couvert de fines strizs transversales, au moins à la base de son premier segment ; il est plus ou moins mat ou luisant selon l'abondance et la force de cette sculpture. Mesonotumsansgibbosité antérieure; metanotum armé de deux épines souvent assez longues mais parfois réduites à deux petites dents. Long. 4 1/2-6 3/4". 13. Sardoa, Mayer.
PATRIE : Sardaigne, Sicile, Algérie, Tunisie.
Après avoir créé cette espèce dans un de ses premiers ouvrages, Mayr, dans ses « europaeischen Formiciden » la considéra comme une variété de la testaceo-pilosa, puis, dans son « Novara Reise», il
ni
FAM. MYRMICIDÆ.— 15° G., APHÆNOGASTER 361
revint sur cette décision et lui restitua son rang spécifique ,en lui donnant pour principal caractère dis= tinctif l'absence d'échancrure au bord antérieur de l’épistomeetla forme de ses épines métathoraciques. J'avoue n'avoir pu saisir aucune différence entre l’'épistome des deux espèces qui présentent aussi toutes deux les variations les plus grandes dans la forme et la longueur des dents de leur metanotum ; mais comme je n'ai jamais vu d'exemplaires de transition entre ces deux insectes de couleur si absolument distincte, je crois devoir maintenir ici leur séparation.
Pronotum lisse ou presque lisse, au moins sur son disque ; abdomen toujours lisse et luisant. 13
Tête, thorax et pétiole entièrement couverts de rides et de granulations fines et serrées, et tout à fait mats ; abdomen finement et densément strié en divers sens, au moins sur son premiersegment. Corps noir ou d’un brun noir, hérissé de poils blanchätres même sur les antennes et les pattes ; mandibules, funicule et pattes bruns. Long. 4 1/2-7"", 12. Testaceo-pilosa, Lucas.
PATRIE: France fméridionale, Espagne, Portugal, Italie, Corse, Sardaigne, Sicile, Dalmatie, Grèce, Asie Mineure, Algérie, Tunisie.
Nids en terre.
Le type de cette espèce a l'abdomen entièrement strié et mat,le metanotum armé d’épines assez grandes, minces, dirigées en arrière et un peu relevées ; le premier article du pétiole a sa face antérieure concave d'avant en arrière. Sa taille est grande et comprise entre » 1/2 et 7m", ,
A cetype, dont les mœurs paraissent carnassières et qui est répandu dans tout le sud de l’Europe et le nord de l'Afrique, se rattachent diverses races ou variétés étudiées par M.Emery (Bibl. 37) et dont je vais donner les caractères distinctifs, en me basant surtout sur le travail de cet auteur.
Var Campana Em. Epines du metanotum plus courtes, horizontales; premier segment du pétiole
ve
presque plan sur sa face antérieure. Taille plus faible (4 1/2-5 1/2").
Cette variété, qui est très carnassière et vit de proie, a été rencontrée au bord du Vésuve, dans la Campanie et aux iles Baléares.
Var semipolita Nyl. Sculpture plus faible; abdomen finement strié sur son premier segment, lisse et luisant à sa partie postérieure. Epines du metanotum souvent plus courtes, peu relevées ou presque horizontales; premier article du pétiole assez allongé; pilosité ordinairement moins abondante; couleur moins foncée. Long.5-5"", Italie méridionale, Sicile, Grèce.
M.Emery, qui a observé cette variété à Palerme, dit qu'elle est bien moins vagabonde que la précédente et que son régime est exclusivement végétal. Elle recueilledes pétales de fleurs, des graines vertes et molles qu'elle porte dans son nid et qu'elle rejette ensuite après en avoir retiré les sues nutritifs et les principes utilisables.
Var spinosa Em. Noire ou d’un brun noir ; sculpture analogue à celle de la variété précédente ; épines du metanotum longues, un peu arquées et se dirigeant obliquement en haut et en arrière; premier article du péliole court et épais. Long. 5-6",
Habite l'Italie, la Corse, la Sardaigne et l'Algérie. Ses mœurs sont très carnassières.
Var gemella Roger. Semblable à la {estaceopilosa typique, mais le metanotum est armé de deux petites dents extrêmement courtes. Long. 6-6 1/2"". (D'après Roger).
PATRIE: Baléares, Algérie.
D'un brun noir, quelquefois un peu plus clair sur Île thorax ; mandibules, antennes et paties d'un roussatre fonce. Tête presque mate, avec de fortés rides longitudinales ; pronotum finement ridé, son disque presque lisse et luisant ; le reste du thorax est assez grossièrement ride ; l'abdomen est lisse et luisant. Epines du metanotum peu larges à leur base, de la longueur de moitié seulement de sa face basale. Long 4pan: 8. Striola, RoGer.
PATRIE : France, Suisse, Espagne, Portugal, Grèce, “Chypre, Asie Mineure.
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Nids en terre.
Les mâles et les femelles volent en juin et juillet (Rouget).
MM. Emery et Forel, dans leur catalogue, ne considèrent cette espèce que comme une race de l'A. sublerranea. Tout en reconnaissant qu'il peut y avoir des ouvrières et des femelles qui, sous le rapport de la couleur et de la sculpture, participent des deux espèces, je ne puis adopter l'opinion de ces auteurs, car la structure des antennes est très différente chez les deux insectes et leurs mâles sont extrêmement distincts.
La F. gibbosa Latr. doit, à mon avis, être rapportée à l'A. striola Rog. En effet Latreille, après l'avoir décrite dans ses « Fourmis de France », ne la considère plus, dans son « Histoire naturelle des Fourmis », que comme une variété de la subterranea, et l'on ne peut nier qu'à première vue du moins, elle n'ait les plus grands rapports avec cette espèce. Mais, ce qui est encore plus concluant, c'est que l'insecte figuré pl. XI, fig. 70 & de son grand ouvrage et que la légende indique comme étant la femelle de la F.gibbosa, est évidemment le mâle de l'A. striola, très reconnaissable à la forme bizarre de son thorax longuement rétréci en arrière et surpiombant fortement la tête en avant. Ce mâle, que je décris plus loin, n’a pas été connu des auteurs modernes, et on peut voir, par la figure que j'en donne, PI. XXIII, que c’est bien là l’insecte figuré par Latreille. Quant à celui indiqué par la lettre p de sa planche, c'est, sans aucun doute, le mâle de l'A. sublerranea.
Malgré la conviction que j'ai de l'identité des F. gibbosa Latr. et A. striola Roger, je respecte cependant ce dernier nom parcequ'il est seul connu des naturalistes, qu’il est consacré par tous les auteurs, et que malgré mon profond respect pour la loi de priorité, je crois qu'on ne doit pas, dans l’intérêt de la science, bouleverser la nomenclature en substituant, après de longues années, un nom inconnu à celui universellement adopté, et qu'il est plus sage d'accorder à ce dernier le bénéfice de la prescription.
Le catalogue Emery et Forel rapproche dubitativement la F. gibbosa Latr. de l'A. lestaceo- Pilosa Luc. Cette opinion me parait erronée, car sans parler des raisons que j'ai invoquées ci-dessus à l'appui de ma thèse, l'A. {estaceo-pilosa est une fourmi {out à fait méridionale, tandis que Latreille
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indique Brives pour patrie de son espèce. D'autre part, en décrivant l'ouvrière, il dit: « jambes et tarses d’un brun ferrugineux », puis il indique le mâle comme étant « noir luisant » toutes choses qui s’allient peu avec une variété de l'A. testaceopilosa.
Noir ; cuisses d’un brun foncé ; mandibules, funisule, tibias et tarses d’un brun rougeûtre. Sculpture comme chez l'espèce précédente.
Epines du metanotum très ‘ortes, très larges à la base, aussi longues que la face basale du metanotum. Long. 7%: (D'après Mayr).