Cruentatus, arr
Abdomen avec une pubescence très-éparse et parfois presque nulle; il est ordinairement assez luisant.Pilosité médiocrementabondante, plus serrée sur l'abdomen. Couleur variant du noir au testacé. Ailes un peu teintées de jaunàtre, rarement hyalines; stigma et nervures d’un brun foncé. Long. 6-9", 7. Sylvaticus, Or.
Je n’essaierai pas de distinguer les mâles des diverses variétés du C. sylvaticus dont j'ai parlé à propos des ouvrières ; les quelques exemplaires que je possède ne m'ont offert aucun caractère saisissable et je ne crois pas qu'on puisse leur trouver des différences sérieuses el constantes.
Voici toutefois quelques renseignements généraux qu’on pourra consulter sans yattacher trop d'importance :
Lesylvaticus typique, le plus souvent de couleur noirâtre, passe quelquefois au rougeâtre et même au testacé.
Les maculatus Fab. et variegatus Sm. sont ordinairement testacés ou rougeûtres avec l'abdomen concolore ou noirâtre.
FAM. FORMICIDÆ. — 2° G., COLOBOPSIS 159
Le cognatus Sm. de couleur variable mais généralement sombre, se fait remarquer par sa grande taille et le peu d'éclat de ses téguments.
L'æthiops Latr. est aucontrairedetaille moyenne ou petite,de couleur noire assez luisante, et sesailes complètement hyalines le distinguent des autres variétés.
Enfin le Fedtschenkoi Mayr. se reconnait à la pilosité de ses pattes et du scape de ses antennes.
Les mâles des C.micans Nyl., compressus Fah., Gestroi Em, Foreli Em.interjectus Mayr,Sicheli Mayr, robustus Rog., libanicus André, Kiesenwetteri Rog. el sericeus Fab. ne sont pas connus.
2° GENRE. — COLOBOPSIS, Mir.
z02030s, tronqué, ül:s face (PI. VIII)
® Fosettes clypéales et antennaires séparées l’une de l'autre ; épistome presque carré, ses bords latéraux parallèles, s’écartant seulement un peu aux angles antérieurs qui n’atteignent pas le bord externe des joues ; devant de la tête formant un angle obtus avec le reste de sa surface, de sorte que la tête, qui est assez courte, parait aussi épaisse en avant qu’en arrière (fig. 9). Aire frontale nulle ou très indistincte.Arètes frontales presquedroites, divergentes en arrière et assez éloignées l’une de l’autre. Mandibules courtes, fortes, dentées. Palpes maxillaires de 6 articles, palpes labiaux de 4 articles. Antennes de 12 articles, insérées vers le tiers antérieur des arêtes frontales et distantes du bord postérieur de l’épistome. Pas d'ocelles. Thorax comprimé postérieurement ; son profil dorsal régulièrement arqué, sans étranglement prononcé entre le mesonotum et le metanotum,ce dernier tronqué en arrière. Pétiole avec une écaille assez épaisse, droite, convexe en avant, plane en arrière, souvent échancrée en haut. Abdomen allongé. Paltes courtes. Gésier comme chez les Camponotus.
2 Tête longue, obliquement tronquée en avant (fig. 10) ; la troncature,presque plane ou même légèrement concave, comprend
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les mandibules, les fossettes clypéales et la partie antérieure des joues et de l’épistome. Les fossettes antennaires et l'insertion des antennes, ainsi que le quart postérieur de l’épistome, qui est brusquement réfléchi en arrière, sont situésen dehors de la partie tronquée. Le reste comme l'ouvrière, mais taille un peu plus forte.
£ Tête semblable à celle du %, mais munie de trois ocelles. Thorax en ovale allongé, presque aussi haut que large. Pétiole et abdomen comme chez les ® et Z.Corps plus allongé etplusétroit. Ailes avec une cellule cubitale, sans cellule discoidale. Taille un peu supérieure à celle du soldat.
o” Epistome, aire frontale et arêtes frontales comme chez l’ouvrière. Antennes de 13 articles, insérées loin des angles postérieurs de l’épistome ; scape allongé ; premier article du funicule renflé à son extrémité, deux fois long et épais comme le suivant, les autres cylindriques et subégaux (fig. 11). Pétiole surmonté d’une écaille épaisse. Organes génitaux petits, valvules génitales externes spiniformes, assez larges à leur base. Ailes comme chez la ?. Taille peu supérieure à celle de l’ouvrière.
Ce genre, très voisin des Camponotus, comprend deux castes de neutres bien distinctes, les ouvrières etles soldats. Ilrenferme une quinzaine d'espèces propres, en majeure partie, à l'Asie et à l'Australie. Une seule est européenne ; elle n’élève pas de pucerons et ses nymphes sont toujours nues.
Ouvrière
= D'un rouge brunätre : dessus de la tête, cuisses et derniers articles des antennes d'un brun noirâtreainsi quel’abdomen, à l'exception de la base de ses premiers segments qui sont souvent blanchâtres ou tachés de blanchätre.
Quelquefois toutle corps est plus ou moins noirâtre. Luisant, très finement rugueux, tête légèrementpointillée. Pilositééparse, pubescence presque nulle. Long. 3-5", - 1. Truncata, Srix. (fig. 6).
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PATRIE : Europe moyenne et méridionale.
Cetteespèce vive d'allures etd'un naturel très craintif, établit ses petites fourmilières dans le tronc des arbres, les branches mortes, les galles, etc ; elle vit
. souvent dans les noyers où on la voit courir à la surface du tronc, maisses nids petits et très dissimulés sont assez difficiles à découvrir.
Les sexes ailés paraissent en juillet et en août.
Soldat
D'un rouge brunâtre ; devant de la tête souvent plus clair; vertex, cuisses, funicule des antennes et abdomen bruns ou d’un brun noirâtre ; parfois la base des premiers segments abdominaux est blanchâtre. Tout le corps luisant, sauf le devant de la tête qui est grossièrement réticulé-granulé et mat. Pilosité assez forte sur la tête, très éparsesur le reste du corps ; pubescence presque nulle. Long. 4-6",