‹ Species des hyménoptères composant le groupe des formicidesChapitre 55 sur 234 · PL. VIII · texte numérisé non relu

PL. VIII

© Fossettes clypéales et antennaires confondues. Epistome triangulaire, arrondi en arrière, assez convexe, non caréné. Arèêtes frontales courtes, presque parallèles. Aire frontale triangulaire, nettement empreinte. Mandibules étroites, arquées, aiguës à l'extrémité, sans bord terminal et sans dents {fig. 4). Palpes maxillaires de 4 articles ; palpes labiaux de ? articles. Antennes de 12 articles, insérées à l'extrémité antérieure des arêtes frontales etcontiguës au bord postérieur de l’épistome.Ocellesbien distincts. Thorax étranglé entre le mesonotum et le metanotum, ce dernier fortement gibbeux. Pétiole surmonté d’une écaille épaisse, ovale, droite et élevée. Abdomen peu allongé. Geésier plus court et plus large que dans les genres précédents, à calice droit.

® Caractères de l’ouvrière. Taille un peu plus forte. Ailes avec une cellule cubitale et une cellule discoidale.

o" Epistome, aire frontale, palpes et insertion des antennes comme chez l’ouvriere et la femelle. Tête large ; mandibules de même conformation que chez les autres sexes, mais plus courtes, plus minces et plus cylindriques (fig. 5). Arêtes frontales courtes, divergentes en arrière. Antennes de 13 articles ; scape pas plus long que les deux ou trois premiers articles du funicule ; ce dernier filiforme, son premier article aussi large quelong, lesecond au moins deux fois aussi long que le premier, les suivants vont en diminuant insensiblement de longueur jusqu’au dernier, qui est un peu plus grand et acuminé àson extrémité.Ecaille épaisse, plus large que haute, échancrée au sommet. Abdomen étroit :

FAM.. FORMICIDÆ. — 3° G., POLYERGUS 163

valvules génitales externes triangulaires, arrondies à l'extrémité. Ailes cemme chez l2 9. Taille de l'ouvrière.

Le genre Polyerqus ne comprend que deux espèces dont une propre à l'Amérique du Nord. Ce sont des insectes au corps dur et robuste, et n'ayant d'autre industrie que de se procurer des esclaves, sans lesquels il leur serait impossible d'exister. Ils n'ont donc pas d'architecture propre etleurs auxiliaires apportent dans leurs nids l’industrie spéciale qui les caractérise. Les nymphes de ce genre sont renfermées dans un cocon.

Ouvrière

— D'un roux tirant plus ou moins sur le jaune ou le brun. Corps ordinairement très finement rugueux, mat, avec les mandibules et l'aire frontale très luisantes ; rarement le corps est entièrement luisant. Mandibules marquées de quelques points épars ; devant de l'abdomen assez densément ponctué. Pilosité abondante sur l'abdomen, très éparsesur le reste du corps : pubescence très fine et serrée, surtout sur l’abdomen, très clairsemée sur la tête. Longueur, L € JE ET I PA 1. Rufescens, Larr. (fig. 1)

PATRIE : Europe moyenne et méridionale, dans les prairies et les broussailles ; ne parait pas toutefois se rencontrer dans les plaines de l'extrême sud.

Les æ'et les ® volent en juillet et surtout en août.

C'estla fourmiamazone d'Huber, dont les mœurs ont été décrites ci-dessus, pages 85 el suivanies. Elle pille les nymphes des Formica fusca et rufibarbis et son nidrenferme toujours un grand nombre d'ouvrières de ces espèces qui lui servent d'auxiliaires.

On rencontre assez souvent, dans les fourmilières de Polyergus, des individus plus grands (ilspeuvent atteindre jusqu'à 10"") et d'une couleur plus claire. Ce sont les femelles aptères d'Huber dont le rôle est encore inconnu. M. Forel à constaté, par la dissection, que ces individus possèdent des ovaires bien développés et identiques à ceux de la ©. Leur aspect général rappelle d'ailleurs celui de cette dernière,

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et leur thorax présente un petit écusson rudimentaire et quelques traces d’articulations alaires. On peut les considérer comme des intermédiaires entre les Ÿ-et les ®, et j'ai déjà dit que d’autres fourmis en avaientégalement fourni desexemples, quoique moins

fréquents.

Femelle

D'un roux plus ou moinsclair, parfois un peu brunâtre ; mandibules, pattes et antennes plus foncées ; scutellum, postscutellum et souvent

‘les bords des segments thoraciques bruns ou noirâtres.Tête,mesonotum et scutellum luisants et peu pubescents ; le reste du corps finement rugueux, presque mat et revêtu d’une pubescence serrée ; abdomen densément ponctué, assez garni de poils dressés. Ailes légèrement enfumées à la base, presque hyalines à l’extré-

mité. Long. 9 1/2-10".

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