PL. IX
®. % Fossettes clypéales et antennaires confondues. Epistome fortement trapéziforme ou plutôt triangulaire avec l'angle postérieur tronqué. Arêtes frontales presque parallèles, courtes, leur bord externe légèrement concave.Aire frontale triangulaire, bien limitée. Mandibules aplaties, dentées {sauf chez le % du M. bombycinus (fig. 4) où elles sont énormes, étroites, croisées comme deux sabres et munies, à leur bord interne, d’une seule dent formée par une échancrure de ce bord). Palpes maxillaires très longs, de G articles dont le 4° est presque deux fois long comme le 5° ; palpes labiaux de 4 articles. Antennes de 12 articles, insérées aux angles postérieurs de l'épistome ; funicule filiforme avec les premiers articles plus longs que les derniers (le dernier excepté). Des ocelles. Thorax étranglé entre le mesonotum et le metanotum. Pétiole surmonté d’un nœud ou d’une écaille épaisse. Abdomen souvent comprimé latéralement. Pattes allongées. Gésier comme celui des Polyerqus.
Chez une seule espèce européenne (M. bombycinus), il existe un véritable soldat qui forme une caste à part et bien tranchée par la conformation de ses mandibules.
e Tête et pétiole comme chez l’ouvrière. Abdomen non comprimé. Ailes courtes, avec une cellule cubitale et une très petite cellule discoïidale qui manque même quelquelois. Taille des © major.
o* Epistome, aire frontale, arêtes frontales et palpes comme chez la 9. Mandibules assez étroites, avec deux dents dont l'in-
() Ce nom, sans signification pour les espèces européennes, a été créé pour le M-melligerus dont certaines Ÿ ont l'abdomen extrémement dilaté et rempli de miel. (Voir ci-dessus, pages 21 et 22)
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terne est souvent arrondie et peu visible. Antennes de 13 articles; scape allongé, funicule filiforme avec le premier article pas plus épais et aussi long que le second. Thorax comprimé latéralement et d'une largeur assez uniforme; pronotum un peu concave transversalement en son milieu. Pétiole surmonté d'une écaille épaisse. Abdomen cylindrique, non déprimé ni comprimé, aussi convexe en dessus qu’en dessous, et peu ou pas rétréci en arrière. Organes génitaux externes grands, leurs écailles de forme variable ; ordinairement pas de pinceaux {1}. Valvules génitales externes munies, à leur bord interne, d’un appendice en forme de cuiller. Hypopygium muni, à son extrémité, de dents ou d’échancrures diverses et caractéristiques. Ailes comme chez la ?.Taille un peu inférieure à celle de cette dernière.
Ce genre renferme une dizaine d'espèces propres au midi de l’Europe, à l'Asie et à l'Afrique ; une seule est américaine et une autre provient d'Australie. Ce sont des insectes très agiles, dont les mœurs sont encore peu connues. Parmi un grand nombre d'ouvrières du M. viaticus que j'ai reçues d'Algérie, il se trouvait quelques cocons. J'en conclus donc que les nymphes s’abritent dans une coque de soie,mais je ne sais si c'est un fait constant pour toutes les espèces.
1 Pétiole surmonté d’un nœud bas, plus ou moins sphérique ou cubique.
ne Pétiole surmonté d’une écaille épaisse.
2 Tête et thorax mais, très densément et gra-
nuleusement ridés-ponctués. Pilosité peu abondante. Thorax revêtu d’une pubescence courte, blanchâtre et médiocrement serrée ; abdomen
(1) Tous les auteurs ont donné l'absence des pinceaux comme un caractère absolu des Myrmecocystus g. Il n‘en est pas tout-à-fait ainsi, et les pinceaux peuvent exister exceptionnellement, comme je l'ai constaté chez un &' de M. viaticus et un autre de M. cursor.
FAM. FORMICIDÆ. — 4° G., MYRMECOCYSTUS
plus on moinsluisant, parfois mat, presque sans pubescence et couvert de rides transversales très fines et très serrées. Metanotumassezélevé, régulièrementet assez fortement convexe,sanslimite distincte entre sa face basale etsa face déclive; nœud du pétiole arrondi,nonanguleux({fig. 6); abdomentoujourscomprimé.D'unrougesombre avec les antennes, les pattes et très souvent aussi le pétiole, plus ou moins brunâtres; abdomen noir ou légèrement bronzé. Parfois la tête, le thorax et le pétiole sont d'un rouge de sang peu foncé (var. megalocola Foerst); d'autres fois tout le corps est entièrement noir mat{var. niger, André), ou à peine teinté de rouge vineux sombre. Long. 5-13" 1. Viaticus, Fas PATRIE : Espagne, Portugal, Hongrie, Dalmatie, Grèce, Turquie et probablement tout l'extrême midi de l'Europe. Se rencontre également dans l’Asie occidentale et dans la moitié nord de l'Afrique. La var.megalocola parait propre à l'Algérie et à la Tunisie ; la var.niger se trouve plus particulièrement en Syrie.
Habite les lieux secs et arides où il creuse son nid dans le sable.
Cet insecte répand une odeur particulière, assez forte, et qui persiste longtemps après la mort. Tout le corps luisant. Tête et thorax très superliciellement chagrinés.Pilosité rare.Thorax, surtout le métathorax, ainsi que les hanches et le pétiole plus ou moins couverts d’une fine pubescence soyeuse, blanche, brillante. Abdomen presque glabre, très finement et transversalement ridé et très brillant. Metanotum bas: sa face basale peu convexe, rejoignant sa face déclive par un angle arrondi mais sensible. Nœud du pétiole visiblement anguleux (fig. 5). Abdomen souvent non comprimé. D'un brun marron foncé avec les mandibules, les antennes, les tibias et les tarses d’un roux
(fe. 41)