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Heeri, Forez (fig

PATRIE : Antilles (St-Thomas). Importé dans la serre des Orchidées tropicales au jardin botanique de Zurich.

Cette minuscule espèce fait son nid à la base des plantes, avec de la terre mélangée à des débris végétaux de toute nature, et s'établit peut être aussi dans les fentes des rochers. Elle se nourrit à peu près exclusivement de la liqueur fournie par diverses espèces de Coccides qu'elle va traire sur les feuilles qu'ils habitent. (1)

Femelle

1 D'un jaune plus ou moins rougeñtre ou brunâtre, avec le dessus de la tête et une bande à l'extrémité postérieure de chaque segment abdominal plus foncés; le dessus du corps est même parfois uniformément brunâtre ; mandibules, épistome, pattes et antennes jaunâtres ou roussâtres. Epistome et face déclive du metanotum lisses; abdomen très finement ridéponctué; le reste du corps très finement ponctué. Assez abondamment couvert de poils dressés, sauf les antennes et les pattes qui en sont dé-

(1) Voir pour plus de détails: Forel, Etudes myrmécologiques en 1875 — Die Ameisen der Antille St. Thomas.

ot

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pourvues.Pubescence très dense sur l'abdomen, moins serrée sur la tête, le thorax, les antennes et les pattes, nulle sur l’épistome cet la face déclive du metanotum. Abdomen mat, le reste du corps plus ou moins luisant. Long. 3 ?/5-

mrznn, 1. Heeri, Forez (fig. 2).

Mâle 1 D'un jaune pale ou roussâtre. Pilosité abon-

dante sur les valvules génitales externes et au bord postérieur des ailes, éparse sur la tête, le mesonotum, l'extrémité et le dessous de l’abdomen, nulle sur le reste du corps. Pubescence éparse. Epistome, aire frontale, scutellum, metanotum et côtés du thorax luisants, presque lisses et glabres ; front, vertex, mesonotum, dessous du thorax, abdomen, pattes et antennes très finement ponctués ; quelques rugosites sur les joues. Long. 1 1/2-2"", 1. Heeri,Forez. (fig. 3)

2e Tribu. — Dolichoderid:æ HELEXTI)

Caractères. — Epistome s’avançant plus ou moins en arrière entre l'insertion des antennes. Fossettes clypéales et antennaires toujours confondues. Chez les & et les 9 l'abdomen, vu en dessus, ne laisse voir que ses quatre premiers segments, le cinquième étant entièrement caché sous le précédent. L’orifice du cloaque est grand, en fente transversale, infère et non cilié. Gésier sans calice ou avec un calice réfléchi et entièrement renfermé dans la cavité du jabot. Un aiguillon très petit, rudimentaire. Glande à venin ne formant pas de coussinet sur le dos de

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la vessie qui est généralement petite ou même entièrement rudimentaire. La glande débouche dans la vessie par un renflement en forme de bouton ou de bourrelet qui, dans le seul genre Bothriomyrmex, suit directement la glande, sans tube intermédiaire, tandis que chez les autres genres, il est relié à la glande par un tube plus ou moins long qui pénètre avec lui dans l'intérieur de la vessie.

Les ouvrières et les femelles des Dolichoderidæ se distinguent encore anatomiquement de toutes les autres fourmis par la présence des glandes anales, sécrétant un liquide altérable ou non, odorant ou inodore, que ces insectes émettent à volonté, et qui est pour eux un moyen de défense dont l'effet paraît assez énergique sur les ennemis qui les attaquent.

Ces organes, qui avaient déjà été observés chez beaucoup d'insectes et particulièrement de Coléoptères, n'avaient pas encore été constatés chez les fourmis, et c’est M. Forel qui le premier en a révélé l'existence chez les Dolichoderidæ. Ils consistent, dans leur ensemble, en deux grandes vessies juxtaposées ou même soudées entre elles sur une partie de leur étendue, les vessies anales (fig. 11, c), qui occupent l’espace compris entre l’anus, le rectum ({e) et le canal intestinal d’une part, et, d’autre part, la partie dorsale interne {a) des derniers segments abdominaux. Ces deux vessies se réunissent, à leur extrémité postérieure, en une sorte d’ampoule terminée par un tube court qui débouche à l'extérieur par l'ouverture commune du cloaque {h). C’est au côté externe de chacune des vessies anales que s'étendent deux belles glandes en grappe, les glandes anales(d), dont les cellules sont munies de petits canaux sécréteurs qui, selon les cas, débouchent chacun isolément dans les vessies anales, ou se rendent, au contraire, à un vaisseau central qui apporte à la vessie correspondante le produit réuni de toutes les sécrétions partielles.

Ce liquide particulier semble venir puissamment en aide au venin ordinaire ou même le remplacer complètement quand il manque par suite de l’atrophie de la vessie à venin. Toutefois la structure spéciäle de leur dernier segment abdominal ne permet pas à ces fourmis de faire jaillir cette liqueur à distance,

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mais cllessavent fort bien néanmoins en couvrir leur ennemi ,en le touchant de l'extrémité de leur abdomen généralement très mobile.

Nymphes toujours nues.

Cette tribu renferme 10 genres dont 4 appartiennent à notre faune.

11° GENRE. — BOTHRIOMYRMEX, Every Bôbproy fossette, LupunË fourmi.

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