PI. XIII
à Tête élargie en arrière. Epistome triangulaire, convexe, profondément et étroitement entaillé au milieu de son bord antérieur,
(1) Par allusion au peu d'élévation de l'écaille du pétiole.
ve FAM. FORMICIDÆ. — 13° G., TAPINOMA
lortement prolongé entre l’insertion des antennes. Arêtes frontales parallèles. Aire frontale, sillon frontal et ocelles nuls. Mandibules larges, proéminentes, à bord terminal long et denté sur toute son étendue. Palpes maxillaires de 6 articles, palpes labiaux de 4 articles. Antennes de 12 articles ; scape assez allongé ; funicale cylindrique, à peine épaissi à l'extrémité, ses premier et dernier articles longs, les autres plus courts et subégaux {fig. 7). Thorax assez faiblement étranglé entre le mesonotum et le metanotum, ce dernier couri, inerme. Petiole paraissant sans écaille, celle-ci etant petite, couchée et soudée avec lui. Abdomen fortement prolongé en avant et recouvrant entièrement le pétiole. Gésier très large et très court, à calice réfléchi et lui même très court.
9 Tête comme chez l’ouvrière, sauf les ocelles et la présence plus ou moins distincte de l'aire frontale ct du sillon frontal. Pétiole également conformé comme ci-dessus. Aïles avec une cellule cubitale et une cellule discoïdale qui peut faire défaut ; la nervure transverse s'unit le plus souvent à la nervure cubitale à son point de partage, rarement au rameau cubital externe. Taille un peu plus grande que celle de l’orvrière.
w Tête et palpes comme chez la femelle. Antennes de 13 articles ; scape allongé ; funicule assez épais, tous ses articles subégaux sauf le dernier qui est plus long. Ecaille soudée au pétiole qui parait rhomboïdal, vu de côté. Organes génitaux externes assez grands; hypopyzium fortement échancré en son milieu ; valvules génitales externes en forme de cuillers, convexes en dehors. Ailes comme chez la femelle. Taille de cette dernière.
Ce genre renferme une dizaine d'espèces répandues en Asie ,en Amérique et en Océanie. Une seule est européenne.
Ouvrière
1 Noir ou d’un brun noir, mandibules, souvent aussi les antennes et les pattes d'un brun foncé, tarses jaunâtres. Pubescence abondante, pilosité rare. Tout le corps très finementridé-ponctué, assez luisant. Long. du type ? 1/2-3 1/2", 1. Erraticum, Larr (fig. 4).
FAN. FORMICIDÆ. — 13° G., TAPINOMA
PATRIE : Presque toute l'Europe sauf l'extrême nord; Syrie, Turkestan, Liban, Algérie.
La var. nigerrimum Nyl. dont l'habitat est exclusivement méridional et qui a été rencontrée dans le sud de l'Europe, la Perse, l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte, se distingue du type par sa taille plus grande (3 1/2-4mm), el par la couleur deses antennes et de ses pattes qui sont presque entièrement d'un roussâlre pâle chez les petits individus, tandis que chez les grands exemplaires le funicule, les articulations et les {arses sont seuls plus ou moins rougeûtres.
Cette espèce habite les prairies, les clairières, le bord des routes, les lieux rocailleux. Elle fait son nid en terre, sous les pierres, ou dans les interslices des murs et des rochers. Elle abonde dans les prés où, à certaines époques, ses nids sont surmontés de dômes (emporaires, formés d’une légère croûte de terre et dont l'intérieur vide, ne contenant ni chambres ni galeries, est traversé de toutes parts par les tiges et les feuilles des graminées dont l’entrelacement, maintenu par quelques parcelles de terre, forme une charpente à laquelle les fourmis s'accrochent en tenant dans leurs mandibules les œufs ou les larves qu'elles veulent faire profiter de la chaleur solaire.
Ces insectes sont {très agiles, marchent avec vivacité en relevant légèrement l'abdomen, changent facilement de demeure et vont souvent élablir leur nouveau domicile dans un lieu fort éloigné de leur nid primitif.Isn’enretiennent pas de pucerons dansleurs galeries et vont même rarement les solliciter surles plantes qu'ils habitent. Leurs mœurs sont plutot carnassières et on les voit fréquemment assister aux combats que se livrent les grosses fourmis, pour s'emparer des morts el les emporter chez eux.
Comme toutes les fourmis de cette tribu, les Tapinoma ne font pas jaillir leur venin, mais elles n'ensont pas moins redoutables pour leurs ennemis, grâce à la mobilité de leur abdomen qui arrive facilement à toucher leur adversaire en l'inondant de la liqueur mortelle.
Les Tapinoma exhalent une odeur volatile, forte et caractéristique.
Les mâles el les femelles s'accouplent en juin.
Femelle
D'un brun noir, peu luisant; articulations des pattes et tarses, quelquefois aussi les tibias
224 FAM. FORMICIDÆ. — 14° G., DOLICHODERUS
et le funicule des antennes roussâtres. Pubescence abondante. Corps très finement ridéponctué ; abdomen couvert d’une ponctuation extrêmement fine et parsemé, en outre, de points enfoncés plus grands et allongés. Long. du type, 4 1/2-5"m, 1. Erraticum, Larr. (fig.5).
La var. nigerrimum Nyl. se distingue par sa taille plus grande (6-6 1/2"") par la couleur roussâtre du dessous de la tête. des joues et des pattes, par sa pubescence encore plus serrée, donnant au corps un reflet cendré presque soyeux, surtout sur les bords des segments abdominaux, et par l'absence de gros points enfoncés sur l'abdomen. Les ailes présentent parfois une faible trace d’une seconde cellule cubitale.
Mâle
: À D'un noir brun; articulations des pattes, tar-
ses et souvent aussi les tibias d'un brun jaunà-
tre ou roussâtre. Pubescence abondante. Tout
le corps très finement ridé-ponctué. Chez les
individus typiques, l’entaille de l’hypopygium
est deux fois aussi longue qu'elle est large à
son extrémité, et la longueur du corps est de 4-5", 1. Erraticum, Larr. (Fig. 6).
La var. nigerrimum Nyl. est plus grande (5 1/2-
6"") avec les antennes souvent roussâtres. L'entaille
de l'hypopygium est presque deux fois aussi large
que longue et lesailes présentent souvent des traces d’une seconde cellule cubitale.
14° GENRE, —DOLICHODERUS, Luxn
(Hypoclinea, Mayr. — Monacis, Roger)
doAtxos long ; dépn Cou (1)