AcaBus REICHEI
Ovatus, maxime convexus, posterius vix attenuatus, nigro-piceus, nitidus , subtile strigoso-subpunctatus ; thoracis et'elytrorum marginibus, antennis pedibusque rufo-ferrugineis. |
Agabus Reichei. Ausé. Iconog. V. p. 138. pl. 16. fig. 6.
Ovale, très-convexe, très-légèrement dilaté au delà du milieu et à peine atténué en arrière. Tête noirâtre, avec le labre, Pépistome, et deux taches sur le vertex d’un rouge ferrugineux ; elle est entièrement couverte de points infiniment petits; palpes et antennes testacés, les derniers artieles de ces dernières rembrunis à l'extrémité. Corselet d’un noir de poix brillant, avec les bords latéraux d’un rouge ferrugineux; il est
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fortement convexe, tout couvert de petits points irréguliers, et présente, en outre, quelques points un peu plus forts le long des bords antérieur et postérieur; il est deux fois et demie aussi large que long, fortement échancré en avant, à peine sinueux en arrière, où il est plus large, légèrement arrondi sur les côtés qui sont assez largement rebordés; les angles antérieurs assez saillants et aigus, les postérieurs presque droits, Écusson court, large, noirâtre, très-finement pointillé. Élytres assez régulièrement ovalaires , cependant un peu dilatées au delà du milieu, à peine atténuées en arrière, où elles sont arrondies, très-fortement convexes, surtout en avant, assez brusquement abaïssées en arrière; elles sont de la couleur du corselet et également brillantes, avec les bords latéraux vaguement ferrugineux; elles sont couvertes d’une ponctuation analogue à celle du corselet, et présentent, en outre, trois lignes irrégulières de points enfoncés assez gros, et quelques points semblables vers l’extrémité; la portion réfléchie est ferrugineuse. Le dessous du corps noir, avec les derniers segments de l’abdomen ferrugineux en arrière. Pattes et prolongement des hanches postérieures ferrugineux.
Cet insecte à la plus grande analogie avec l'Uliginosus , cependant il doit en être séparé; la forme est différente, il est beaucoup plus convexe, et ses élytres sont légèrement dilatées au delà du milieu.
Je n’ai vu que deux individus de cette espèce; ils appartiennent tous deux à M: Reiche, qui a bien voulu m’en sacrifier un. J’ignore sa patrie, qui est cependant bien certainement PEurope. Il pourrait bien avoir été pris aux environs de Lille, où M. Reiche a considérablement récolté d’HÆydrocanthares.