Tome VI
402 NOTERUS. ; ; sommet qu’à la base, l'angle antérieur externe relevé en pointe … assez aiguë; le sixième beaucoup plus court, dilaté extérieurement; les quatre suivants plus courts et is étroits que le sixième, à peu près égaux entre eux ; le dernier très-petit et coupé obliquement en dehors ; le cinquième et le sixième forment entre eux un coude assez sensible; celles des femelles presque subuliformes, le septième article un peu plus fort que les autres. Corselet testacé, légèrement rembruni en avant et tout le long du bord postérieur ; il présente souvent aussi une tache sombre au milieu du disque ; il est deux fois et demie aussi large que long, largement échancré en avant, où il est plus étroit, sinueux à la base, le milieu se prolongeant en pointe sur les élytres, assez arrondi sur les côtés qui ne sont pas rebordés ; les angles antérieurs assez saillants et aigus, les postérieurs droits et nullement émoussés ; il présente un sillon très-étroit qui occupe les bords antérieur et latéraux; sur les côtés, ce sillon est plus éloigné du bord externe en avant qu’en arrière. Élytres ovalaires, un peu obconiques, de la largeur du corselet en avant, se rétrécissant ensuite insensiblement jusqu'à l’extrémité, où elles sont arrondies, d’un brun assez clair , et très-légèrement irisées, presque lisses et à peine marquées de quelques points très-petits, rares, écartés, et vaguement disposés en lignes longitudinales irrégulières; la portion réfléchie testacée. Dessous du corps d’un brun ferrugineux tres-foncé. Les pattes ferrugineuses ; les quatre cuisses antérieures et intermédiaires des mâles rembrunies à
leur extrémité.
Il tient le milieu entre le Crassicornis et le Sparsus. Sa taille le rapproche du dernier et la forme de ses antennes du premier , et il diffère de l’un et de l’autre par les points des élytres qui sont très-petits et à peine sensibles. Les antennes ont quelque analogie avec celles du Crassicornis, mais elles sont relativement plus courtes, plus dilatées au milieu; le cinquième article est beaucoup plus large, avec l'angle antérieur beaucoup plus saillant; le dernier est aussi plus petit et fortement tronqué obliquement en dehors.
HYDROCANTHUS. 403 Ce Noterus habite les contrées les plus méridionales de l'Europe et le nord de l'Afrique.
XVII HYDROCANTHUS. Say.
Norerus. Laporte, Brullé.
Palporum labialium articulo ultimo reliquis majore, compresso , am pliato, integro; prosterno deplanato, postice recte truncato; pedibus posticis unguiculis duobus æqualibus , mobilibus.
Corps ovalaire, un peu obconique. Antennes subuliformes, à peine plus larges à l'extrémité, semblables dans les deux sexes. Labre et épistome coupés presque carrément. Menton trilobé, le lobe du milieu très-court, très-légèrement échancré au milieu et à peine bifide. Mandibules et mâchoires..….…. Les trois premiers articles des palpes maxillaires courts, égaux entre eux, le dernier le plus long de tous. Languette.…... Les deux premiers articles des palpes labiaux très-courts, le dernier très-large, sécuriforme, tronqué obliquement à son sommet, entier ou très-légèrement et très-peu profondément échancré. Prosternum droit, très-large en avant, où il est coupé carrément, Écusson invisible. Élytres ovalaires, semblables dans les deux sexes. Les jambes de devant armées à l’extrémité d’un très-fort éperon recourbé. Les trois premiers articles des tarses antérieurs et intermédiaires des mâles peu dilatés et garnis de petites cupules, le premier beaucoup plus grand et plus fort que les deux autres. Les pattes postérieures larges, comprimées ; leurs tarses ciliés et terminés par deux crochets égaux et mobiles. Le prolongenent des hanches postérieurés large, assez long, coupé obliquement en dedans et terminé en pointe, j
Les insectes qui composent ce genre sont peu nombreux et tons étrangers à l’Europe. Nous n'en connaissons que sept es-
404 | HY DAOCANTHUS.
pèces : quatre propres à l'Amérique, deux qui habitent l'Afrique , et enfin une autre qui se trouve aux Indes orientales. Ce geure est à peine différent des Noterus; il ne s’en distingue que par ses palpes labiaux, plus largement dilatés et presque toujours sans échancrure, et par l'extrémité postérieure du prosternum qui est très-large et coupée carrément, tandis que cette même pièce dans les Voterus, est arrondie en forme de spatule. Ces différences sont si peu essentielles, qu'il serait peut-être raisonnable de réunir les espèces de ce genre aux véritables Noterus, dont, äu reste, ils ont tout à fait le facies. Le genre Hydrocanthus à été créé par Say dans les Transact, of the Amer. philos. soc. of Philad., sur un insecte de l'Amérique du Nord qu’il nomma Hydrocanthus Iricolor.