‹ Species général des Hydrocanthares et GyriniensChapitre 307 sur 528 · HyPHIDRUS VARIEGATUS · texte numérisé non relu

HyPHIDRUS VARIEGATUS

Ovatus, brevis, crassus, supra conveæiusculus , dense irregulariter | ; punctatus , rufo-testaceus; capite postice nigricante; thorace, præter w A marginem anticum leviter infuscatum,macula gemina ad basin nigro- 2 notato , lateribus obliquis; elytris basi, sutura, fascia laciniato- A

sinuata valde irregulari, macula postica , alterisque externis, nigro-

ornatis, apice rotundatis, stria suturali impressa. À

Mas : nitidulus. Femina : vix punctulata, opaca. Hyphidrus Variegatus. Aus. Iconog. v. p. 372. pl. 42. «

fig. 4. ° Es

Long. 4 + millim. Larg. 3 millim. ;

Ovale, court, épais et médiocrement convexe en dessus. Tête testacée, avec une large tache noire, échancrée en avant «« sur le vertex; elle est très-finement ponctuée, et marquée de | chaque côté, entre les yeux et un peu en avant, d’une petite dépression irrégulière et à peine sentie; le bord antérieur assez fortement rebordé; antennes et palpes testacés. Corselet de la couleur de la tête, avec une tache noire largement bilobée, au milieu du bord postérieur ; il est un peu moins de deux fois et demie aussi large que long, largement échancré en avant, où il est plus étroit, sinueux à la base, dont les côtés sont coupés obliquement et le milieu prolongé en pointe mousse sur les élytres; les bords latéraux rectilignes, obliques et légèrement rebordés ; les angles antérieurs assez saillants et aigus, les postérieurs également un peu aigus; il est irrégulièrement couvert de points inégaux, assez forts et serrés, Élytres ovalaires, fortement élargies au milieu, arrondies à l'extrémité, aussi larges en avant que la base du corselet , et formant, à leur point de réunion avec lui, un angle rentrant excessivement ouvert et à peine sensible ;

HYPHIDRUS, 467

elles sont testacées, avec la partie interne de la base, la suture, une très-large tache discoïdale, très-irrégulièrement sinueuse et laciniée, et quatre autres petites taches le long du bord externe, d’un noir de poix; la tache discoïdale, très-souvent isolée et quelquefois réunie à la suture dans une petite étendue, est très-irrégulière et represente assez confusément deux bandes transversales et une tache postérieure réunies ensemble par quelques points de leur surface; les quatre petites taches externes sont ainsi disposées : une arrondie, dans la région de l'épaule; une autre un peu avant le milieu et souvent réunie à la division antérieure de la grande tache discoïdale; la troisième également linéaire et située un peu au delà du milieu, très-souvent isolée, mais aussi quelquefois réunie à la seconde division de la grande tache; enfin la quatrième est placée tout à fait à l’extrémité; la suture s’élargit un peu au milieu dans le point où elle est quelquefois unie à la tache discoïdale et en arrière, tout à fait à l’extrémité, envoie de chaque côté un petit filet oblique qui va rejoindre la partie externe de la tache apicale, et laisse entre elle et cette tache un petit espace testacé; toutes ces taches sont assez confuses chez les mâles, mais très-distinctes et exactement limitées dans les femelles; elles sont couvertes de points très-forts et peu serrés, entremélés d’autres points plus fins, et présentent, en outre, le long de la suture, une ligne assez fortement enfoncée; cette ligne suit la suture dans toute son étendue, et tout à fait à l’extrémité se rejette en dehors pour accompagner le petit filet noir oblique; elles offrent encore quelques poils rares sortant de petits points enfoncés placés en arrière le long du bord externe; la portion réfléchie, le dessous du corps et les pattes d’un testacé ferrugineux.

Les femelles sont plus pâles, à peine ponctuées et ternes.

Il habite les contrées méridionales de l’Europe et le nord de l'Afrique.

468 à HYDROPORUS.

XXII HYDROPORUS. Clairville.

Dyriscus. Linné, Fabricius. Hyraiprus. Jliger, Gyllenhal. Hycrorus. Stephens.

Antennis setaceis ; palporum articulo ultimo reliquis longiore; prosterno postice àcuto; pedibus posticis unguiculis duobus æqualibus mobilibus ; tarsorum anticofum et intermediorum articulis tribus

prümis latitudinis longitudine.

Corps ovalaire et déprimé, ou ovoide, raccourci et trèsconvexe. Anténnes sétacées, Les troisième et quatrième articles souvent plus courts que les autres. Labre plus ou moins échancré et cilié. Épistome peu échancré ou coupé presque carrément, et quelquefois caché par le front qui s’avance antérieurement en une carène demi-circulaire. (Hyd. Inæqualis, Reticulatus, etc.) Menton trilobé, le lobe du milieu très-petit et entier. Mandibules bidentées. Mâchoires très-aiguës et ci< liées en dedans. Les trois premiers articles des palpes maxillaires courts, le dernier, le plus long de tous, fusiforme (1). Prosternum légèrement comprimé et terminé en pointe. Les trois premiers articles des tarses antérieurs et intermédiaires aussi larges que longs, ou à peine plus longs, garnis de petites brosses soyeuses dans les deux sexes; le quatrième très-petit, caché dans l’échancrure du troisième et très-difficilement perceptible; le dernier assez long et à peine engagé dans l’échancrure du troisième. Les pattes postérieures longues, grêèles, un peu comprimées, ciliées et terminées par deux crochets égaux et mobiles.

(x) Tous les Hydroporus que j'ai examinés ayant la tête marquée, entre les yeux et un peu en avant, d’une petite impression plus ou moins sentie , je négligerai de rappeler ce dernier caractère dans la description de chaque espèce.

HYDROPORUS. 169

Ce genre, comme nous l'avons indiqué plus bas, a été créé par Clairville et maintenu par Latreille. Depuis lors M. Stéphens, dans ses Z{lustrations of British entomology, crut devoir établir un nouveau genre qu’il nomma Hygrotus, et qu'il basa sur la forme raccourcie et très-convexe du corps, le dernier article des palpes un peu plus renflé et terminé en pointe , et enfin sur les troisième et quatrième articles des antennes plus courts que les autres. Les deux derniers caractères se représentant dans un assez grand nombre d’autres espèces, la forme plus ou moins convexe n’est plus suffisante pour motiver la création d’un nouveau genre;saussi nous en tiendrons-nous à la division de Latreille. x

Les Hydroporus sont, comme les Hyphidrus, des insectes de

petite taille, et se rencontrent aussi sur tous les points du

globe.

a. Téte rebordée en avant.

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