‹ Species général des Hydrocanthares et GyriniensChapitre 32 sur 528 · II. CNEMIDOTUS. Zliger · texte numérisé non relu

II. CNEMIDOTUS. Zliger

Dyriscus. Duftschmid. Hawiprus. Latreille. Horrirus. Clairville. Cnemiporus. J{liger ,;' Erichson , Brullé.

Palporum maxillarium articulo ultimo reliquis majore; coxorum pos-

ticorum appendice laminato, postice denticulato.

Corps court, ovale, arrondi et très-convexe. Tétestrès-petite et étroite. Antennes inserées dans une petite cavité du front, au-devant des yeux; le premier article très-petit et presque entièrement logé dans la petite cavité. Épistome étroit, allongé, coupe carrément, légèrement comprimé latéralement , ainsi que le labre qui est fort petit et arrondi , à peiné échancré et garni de cils. Menton trilobé; tous les lobes très-petits, celui du* milieu aussi saillant que les autres et entier. Les trois premiers articles des. palpes maxillaires courts et gros ; le troisième un

CNEMIDOTUS. 35

peu plus long que les autres; le quatrième une fois et demie aussi long que le troisième, conique et pointu. Les trois articles des palpes labiaux presque égaux entre eux, le dernier cependant un peu plus long que les autres. Prosternum arqué, élargi, aplati et terminé carrément en arrière, très-légèrement échancré dans son milieu. Corselet très-court, rétréci en avant et prolongé en pointe en arrière. Écusson invisible. Élytres arrondies, courtes, sinueuses à leur extrémité, couvertes dé stries de gros points fortement enfoncés. Le prolongement lamelleux des hanches postérieures arrondi et garni d’une petite dent très-mousse. Les truis premiers articles des tarses anté: rieurs légèrement dilatés et garnis' de petites brosses dans les mâles. Les quatre premiers articles de tous les tarses presque égaux, le premier cependant un peu plus grand , le cinquième le plus long de tous. Deux crochets égaux et mobiles terminent toutes-les pattes.

Ce genre a la plus grande analogie avec le précédent, dont il a été séparé avec raison par M. Erichson, dans son Gerera Dyticeorum. Il en diffère essentiellement par sa forme générale qui est moins ovalaire, par ses palpes maxillaires, dont le dernier article est le plus long de tous, et par un petit prolongement épineux aux hanches postérieures. Les insectes qui composent ce genre ont la même manière de vivre que les Haliples L'on n’en connaît encore que trois espèces, deux propres à l’Europe, et la troisième à l Amérique du Nord.

Cnemiporus CoEsus.

Rotundato-ovatus, testaceo-cinereus ; thorace antice minutis , postice majoribus punctis impresso; elÿtris striato-punctais, punctis valde impressis nigris, interstitis lœvibus.

Dyuscus Cœsus. Durr. Faun. Aust. 1. 284. 47.

Dytiscus Impressus. PANz. Faun. Germ. XiV. 7. # Haliplus Cœsus. GyL. Ins. Suec. 1v. 394.

Haliplus Quadrimaculatus. Drar. Ann. gén. des sc. ph. xv.

36 CNEMIDOTUS.

Cnemidotus Cæœsus. Ericas. Xäf. der Mark Brand. 1. 189.

Long. 3 + millim. Larg. 2 + ; millim,

Ovale-arrondi, d’un tesfacé tirant sur le gris. Tête oblongue, finement ponctuée et légèrement rembrunie sur le vertex et vers la bouche; antennes et palpes testacées. Corselet deux fois aussi large que long, échancré en avant, où il est plus étroit, sinueux à la base, dont les côtés sont coupés obliquement et le milieu prolongé en pointe sur les élytres ; les bords latéraux rectilignes et obliques ; les angles antérieurs aigus et fortement abaissés, les postérieurs également aigus; il est couvert, en avant et sur les côtés, de points enfoncés assez forts et disposés sans ordre, et offre, en arrière, un sillon assez large qui suit les sinuosités de la base, et au fond duquel existe une rangée transversale de très-gros points noirs; il présente ,*en outre, de chaque côté au-devant de ce sillon, et au tiers environ de la largeur de la base, un autre point analogue souvent placé sur une petite tache arrondie noirâtre. Élytres d’un grisverdâtre, ovalaires, dilatées vers les épaules et au milieu, se rétrécissant ensuite en s’arrondissant jusqu’à l’extrémité qui est coupée un peu obliquement et terminée en pointe mousse; peu convexes et légèrement déprimées sur la suture et vers la base ; elles sont marquées de dix stries de gros points noirs fortement enfoncés, ‘et d'autant plus gros qu'ils sont plus antérieurs; ces stries prennent naissance en arrière d’une ligne transversale de six autres points enfoncés beaucoup. plus gros , placée tout à fait en avant le long de la base; les intervalles sont lisses ; elles offrent, en outre, quatre taches sombres très-mal dessinées et ainsi disposées : une sur le milieu, au tiers antérieur environ de la longueur de l’élytre; une autre vers la moitié et sur le côté externe; une troisième en dedans de celleci et très-près de la suture, à laquelle elle est souvent RE enfin la quatrième est placée un peu au delà du tiers posté? rieur de l'élytre, et sur le même plan vertical que la première; souvent une ou deux de ces taches disparaissent; la suture est

: CNEMIDOTUS. E y] également rembrunie ; la portion réfléchie, le dessous du corps et les pattes testacés; prolongement dés hanches postérieures très-large, couvrant presque ‘entièrement l’abdomen et terminé par une très-petite pointe.

Il habite presque toute l'Europe, préférant cependant les contrées méridionales; il se retgouve aussi sur les côtes de Barbarie.

Page 1