‹ Species général des Hydrocanthares et GyriniensChapitre 6 sur 528 · DES · texte numérisé non relu

DES

HYDROCANTHARES

ET

GYRINIENS.

— ii Q ——

HYDROCANTHARES.

Lxs hydrocanthares sont des insectes carnassiers aquatiques, qui offrent les caractères suivants :

Corps ordinairement ovalaire et déprimé, quelquefois cependant presque globuleux. Tête petite, en partie recouverte par le corselet. Antennes sétacées ou filiformes, composées de onze articles. Labre petit, court, généralement échancré et garni de poils. Menton trilobé, le lobe du milieu souvent échancré. Palpes au nombre de six; les maxillaires externes composés de quatre articles, les internes de deux, et les labiaux de trois. Languette légèrement élargie à son extrémité et coupée presque carrément. Mandibules courtes, très-robustes et dentées à l’extrémité. Mâchoires très-aiguës, arquées et ciliées intérieurement. Corselet plus large que long, généralement prolongé en pointe en arrière, recouvrant quelquefois l'écusson, qui alors est invisible. Élytres larges, recouvrant entièrement l'abdomen, quelquefois sillonnées ou chagrinées dans les femelles. Ailes

constantes. Prosternum très-prolongé en arrière. Hanches pos- Tome V1. I

2 HALIPLIDES.

térieures soudées aux pièces sternales, offrant en arrière et sur la ligne médiane un prolongement plus ou moins considérable (metasternum de quelques auteurs). Pattes antérieures et moyennes très-rapprochées; les postérieures généralement longues, larges, aplaties, disposées pour la natation et ne pouvant se mouvoir que latéralement. Tarses de cinq articles; dans quelques genres les antérieurs et intermédiaires paraissent au premier coup d'œil n'être que quadriarticulés, le quatrième article étant très-petit et caché dans l’échancrure du troisième; les antérieurs et souvent les intermédiaires en partie garnis de petites cupules pétiolées.

Ces insectes ont la plus grande analogie avec les Carabiques ; leur organisation est, à très-peu de chose’ près, la même, et les modifications que la nature y a apportées, sont dues à la différence de milieu dans lequel ils sont destinés à vivre.

‘Linné et les auteurs anciens avaient réuni tous les insectes de cette famille dans le genre Dytiscus. Depuis et presque à la même époque, Fabricius et Illiger créèrent les deux nouveaux genres Hydrachna et Cnemidotus. Mais dans ces temps modernes l’ancien genre Dytiscus a été entièrement démembré

par les travaux de Latreille, Clairville, Leach et plusieurs:

autres entomologistes qui ont peut-être poussé un peu loin leurs divisions génériques.

Pour faciliter l'étude de cette famille, j’établirai trois tribus dont les caractères sont exprimés dans le tableau suivant :

‘en grande partie recouvert par les hanches postérieures . . . Haliplides.

| entièrement découvert , . . , . Dytiscides, Quatre articles seuiement apparents aux tarses anté- Ds ei inlermédiaires … ...:. 7. in 0e au".

Cinq articles à tous | les tarses ; abdomen |

R 'ydroporides.

” HALIPLIDES.

Cette tribu se distingue de toutes les autres de cette famille par la forme générale des insectes qui la composent ; ils sont

ne

HÂLÉPLUS. Ci tous de petite taille, ont le corps ovalaire, convexe et recouvert de points enfoncés , ordirairement placés sans ordre sur la tête , le corselet et le dessous du corps, et disposés en stries longitudinales sur les élytres, qui sont presque toujours sinueuses et terminées en pointe à leur extrémité; ils sont privés d’écusson apparent. Mais le principal caractère qui fera toujours reconnaître un insecte de cette tribu, c’est l'énorme prolongement lamelleux des hanches postérieures qui recouvre presque entièrement les cuisses et empêche tout mouvement de haut en bas. Elle se compose de deux genres :

Dernier article des palpes maxillaires plus petit que le

pénultième. ., 51. 41. hs, piste Lure 53310 ‘'Haliplus: Dernier article des palpes maxillaires plus grand que le pénulliliMé.,e + «2 0 cf ee minrete sos mi CReRidoius

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