‹ Species général des Hydrocanthares et GyriniensChapitre 68 sur 528 · V. DYTISCUS. Zinné · texte numérisé non relu

V. DYTISCUS. Zinné

Dyiscus Linné, Fabricius, Olivier. Dvricus Geoffroy, Leach, Erichson.

Palporum articulis ultémis æqualibus ; prosterno recto ; postice rotundato;

pedibus posticis unguiculis duobus æqualibus mobilibus.

Corps légèrement déprimé et elliptique, à peine dilaté en arrière. Antennes sétacées, insérées au devant des yeux dans une petite cavité du front, le deuxième article est plus petit que les autres. Épistome coupé carrément. Labre court, transversal, échancré et cilié au milieu. Menton trilobé, le lobe du milieu beaucoup moins saillant que les autres, et bifide. Mandibules très-robustes et bidentées à leur extrémité. Mâchoires très-aiguës et ciliées en dedans. Palpes maxillaires internes de deux articles, le dernier très-long ; les externes de quatre arti-

DYTISCUS. 10) cles, le premier très-petit, les trois autres égaux, le dernier tronqué à son extrémité, Languette coupée presque carrément et ciliée. Le premier artiéle des palpes labiaux court, les deux autres égaux, le dernier tronqué(r).'Prostérnum droit et spatuliforme en arrière. Corselet court. Écusson 'très-apparent. Élytres elliptiques, lisses dans lesmâles ; et le plus souvent sillonnées dans les femelles. Le’ prolongement des hanches posterieures assez saillant et très-souvent terminé en pointe aigue. Les trois premiers articles des pattes antérieures des mäles'dilatés en une, palette arrondie, ciliée.extérieurementiet garnie en dessous de cupules très-petites en avant, et de deux autres: trèsgrandes en. arrière, d’externe beaucoup plus grande: que Vin: terne. Lesitrois premiersatticles dés pattes intermédiaires; dans le même sexe, dilatés carrément, et garhis de très-petites cu> pules qui, par leur. rapprochement, forment da:-brosse. Les pattes postérieures robustes, aplaties; les jambes garnies en dedans .de deux fortes! épines ; les tarses assez longs ;laplatis’, ciliés et terminés par deux crochets égaux et mobiles. Le dernier segment de l’abdonmien échancré dans les deux s sexes} mais beaucoup plus dans lés femelles.

Les insectes de ce genre sont de grande taille, et appartien: nent presque tous à l’Europe; quelques-uns cependant habitent l'Amérique septentrionale et quelques autres le Nord de l’Afrii que; ces derniers se. retrouvent aussi en Sicile, en Italie ot

dans le Midi de la sr Co :

a. Corselet cntiétement bordé de jaune.

I # Dyriscus Larrssimus.

Supra nigro-piceus, infra ferrugineus ; thoracis limbo vittaque ad ee trorum marginem late dilatatum , luteis; coxarum posticar um ap” pendice lato, acuminato.

(1) Tous les Dytiscus que j'ai examinés ayant la têle marquée de chaque côté, entre les yeux ‘et un peu avant, d’une impression irrégulière , et d’une autre transversale à chaque angle antériéur de lépistome; ‘je négligerar dé rappeler ce caractère dans la description de chaque espece.

10/4 DYTISCUS.

+ Mas : elytris lævibus. Femina : sulcatis.

Dytiscus Latissimus. Lin. Syst. nat: 11. 665. Fa. Syst. Eleut. 1. 257. | Ouav. Ent.an. 40. p. 9. pl. 2 fig. 8. a. b.

Sc. Syn. Ins.:11. 10.

Long. 40 millim. Larg. 25. millim.

‘Elliptique, largement dilaté au delà du milieu. Tête assez forte , moirâtre, avec le labre et l’épistome jaunes, et une tache triangulaire rougeûtre sur le front; palpes et antennes ferrugineux. Corselet de la couleur dé la tête, entièrement bordé de: jaune ; deux fois et demie aussi large que long, largement échancré en avant, où il est un peu plus étroit, coupé presque carrément en arrière; les bords latéraux presque rectilignes et un peu obliques; les angles antérieurs très-saillants et peu aigus, les postérieurs presque droits; 1l pfésente sur le milieu un sillon longitudinal très-bien marqué, et une ligne transversale:de-petits points enfoncés le long du bord antérieur. Écusson cordiforme, noirâtre. Élytres ovalaires, très-largement dilatées un peu au delà du milieu, avec le bord aplati et tranchant; elles sont noirâtres, avec une bande jaune qui suit le bord externe sans le toucher, et va se terminer en arrière tout à fait à l'extrémité ; aux sept huitièmes postérieurs environ , existe une autre bande transversale onduleuse, touchant la bande externe et la suture; elles sont marquées, dans les mâles, de trois lignes longitudinales de points enfoncés, et de quelques autres points placés irrégulièrement à l'extrémité ; dans . les femelles, elles offrent dix sillons qui vont jusqu’à la bande Jaune transversale, les quatre internes beaucoup plus étroits que les externes; la portion réfléchie est jaune. Le dessous du corps brun. Les pattes ferrugineuses ; le prolongement des hanches postérieures large, court et terminé en pointe peu aiguë. Les femelles, en outre des sillons qu’elles présentent sur les élytres, sont entièrement couvertes d’une ponctuation très-fine, qui les fait paraître ternes.

DYTISCUS. 10)

Cet insecte , le plus grand du genre, habite le Nord de l’Europe; il se trouve aussi en France, où il a été pris dans les Vosges par M. Lepaige, et aux environs d'Épernay par M. Paris.

Page 1