RÈGLE Cas 7'ebelles
Lorsqu'une maladie résiste obstinément à ses remèdes naturels , on peut conclure à la présence dans le sang d'un virus syphilitique, ou bien à la présence de parasites intestinaux ou viscéraux {vers de diverses natures) ; et dans le premier cas on donne les antiscrofuleux , aidés quelquefois de G. 5" ou A., ou aidés du Yen. à doses légères, et dans le second on essaie les vermifuges. Cette observation s'étend à toutes les nialadies sans distinction et est d'une grande importance pratique.
7* RÈGLE Cas de grand affaiblissement.
Ces cas se présentent souvent chez les femmes débilitées, nerveuses, atteintes d'affections très -diverses ou très-bizarres, où les nerfs jouent un rôle considérable et où le moral et le physique s'impressionnent mutuellement d'une façon exagérée', touchant à l'hystérie, parfois à la monomanie ou môme à la folie.
Il arrive alors que| même administrés à des doses exceptionnellement faibles (6^ 8", 10" verre), ou administrés en grains à sec, les remèdes les mieux indiqués, soit par la maladie, soit par la constitution, produisent des effets si exagérés et aggravatifs qu'il est impossible de poursuivre le traitement.
Dans plusieurs cas do ce genre on a réussi dernièrement en procédant comme suit :
On a visé tout d'abord à fortifier la malade par l'emploi du S. à une dose très-diminuée, — assez diminuée pour ne produire aucun effet aggravatif , — et il s'est
trouvé qu'au bout de quelques semaines l'amélioration s'est prononcée un peu sur tous les symptômes à la fois, et qu'en persévérant et en augmentant insensiblement le remède on est arrivé en quelques mois à la transformation la plus complète et enfin à la santé.
Dans un de ces cas (pour donner une idée des doses) on a donné 4 cuillerées à café de S. au 8' verre pendant envii'on un mois ; puis on a augmenté d'une cuillerée à café par semaine. Arrivée à la 8<= cuillerée, la malade, qui ne pouvait supporter le bruit ni la lumière , qui gardait le plus souvent le lit, ou tout au moins la chambre , s'est promenée en rue. Elle avait repris vie , gaîté, appétit; et, folle de joie, elle s'est crue assez forte pour sauter de 8 à 16 cuillerées. Aussitôt elle a fait une rechute et s'en est relevée en reprenant les 8 cuillerées. Aujourd'hui l'amélioration est telle qu'on peut bien l'appeler une résurrection.
8° RÈGLE ■Affections multiples et bizarres.
Il arrive souvent aussi que plusieurs maladies semblent se présenter simultanément : maladie du cœur, maladie des entrailles, maladie de l'estomac, maladie du foie, etc., de telle sorte qu'on ne sait plus par quel traitement les combattre toutes à la fois.
Dans ce cas il faut se souvenir que l'organisme humain n'est jamais attaqué gravement sur deux points à la fois, et que, parmi les maladies qui se présentent simultanément, il en est toujours une qui est la cause des autres.
Cotte maladie -mère, il importe de la découvrir, car, tant qu'on n'a pas su la discerner et la combattre, la réussite est impossible.
Cette maladie est peut-être l'une de celles que l'on voit; peut-être est-elle invisible et cachée dans le sang.
Si c'est l'une de celles que l'on voit, il faut questionner le malade sur les origines de son mal, car la maladie qui a causé les autres affections a dû surgir la première et doit se rattacher à sa constitution. Au pis, on peut en être réduit à questionner les remèdes par quelques essais.
Mais si l'on a affaire à une cause morbide encore cachée dans le sang, produisant un ensemble de symptômes étranges, contradictoires, bizarres, ne correspondant à aucune maladie connue et facile à nommer, on peut être assuré que l'on a affaire à la syphilis secondaire, et, tout en usant des remèdes pour mitiger certains symptômes par trop saillants, c'est contre ce virus invisible qu'il faut diriger l'effort principal du traitement.