‹ Spectacles et comédiens: à ValenciaChapitre 52 sur 88 · Parr., Miguel Jerônimo Chorrutta, 17 mars · texte numérisé non relu

Parr., Miguel Jerônimo Chorrutta, 17 mars

sur eux une petite créance de 1.500 réaux, le trésorier établira aux portes du théâtre trois hommes de confiance, deux pour le représenter, l’autre pour représenter les chefs de la troupe; ils auront le contrôle de la recette, ils mettront à part chaque jour 100 réaux castillans qui seront laissés aux comédiens pour leur subsistance, et ils placeront le surplus dans un coffre jusqu’à ce qu’y soit accumulée une somme égale à la créance”. Les procédés, quoique du même ordre, prenaient d’ordinaire une forme moins comminatoire. Tomas Fernändez, qui est débiteur de goo livres, prélèvera lui-même sur ses bénéfices quotidiens, sans l’intervention d’aucun argousin, 10 livres chaque jour; il les versera en acompte, sauf à certains jours, dix en tout, où il remettra sa recette entière, mais on ne lui installera à la porte du théâtre l’homme de confiance qu’au cas où il négligerait les versements prévus”. Toutes ces précautions n’empêchèrent sans doute pas que l'Hôpital ne fût quelquefois berné; il avait affaire à une partie qui suppléait à sa faiblesse par sa mobilité.

Tant d'avantages que l'Hôpital accorda successivement aux troupes comiques, suppression du loyer, journées de bénéfice, subventions et prêts, avaient leur contre-partie. [ls permettaient à l'Hôpital de leur imposer

1. Parr., Miguel Jerônimo Chorrutta, 6 janvier 1615 : « Que el dicho clauario pueda poner a las puertas dos hombres de su parte, y vno por los autores, para que, sacados cien reales castellanos de lo que se sacare, los quales ayan de seruir y sean para los autores [un mot effacé], lo demas para descuenta de dicho prestamo hasta en tanto que aquella sea satisfecha y pagada, y para esto ha sido pactado por ambas partes que la dicha quantitad se ponga en vna arca para que se vea la verdad de lo que se sacare, »

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