‹ Spectacles et comédiens: à ValenciaChapitre 54 sur 88 · Martinez Aloy, La Casa de la Diputactôn, p · texte numérisé non relu

Martinez Aloy, La Casa de la Diputactôn, p

composée sur la Vie el mort du saint Frère Louis. Belträn'. Le 13 novembre 1629, elle paye 100 livres royales de Valencia à Bartolomé Romero pour la comédie qu'il a jouée sur la place de la Seo, à l’occasion de l’heureuse naissance d’un Infant?. Le 26 avril 1632, elle ne verse pas moins de 44o livres à Cristobal de Avendaño « pour les trois séries de représentations et de danses qu’il a données le jour de entrée de Sa Majesté dans la présente cité, la première sur la place de la Seo, la seconde au Marché, la troisième sur la place des Prédicateurs ». En six ans, le tarif avait quintuplé; le spectacle que l’on offrait à ses invités pour 20 livres en 1602, en coûlait 100 en 1608 et dépassait ce chiffre en 1632. On conçoit qu'avec des aubaines de ce genre, les comédiens aient pu ‘égayer de quelques bombances la grisaille de leur existence.

Du jour où la municipalité de Valencia, au début du dix-septième siècle, eut mis au rancart les mystères traditionnels de la Fête-Dieu et ies eut remplacés par des pièces selon le goût du jour, on recourut pour cette représentation à la troupe comique qui à ce moment tenait la scène à la Olivera; les acteurs d'occasion furent remplacés par des acteurs professionnels. Ce fut pour ceux-ci une nouvelle source de profits, dont le retour périodique n’était pas pour leur déplaire. L’impresario

1. Arch. Ayuntamiento, Manual de Consells, à la date indiquée.

Page 1