‹ Spectacles et comédiens: à ValenciaChapitre 6 sur 88 · MON · texte numérisé non relu

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rio et son épouse Beatriz Hernandez y de Osorio; en Janvier 1582, ce sont Melchor de Leon et Mateo de Salcedo; en février 1592, ce sont le musicien Joan de Biedura et l’acteur Nicolas de los Rios', qui tour à tour, dans une collaboration dont les termes étaient quelquefois renversés, le directeur empruntant à sa troupe et celle-ci lui dictant ses conditions, résident plus ou moins longuement à Valencia, déployant leur talent mimique et récitant leur répertoire pour le divertissement de tous et leur profit particulier. Les comédiens étaient gens pauvres et défiants; par économie et par prudence, ils recouraient le moins possible aux offices des basochiens. Si pourtant dans les minutes notariales de ces années 1581 et 1582 un si grand nombre d’entre eux règlent leurs différends ou confessent leurs misères, combien d’autres y en avait-il qui coulaient dans la même cité une existence sinon dorée du moins exempte de tracas judiciaires ? Pareille affluence frappa les contemporains. Dans la multiplication des troupes comiques, dans la curiosité du public à leur égard, une force nouvelle se manifestait. Il s'agissait maintenant de l’organiser et de l’exploiter. Ce fut PHôpital qui s’en chargea. Les fondations charitables avaient été à Valencia nombreuses et précoces. Mais leur abondance même entraîna des inconvénients; elles se nuisaient les unes aux autres et dilapidaient leurs ressources à ne les point mettre en commun. On entreprit donc, vers 1485, en ce qui concerne les hôpitaux, la même tâche que l’on devait accomplir quinze années plus tard en ce qui concerne les établissements d'enseignement. On substitua

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