EVE
vantes, Lope de Vega, Vélez de Guevara Pont loué en termes qui sortent de la banalité coutumière. A l’encontre des doctes, les comédiens et le public l’auraientils dédaigné? Ce serait une erreur de le croire. Il a vu lui aussi jouer et applaudir ses pièces. Tomäs Fernändez de Cabredo notamment s’était rendu acquéreur de plusieurs d’entreelles, et, en octobre 1627, il les avait apportées dans ses bagages à Valencia. Les titres nous en sont inconnus, mais, les biens de l’acteur ayant été inventoriés le 2 octobre, mention est faite de « quarante-trois comédies de Lope, de Mescua et autres auteurs” ».
Lope et Amescua se retrouvent associés dans la liste des comédies saisies le 14 juin 1628 aux mains de Jer6mino Amella; au second comme au premier, on fait les honneurs d’une rubrique spéciale, mais à côté d’eux on inscrit d’autres auteurs célèbres, que l’on place en vedette dans la marge, comme s’il s’agissait non d’un inventaire notarié, mais d’une réclame sensationnelle. Les erreurs abondent dans ce document et en les relevant on se prend presque à regretter que par une exception unique un nom d’auteur soit associé 1ci au titre de la pièce : les clercs de notaire, même à Valencia, n'étaient pas grands clercs en littérature dramatique. Lisons leur grimoire avec la prudence convenable”.
1. Hosp. Protocolum Franc. Eleazari Jusep, 1627. «... Item quaranta tres comedies de Lope, Mescua y altres autors. »
2. J'ai déjà inséré ce document dans le Bulletin hispanique, VII, 378. Je le réédite ici, mais en le complétant et en le corrigeant. Le présent ouvrage était en cours d'impression, lorsque M. Antonio Restori a publié dans Serittt varit in onore di Rodolfo Renter, Torino, Bocca, 1912, un savant article où il étudie notre liste avec toutes les ressources de son inépuisable érudition. C’est pour moi un honneur de me rencontrer avec lui sur presque tous les points.
De nc
De Lope : Primo La hermosa florinda..
Los nuevos Martires de Argel.....
Edtesclavu dé SAIT ETES 1. Lope de Vega.
Ba \COrOn GE HINITEZ AN EEE — 2 El desdén vengado j x DO DIeTO dERNOCRE RE NN. Rojas Zorrilla.
ET platicante de amor. ...........
Siempre ayuda la verdad......... Tirso de Molina. Don Gonzalo de Cérdoba......... Lope de Vega #. OSHPES CONS JUS Nr ne ne Lo que pasa en una tarde......... — S La industria contra el poder...... Calderôn 6. El caballero de CristoT...........
AIRES QUE SEICSES rate ee Le Alarcôn.
Los celos por la alabansa Quien mucho vive...... ..
1. Cf. Restori, Collezione di Lope de Vega Carpio, Livorno, 1891. p- 30. Le ms. donne Arja, au lieu de hrjo.
2. Un ms. de cette pièce, qui passe pour autographe, est conservé dans les archives du marquis de Astorga. Il est daté du 23 décembre 1633. (Catalogo de las piezas.. de la B. N., w 716.) Or, dès juin 1628, La Corona de Hungriä était aux mains de Amella. Il faut en conclure ou bien que Lope s’est amusé à recopier lui-même une
pièce déjà ancienne (hypothèse peu vraisemblable), ou bien que la date a été ajoutée après coup à un original déjà vieux de plusieurs années, ou bien que le ms. du marquis se pare indûment de la qualification d’autographe.
3. Le ms. autographe de Lope (B. N. M.) est daté du 9 septembre 1617. La pièce paraît avoir tenu solidement le répertoire, Le 21 mars 1022, la représentation en était autorisée à Lisbonne.
4. Connue aussi sous le titre de : La Nueva victorta de D. Gonzalo de Crdoba; c’est ainsi qu'est intitulé le ms. autographe, daté du 8 octobre 1622. (Catalogo de las piesas..… de la B. N., n° 2409,.)
5. Ms. autographe daté du 22 novembre 1617. (Catälogo de las piezas.… de la B. N., n° 1772.)