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En seconde lii^ne .
PLANCHE XXVIIL
HYDROGÈNE PIIOSPHORÉ.
Si, dans la préparation de l'hydrogène, on ajoute au mélange de zinc et d'eau acidulée une trace de phosphore soit ordinaire soit amorphe, la partie centrale de la flamme du gaz qui se dégage acquiert une belle teinte verte et offre l'aspect d'un cône lumineux bien défini possédant un spectre a bandes brillantes. On obtient le même résultat en faisant passer de l'hydrogène pur sur des fragments de phosphore ordinaire. La quantité de phosphore entraînée est très-faible; il faut même qu'il en soit ainsi pour la production d'une flamme transparente et d'un beau vert; car, si l'on mêle avec le zinc et l'eau acidulée une quantité notable de phosphore, la flamme devient blanchâtre et livide, les bandes perdent beaucoup de leur netteté et un éclairage continu envahit le spectre.
Pour obtenir un beau spectre, il est bon que l'orifice de l'ajutage par où s'échappe le gaz ne soit pas trop petit.
Le spectre de l'hydrogène chargé de phos])liore est connu depuis longtemps, mais d'importants perfectionnements dans
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la manière de le produire ont clé récemment imaginés par M. Salet [*). Ce savant emploie les deux procédés suivants : 1° il projette la flamme pliosphorée sur une surface plane, verticale, maintenue constamment propre et froide au moyen d'une mince nappe d'eau courante. La coloration verte se produit surtout au voisinage de la couclie d'eau; en dirigeant donc la fente du spectroscope parallèlement à cette couche, on obtient une lumière assez vive ; 2" au niveau du bas de la flamme il établit un manchon, laissant autour de l'orifice de sortie du gaz un espace annulaire par où s'échappe verticalement de bas en haut le courant d'air d'une soufflerie. Ainsi refroidie, la flamme est vivement colorée. Ce second procédé surtout est vraiment excellent.
Les appareds de M. Salet ne renforcent pas seulement l'éclat général du spectre , mais ils altèrent les intensités relatives des bandes. La plus importante de ces modifications consiste en un renforcement très- considérable de la bande rouge ^97, o3, qui devient vive de presque invisible qu'elle était en l'absence du refroidissement artificiel de la flamme. Les autres changements sont moins importants; on voit cependant la bande 7109,08 devenir un peu plus vive que la bande /3 129,00. En résumé, on peut dire que le refroidissement de la flamme augmente l'éclat relatif des bandes les moins réfrangibles.
Afin de donner la meilleure idée possible des apparences un peu diverses que prend le présent spectre, je me suis placé dans des conditions intermédiaires entre une flamme complètement Ubre et une flamme entourée d'un vif courant d'air ascendant. Dans la description suivante, j'indiquerai le sens des altérations que les bandes subissent lorsqu'on s'écarte de ces conditions moyennes. En vue d'obtenir une lumière suffisamment intense, j'ai ouvert la fente un peu plus que de coutume, ce qui élargit un peu les bandes.
(') Annales, de Chimie et de Physique, janvier 187:!