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IX. — ÉTINCELLE ET SELS FONDUS

Je maintiens la substance en fusion (en particulier les sels alcalins) sur la boucle d'un fil de platine; elle donne alors, sous l'action d'une courte étincelle, un petit point brillant dont le spectre est généralement plus vif et plus riche en raies que celui des dissolutions.

Afin de ne pas compliquer les recherches courantes, on ncut laisser de côté ce procédé, d'ailleurs excellent; aussi les deux spectres de sels alcalins [Pl. V) reproduits en l em-

MÉTAUX. li) ployant ont-ils surtout pour but de faire connaître certaines raies de R et Na qui se montrent avec les solutions lorsque l'étincelle attaque le verre (p. i6 et PL V, 2'= spectre) ou par renversement des pôles (p. ly).

La substance doit être plutôt pâteuse que très-fluide; le chalumeau à travailler le verre permet de chauffer régulièrement, ce qui est une condition indispensable à la stabilité de l'étincelle. On accroît encore l'immobilité du flux électrique en plaçant le fil extérieur (positif) légèrement plus bas que h\ perle fondue (négative).

Les bandes violettes propres au pôle négatif (/»/. /, 2.^ spectre) gênent parfois l'observation de certaines raies faibles. Avec de l'habitude, on évite cet inconvénient (négligeable du reste dans les recherches ordinaires) en rendant la perle positive (*) et en dirigeant convenablement le jet du chalumeau. On dégage souvent les raies métalliques de celles de l'air (pôle négatif) en ralentissant les oscillations de l'interrupteur (p. 14).

Avec les sels fondus, la raie rouge de l'hydrogène (>.=656,2) est toujours bien marquée, ce qui est dû àïeau contenue dans les produits de la flamme du chalumeau.

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