‹ Spectres lumineuxChapitre 36 sur 113 · GAZ. - PLANCHE UI · texte numérisé non relu

GAZ. - PLANCHE UI

Les raies les plus caractéristiques de i.' Étincelle trèscourte et solution de H Cl sont :

En première ligne Cl « 124,00

( Cl 7 116,80

En seconde ligne < ( ^ 1 1 29 , 1 8

Nota. — Les raies /3 83,72 et e 141,75 (dues à l'hydrogène) ne peuvent être citées comme caractéristiques du présent spectre, en ce sens qu'elles apparaissent avec toutes les solutions acpieuses.

PLANCHE in.

FLAMME BLEUE DU GAZ d'ÉCLAIRAGE.

Ce spectre, propre àla partie intérieure et bleue des flammes carbonées (gaz d'éclairage, bougies, essence de pétrole, etc.), s'obtient brillamment avec le dard d'un chalumeau à gaz.

Le présent dessin a été fait avec une fente peu étroite, ce qui a légèrement grossi les raies.

OBSERV

Env. com.

OBSERVATIONS

Com. d'une bande T-N, surtout à D où elle se perd vers 100 Dégradée de G à D. i?" ou T-F. On ne la voit bien qu'avec Je chalumeau et une fente un peu large {-voir les remarques qui suivent la présente description ). L à G sur M.

Un peu N. A B marquée. Commence une bande portant plusieurs raies et dégradée depuis la raie 108, 25 jusque vers 117 1/2 où elle se perd vaguement. Avec une bonne soufllcrie, cette bande dépasse un peu -/ i /|9,oo-i 52,95 et même li 180,62; sans soufllerie, on obtient les rapports d'intensité représentés par le dessin.

Un peu N. Fac visible. Sensiblement moins forte que 108 aS Au moins A marquée. '

Un peu N. A F. Notablement plus F que 109,90. L trop forte.

Un peu N. F. Peu distincte du fond de la bande. Au moins A marquée.

OBSERV

Env.

Env.com. de

la bande.

Fia de la

bande.

Env. com.

Env. milieu.

Env. fin.

OBSERVATIONS

Un peu N. A peu près E avec une fente fine. Forte. L'espai , situé entre cette raie et 1 'i8,o5 est moins éclairé que celui qui sépare i28,o5 de 129,75.

Un peu N. A forte, mais notablement moins que i26,5o. L à D sur A. Liée à droite avec le fond lumineux de la bande, do] elle commence le principal dégradé, lequel est beaucou; plus vif que celui de la bande 3 et se perd à i33 i/3 env

N. Peu distincte du fond éclairé.

Nota. — Il ne devrait pas y avoir d'apparences de raies à 1311/4. et 132 1/5.

E ou à peine un peu N. AB marquée. L plus F et un peu moins N que S ioS,25. (J'ai donné au présent groupe la Ictti e •/, parce qu'il est plus apparent dans son ensemble quile groupe io8,a5-i i2,7<'-) Séparée du reste de la bande pai un petit espace peu. éclairé.

Com. A net d'une bande possédant une intensité sensiblemem uniforme jusqu'à son bord D. En réalité, cette bande parait composée de trois raies (') qui se confondent dans les conditions expérimentales actuelles; elle est AB marquée, m:i' de ton légèrement moins intense que la raie i49,oo.

Bord D assez net, accompagné d'un F dégradé qui s'éleini wrs i55. Le dégradé, L trop marqué à sa G, ne s'étend pas tout à fait assez loin à D.

Bande IV. Un peu plus indécise à G qu'à D. lAmodért L à D sur X

N. Large de i ou i i/4 div. A forte. L à D sur )..

Avec un fort dard de chalumeau, j'ai aperçu vers 1^2 une bande TN, TF large de 2 à 3 divisions.

Les RAIES LES PLUS CARACTÉRISTIQUES DE LA Flamme bleue du gaz d'éclairage sowt :

a T 26,50 et la bande dégradée à D qui l'accompagne.

7 1 49,00- 1 52 ,95 (ensemble du groupe) . ^ 108,25 ( et bande à sa D) surtout si l'on emploie une soufflerie.

En première ligne .

En seconde ligne .

(') La première raie est centrée sur 1 49,75 à .49,80; la deuxième sensiblement au milieu de la bande; la troisième à i52,85 environ.

GAZ. - PLANCHE m. 43

Quand on charge le gaz de quantités notables d'acide chlorhydrique, la flamme se raccourcit et le noyau intérieur acquiert de l'éclat, tout en prenant une teinte d'un vert bleu ; son spectre, très-brillant alors, est identique avec celui du carbone [Pl. III, i^'' spectre) ; les intensités relatives des raies ont seules changé. Le renforcement porte sur les radiations les moins réfrangibles, d'où couleur plus verte de la flamme. Aucune raie n'est attribuable au HCl. On obtient du reste le même résultat en chargeant le gaz de Br, de CO^, de vapeur d'eau, ou simplement d'une c[uantité d'air commun aussi grande que possible. Les flammes ainsi produites sont courtes, leurs noyaux d'un vert bleu et leurs spectres (offrant la même composition que celui du gaz chargé de HCl) ont leurs bandes classées comme suit, en commençant par la plus forte .

1° Bande verte i2.6,5o (raie de G).

2° Bande verte io8,25 (raie de G).

3° Bande bleue 149,00 (raie de G).

4° Raie Aaolette 180,62.

5° Bande rouge 91 ,33 (environs du bord G). On

peut déjà compter 4 raies sur cette bande. 6° Bande violette 175,50.

En résumé, l'effet produit est comparable à ce que l'on pourrait attendre a priori d'un simple refroidissement du gaz incandescent, et c'est à cette cause qu'il me paraît devoir être attribué. C'est du reste une règle générale ( dont nous rencontrerons de nombreux exemples dans le cours du présent travail) que l'élévation de la température est accompagnée d'une augmentation dans l'éclat relatif des radiations les plus réfrangibles (p. 10 ; P/. F, spectre; Pl. XII, i"' spectre ; Pl. XIV, i^'" spectre; Pl. XVII, 1" spectre; Pl. XVIII, 2^ spectre; Pl. XXVIII, i" spectre, etc.)

Bien que fournissant uniquement le spectre du carbone, les diverses flammes susdésignées n'offrent pas à l'œil nu exactement le même aspect ; ainsi la présence de H Cl permet à la

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flamme d'acquérir la teinte verte pour un raccourcissemenl moins grand qu'avec un excès d'air ordinaire. La flamme est encore plus facilement verdie par le brome et prend une teinte livide d'un jaune vert dès que ce métalloïde y existe un peu abondamment L'acide iodhydrique rend la flamme d'un beau jaune lorsque l'hydracide est en quantité notable; avec moins de HT, l'extérieur de la flamme est très-livide, verdâtre et donne alors un spectre particulier composé de bandes dégradées de D à G occupant le vert et le bleu ( ' )

PLANCHE IIL

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