PLOMB MÉTALLIQUE. — ÉTINCELLE
On obtient un spectre bien développé quand l'étincelle jaillit sur un fragment de plomb métallique. Comme on le verra plus loin, ce spectre est très-notablement modifié par l'oxydation du métal et par le condensateur (*) .
Le présent spectre a été obtenu en faisant éclater l'étincelle d'induction, non condensée, entre deux fils de plomb bien décapés.
OBSEUV.
OBSERVATIONS
E. B marquée. Persiste malgré l'oxydation des électrodes, mais non sans perdre une partie notable de son éclat. N'est 'pas sensiblement altérée par le condensateur.
E.Aforte. Disparaît complètement (ou à très-peu près) par l'oxydation du métal. Si l'on mouille de H Cl les électrodes oxydées, la raie 109,00 apparaît aussitôt, mais ne persiste pas. La présente raie se renforce considérablement par l'addition du condensateur ; elle est alors très-:forte, même avec des électrodes oxydées.
E. AFacvisible. Disparaît complètement (ou à très-peu près) par l'oxydation des électrodes. Notablement renforcée par le condensateur. Pas trop marquée.
E. AB marquée, mais ûn peu moins que £96,85. Disparaît complètement (ou à très-peu près) par l'oxydation des électrodes. Est de beaucoup renforcée par le condensateur.
E. A forte. Sensiblement moins forte que •/ toç),oo ('), et notablement plus que £96,85. Persiste malgré l'oxydation des électrodes, mais non sans perdre une partie notable de son éclat. Le condensateur ne lui fait pas subir de changements bien sensibles.
(') Les raies renforcées par le condensateur le sont aussi plus ou moinspar l'emploi de la petite bobine Gaifle.
(') Pour peu qu'il y ait oxydation des électrodes, 124,70 dépasse notablement y 109,00 en intensité, à cause du rapide afi'aiblîssement que subit alors cette dernière.
148 PLOMB. - PLANCHE XXIU.
OBSEUV.
OBSERVATIONS
E. AF. Pas trop marquée. Est de beaucoup renforcée par le condensa teiir. Celte augmentation d'éclat n'est pas seulement duo il la présence de la raie i32,oo du trait de feu {Pl.]/
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évite presque entièrement les raies du trait de feu, tout en condensant sensiblement encore rélincelle ; la raie i3'.!, 00 est alors plus marquée que 7125,80 de l'Étincelle longue, , contrairement à ce qui s'observerait si la raie du Pb n'était pas notablement renl'orcéc.
joo , 3
K Fnrtp Rpn<;îblf>mpnt nlnfi forte Que vioo 00. Persistp mil {îré l'oxydation des électrodes et ne subit alors qu'une légère diminution d'éclat. N'est que peu renforcée par le condensateur, à moins qu'il n'y ait formation du trait de feu \j L,iiy \ *• spccirc 1 CL pti" suiit; «ip|>tii iiioii ui; lu lorie laie nébuleuse ai3/i,o3 de rÉtincelle longue.
11. lAmocicree. Xj trop niarCTu66. i^eiie raie sauaiuiii un peu par l'oxydation du métal; elle est de beaucoup renforcée par le condensateur.
E. F. Cette raie s'affaiblit un peu par l'oxydation des électrodes; elle est de beaucoup renforcée par le condensateur.
E. AF. Un peu plus marquée quei8G,5o, mais sensiblement moins que 174,08. Au moins Amarquée. Cette raie s'affaiblit peu, ou point, par l'oxydation des électrodes; elle n'est pas sensiblement renforcée par le condensateur, ce qui contraste avec l'effet produit sur i74)08 et 186, 5o,
E. T-forte. Cette raie n'est pas du tout affaiblie par l'oxydation du métal; elle ne parait pas être modifiée par le condensateur.
Sous l'action des étincelles, la surface du plomb se recouvre rapidement d'oxyde; il se forme alors un spectre composé de bandes assez nettes à D et dégradées à G; en même temps, la plupart des raies étroites disparaissent ou sont affaiblies [voir description ci-dessus). Voici, à titre de simple renseignement, les positions approchées des principales de ces bandes, rangées par ordre décroissant d'intensité :
106,67 env. Bord net ou presque net, d'une bande dégradée à G just^ue vers io3 I ou io4. C'est la plus forte de toutes les bandes.
114,10 env. Bord D, net ou presque net, d'une bande dégradée à G jusque vers 1 1 1 f ou 1 12 |, et un peu moins forte que 106,67.
109,00. Bord D assez net d'une bande dégradée à G et plus F que 1 14 , lo-
99 "1 cru'. Bord D d'une bande dégradée à G.
PLOMB. - PLANCHE XXIIL 140
Le spectre des bandes est surtout visible à l'extrémité négative de l'étincelle ; mais sa hauteur dépasse celle du spectre propre à la gaine bleue du pôle négatii'(yV. 1, 2." spectre).
Les raies les plus cahactéristiques du Plomb métallique, Étincelle, sont :
En première ligne. . a soSjQS
La constance de son vif e'clat (malgré l'oxydation des électrodes, la présence ou l'absence du condensateur et la diversité des bobines) rend cette raie très-caractéristique du Pb;
En seconde ligne.
Avec une solution plombique aussi pauvre que celle du chlorure, l'étincelle donne un spectre pâle dans lequel la raie 205,95 est seule un peu distincte-.
Avec l'azotate un peu concentré, le spectre est plus brillant; il se compose de plusieurs des raies étroites du i^"" spectre de la PL XXIII et d'une image affaiblie des principales bandes ombrées. En faisant usage d'une solution moyennement concentrée, j'ai observé: