III. — L'examen des fréquences dues à la vibration de
valence de O — H montre qu'un phénomène de résonance
protonique est possible.
Des considérations d'intensité empêchent de considérer le
problème comme résolu.
IV. — Il existe, dans les phosphates étudiés, des groupements PO, H, et PO, D. Il en résulte que les courtes liaisons hydrogènes qui les lient ont une structure dissymétrique. Ces groupements se comportent comme avant la symétrie quaternaire ; les quatre liaisons aboutissant à l'atome de phosphore central sont donc équivalentes.
V. — Le spectre de translation de PO, H, NH, a été calculé à partir de ses constantes élastiques. Les fréquences obtenues sont en accord avec les résultats expérimentaux. Il résulte de ce calcul que la constante de liaison de (0 — H)...(0) a pour ordre de grandeur k; = 2,30. 101 C. G.S., ce qui conduit à penser que, même si un phénomène de résonance protonique existe, cette courte liaison hydrogène est en majeure partie de nature ionique.