SÉRUM DU SANG
lus animaux à sang chaud; clic offre aussi dans diverses conditions anormales des colorations dues à la présence des pigments du sang, de la bile et de l’urine.
L’examen du sérum présente certaines difficultés techniques, car ce liquide ne peut être examiné qu’après la coagulation du sang, lorsque les globules rouges et l’hémoglobine en ont été complètement séparés.
Chez le cheval, le plasma et le sérum se séparant spontanément des globules, et il est facile d’apprécier la coloration jaune du sérum et de l’examiner avec le spectroscope ; au contraire, chez l’homme, la séparation du sérum est plus délicate ; néanmoins elle peut être faite, soit au moyen du sang provenant d’une saignée, de l’application de ventouses, de sangsues, ou même en extrayant d’un des doigts, par une piqûre de lancette ou de plume dite vaccinostvle, quelques grammes de sang. Pour éviter que le sérum dissolve l’hémoglobine des hématies, on devra opérer la séparation à une température basse, a o°, ce qu’on obtient en maintenant le sang recueilli dans une éprouvette, au centre d’un réfrigérateur ; la disposition de cet appareil est des plus simples. Qu’on emploie des boites de bois, des cylindres de fer blanc ou de verre, ou
LUTÉINE
tle simples bocaux, il suffira do conserver l’éprouvette dans une couche de glace qui soit elle-même isolée de l’air ambiant par un corps mauvais conducteur.
Un procédé plus expéditif consiste à produire la précipitation des globules au moyen d’un appareil à force centrifuge, tel qu’on l’emploie dans la plupart des laboratoires, sorts divers modèles.
Le sérum contient, à l’état normal, un pigment particulier, qui se rapporte au groupe des lipochromcs, pigments jaunes, dont on retrouve les dérivés des matières grasses, sous des formes variées, dans l’organisme des animaux de toutes classes. Ce pigmenta ôté décrit et isolé sous le nom de lutéine et de sérum lutéine , analogue ou probablement identique à la lutéine ou ovolutéinede Thudichum.
lvrukenberg l’a extraite du sang du bœuf au moyen de l’alcool amylique, et Halliburton a employé avec un égal succès l’alcool éthylique ou l’éther chez divers mammifères, des oiseaux et la tortue.
La lutéine du sérum présente un spectre caractérisé par deux bandes d’absorption, la première dans le vert bleu entre b et F, la seconde F et b dans le bleu.
Vogel, Halliburton, chez les oiseaux et les a ni-
SKRUM DU SAN’G
phibiens ont trouvé un pigment jaune ne présentant qu’une bande d’absorption.
Suivant Hammarsten elMac-Munn,ce pigment serait identique au pigment biliaire, et il n’est pas douteux, en ellet, que l’on ait observé chez des animaux ictériques et surtout chez l'homme la présence de la bilirubine, et aussi de l’urobiline dans le sérum.
Les recherches de Hayem, qui a mélhodisé l'examen du sérum du sang chez l’homme dans divers états pathologiques, démontrent l'importance de ces études spectroscopiques. Le sang est extrait à l'aide d’une piqûre au niveau de la pulpe d’un doigt, l’annulaire ou le médius ; il est recueilli dans une petite éprouvette de 3 centimètres cubes environ, dans laquelle le sang se coagule; on le conserve à basse température.
Je ne saurais mieux faire que de citer textuellement les conclusions des recherches de Hayem (').
Le sérum présente normalement une coloration verdâtre ou jaune verdâtre claire...
« Les colorations anormales du sérum se distinguent, suivant leur origine, en deux variétés
(') Hayem. — Du sang et de ses altérations anatomiques, p. 397, etc., Masson, 1889. Paris.