‹ Spectroscopie biologique (volume 2)Chapitre 30 sur 75 · SÉRUM LAQUÉ · texte numérisé non relu

SÉRUM LAQUÉ

biline sans avoir de coloration ictériquo des téguments, le sérum a presque toujours une coloration normale, et, seul, l’examen spectroscopique y fait découvrir une augmentation de l’urobiline ou, tout au moins, de son cbromogène, ce qui lient an faible pouvoir colorant de ce pigment.

« Lorsque le sérum recueilli convenablement renferme une notable proportion d’hémoglobine, on doit regarder le fait comme ayant une signification pathologique. Mais, à la vérité, nous n’avons pas ainsi la preuve rigoureuse d’une adultération du plasma, puisque l'hémoglobine peut se dissoudre pondant la séparation du sérum.

« Le sérum hémoglobique est rarement très coloré ; il présente une couleur variable, depuis le jaune orangé jusqu’au jaune cerise peu foncé. Dans tous les cas, il conserve la parfaite translucidité d’un liquide teinté par une matière complètement. dissoute, d’où l’expression fort exacte de sérum laqué, employée par Landois pour désigner cette altération. On ne confondra donc pas le sérum clair et laqué avec celui dont la coloration serait due à un certain nombre de globules rouges maintenus en suspension ; dans ce dernier cas, le liquide est trouble, et l’examen microscopique lève tous les doutes ».

HÉMOGLOBINURIE

I/état laqué du sérum s’observe dans un assez grand nombre de circonstances. Il se produit, communément, à la suite des diverses espèces de transfusion, dans les maladies infectieuses, et enfin dans V Hémoglobinurie paroxystique.

Dans certains cas d’empoisonnements par les agents qui transforment l’oxyhémoglobine en méthémoglobine, tels que le chlorate de potasse, les nitrites, certains antithermiques, la thaï line, l’aeétanilide, etc , il est important de rechercher la présence de la méthémoglobine dans le sérum du sang, de même que dans la sérosité du vésicatoire.

Page 1