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thoracique, à la suile de la rétention par ligature du canal cholédoque. Us ont étudié avec soin les réactions spectroscopiques de la résorption de la hile de mouton, c'est-à-dire de la cholohémaline (voir Ch. VII. p. 1 13).
Le chyle est la lymphe des vaisseaux absorbants ou chylifères de l’intestin ; il n'a pas encore été l’objet d’analyse spectroscopique à l’état normal.
U faut en dire autant de la plupart des sérosités normales dont il est difficile de recueillir des quantités suffisantes pour l’analyse.
Telles sont les sérosités du péricarde, de la plèvre, du péritoine, de la vaginale tesliculaire, la synovie, la périlymphe et l’endolymphe ; cependant, pour la plupart d’entre elles, qui sont transparentes, il n’y a pas probabilité qu’on y puisse observer de spectre caractéristique, pas plus que dans l’humeur vitrée et l’humeur aqueuse.
Les sérosités qu’on peut obtenir en plus grande quantité chez les animaux supérieurs, chez l’homme et la femme, sont le liquide amniotique et le liquide cérébro-rachidien.
Le liquide amniotique , qui est souvent employé en microscopie pour préparer le sérum artificiel, est la sérosité qui entoure le fœtus ; on
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LIQUIDE AMNIOTIQUE
la désigne vulgairement sous un nom caracléristique : les Eaux ; dans les premiers mois de la grossesse, il est incolore, mais il prend peu à peu une leinle jaunâtre, exceptionnellement verdâtre, lorsqu’il est mélangé avec le méconium du fœtus. Dans ce cas, il peut renfermer des matières colorantes biliaires, et c’est ce que Labruhe observa dans un cas d’hydroamnios, dans lequel l’accouchement, ayant eu lieu à huit mois, l’enfanta vécu.
Souvent on rencontre dans le liquide amniotique une faible bande, en F, qui serait due à la présence de la luléine, mais, normalement, on retrouve aussi de l’urobiline dans le liquide amniotique, ce qui s’explique facilement, puisque, dans les derniers mois, l’urine fœtale se mélange à cette sérosité, et qu'il est alors difficile de distinguer la lutéine de l’urobiline.
Le liquide cérébro-spinal, à l'état normal, est incolore ; j’ai pu constater souvent chez le cobaye, le chien, le chat, le lapin, dans les expériences où j’assistais Brown-Séquard, que l’examen spectroscopique ne donne aucune bande d’absorption, ni d’obscurité du spectre, lorsqu’il n’y a pas mélange de sang au moment où l’on ouvre la cavité cérébro-rachidienne, soit au niveau du bulbe, soit dans les cavités ventriculaires.