ACTION DE LA CELLULE HEPATIQUE
avoir détruit l’enveloppe cellulaire des globules rouges, met en liberté la matière colorante du sang ; un procédé de préparation de l’hémoglobine a été basé sur ce fait; mais l'action continue de la bile altère l'hémoglobine et la transforme en hématinc, puis en pigment voisin de la bilirubine.
Dans cette voie, on a essayé de reproduire in vilro l’action des cellules hépatiques sur l’hémoglobine, et c’est ainsi que Anthen a observé (jue la destruction de l’hémoglobine par les cellules hépatiques est complète; il se produit, dans ces expériences, un pigment appelé par Anthen pigment hépatique, différent du pigment biliaire parce qu'il ne donne pas la réaction de Gmelin. M. Arthus a, de son côté, pensé pouvoir conclure que les globules rouges se dissolvent dans les capillaires hépatiques, et que l’hémoglobine est directement transformée en bilirubine par la cellule hépatique, à condition que cette cellule contienne du glycogène.
A défaut des phénomènes intra-cellulaires qui président à la transformation de l’hémoglobine en bilirubine, il serait fort intéressant de connaître sous quelle forme de combinaison le fer est séparé de la matière colorante du sang. Ce n’est pas par la bile que le fer est éliminé,
IIesocque — Speetroscopie des organes 9
LA RUBIGiNE
car les pigments biliaires ne contiennent pas de 1er, et la bile n’élimine pas plus de o,o3 à o,ot> de fer pour une quantité de 1000 grammes de bile.
En définitive, la bile n'excrète pas la quantité de fer qui correspondrait à la transformation de la matière colorante du sang en matières colorantes biliaires, et l’on est bien obligé de conclure qu’il y a dans le foie un dépôt de pigment riche en fer qui, probablement, doit être utilisé à la genèse ou à la restauration des globules rouges, c’est-à-dire à l’hématose, de sorte que le foie ne serait pas simplement une glande destructrice des globules rouges.
Les transformations du sang épanché dans les tissus semblent démontrer la double décomposition delà matière colorante du sang en hémaloïdine ou bilirubine, pigment non ferrugineux, et en pigment riche en fer auquel Neumann a donné le nom d’hématosidérine.
Il faut rapprocher de ces données celles de Lapicque, qui tendent à démontrer cette décomposition pigmentaire double : le fer du sang et le fer des tissus, ce dernier constituant la rubigine ou pigment ocré.
Nous croyons donc devoir conclure que c’est dans le foie que se produit normalement la