‹ Specture de masse de Quelques Elements LegersChapitre 8 sur 10 · PLANCHE Î · texte numérisé non relu

PLANCHE Î

Masson ET Cie, EDtTEURS.

CERTES AAC

PALEA

trode E est reliée au pôle positif du second circuit dans lequel la différence de potentiel désirée est maintenue par une batterie de condensateurs C, chargée à travers le kénotron K par une autre bobine à interrupteur à mercure. Ce potentiel varie extrêmement peu. Le pôle négatif des condensateurs et du transformateur, ainsi que toute la masse de l’appareil, sont à la terre.

Champ électrique. — Le champ électrique est produit par des batteries de petits accumuiateurs. On apporta un grand soin dans cette partie de l’appareillage pour assurer la constance nécessaire du champ. Les connections sont indiquées sur le croquis, figure 4. Les batteries B,, B, et B, sont formées chacune de 44 éléments en forme de grands tubes à essais d'environ {4 a. h. de capacité. Chaque batterie restait constante à environ 0,01 volt près pendant plusieurs heures. Une des batteries fut choisie comme étalon, et on lui égalisa les deux autres par l'addition des petites forces électromotrices nécessaires au moyen de deux potentiomètres P,, P,. L'un des deux potentiomètres était un instrument Cambridge l’autre un pont à corde. Les batteries étaient successivement égalisées deux à deux par opposition sur le millivoltmètre G. Les trois potentiels sont facilement égalisables à moins de o,o1 volt près et restent alors égaux plusieurs heures. Deux ou trois de ces batteries peuvent être mises en série ainsi que l'exige l'expérience, pour les rapports 2 : 3. Quatre batteries opposées par paires produisent le rapport 1 : 2 avec des potentiels d'environ 180 et 360 volts.

Plaques photographiques. — Deux sortes de plaques furent employées avec de bons résultats : les plaques Schumann du commerce et des plaques similaires préparées au laboratoire. Ces dernières donnèrent plus de satisfaction et furent plus régulières que celles obtenues par la sensibilisation des pla-

ques ordinaires que permettent divers procédés (‘). Les plaques étaient préparées selon le procédé original de Schumann, avec une légère diminution de sensibilité, mais avec un gain considérable dans la conservation et dans la facilité de préparation grâce à l'emploi d’une émulsion plus

lourde (?).

Vide. — L'appareil ainsi décrit est aisément monté avec les joints rodés fixés par les écrous moletés. Pour l'obtention du vide trois pompes devaient fonctionner simultanément, savoir une pompe en verre à condensation à grand débit pour la région du champ accélérant et l’ampoule, une pompe semblable pour l'espace entre les fentes, enfin une pompe moléculaire d'Holweck pour la chambre photographique. La pression dans le ballon étant de l’ordre de quelques centiè-

(1) Nous n'avons pu essayer le nouveau procédé de Schumannization par lequel Aston (Proc. Camb. Phil. Soc, XXII, 548- 1929), signale de très bons résultats.

(2) L’'émulsion concentrée est préparée suivant les indications de Schumann, et lavée à la façon ordinaire. On n’emploie pour la dissoudre que les deux tiers de la quantité d’eau prescrite dans le procédé original, et le coulage de la plaque s’effectue comme il suit : une étagère horizontale, bien nivelée, élevée audessus de la (able, est disposée pour recevoir les plaques. De larges plaques de verre (qui pourront être coupées) sont placées sur des baguettes de verre ; on vérifie l'horizontalité du niveau en coulant et en observant un ménisque d'eau distillée sur la plaque. On peut employer sans inconvénient sensible des vieilles plaques à condition qu’elles soient extrêmement bien nettoyées. L'émulsion est alors coulée de façon à avoir un ménisque complet, et on abandonne 3-4 heures à 22-240, Les plaques, qui dépassaient le bord de l’étagère, sont alors lentement inclinées avec grande précaution et quand le liquide surnageant s'est écoulé, on dispose les plaques de champ sur des baguettes de verre placées transversalement sur la table. Après quelques minutes dans cette position on les remet horizontales pour le séchage. Avec des précautions on peut les découper à travers l'émulsion dans des dimensions voulues, et on obtient une plaque bonne jusqu'aux bords.

mes de millimètres, les pompes maintiennent environ 10 baryes entre les cathodes, 1 barye entre les fentes et la pression dans le reste de l'appareil est inférieure à 0,1 barye, valeur qu'elle atteint quelquefois pendant l'exposition. Une jauge à ionisation constituée par une lampe à trois électrodes du commerce ou un manomètre absolu de Knudsen furent employés comme indicateur de pression. Les mesures de pression sont très utiles pour l'obtention de spectres nets, et des lectures fréquentes furent faites pendant l'opération.

Opération. — La plaque étant placée dans la chambre photographique, l’anode convenable fixéé dans l’ampoule, l’appareil entier est vidé. On produit la décharge jusqu’à ce que l’anode soit tout à fait stable, et le tube est ensuite complètement vidé. On laisse l’appareil jusqu’au lendemain dans cet état. Pour l'expérience, on met d’abord toutes les pompes en marche. On vérifie si l'émission dans le tube est régulière. La pression la plus convenable pour l'opération correspond à un espace sombre de 3-4 cm., la gaine étant juste derrière la face de l’anode. Les rayons gazeux sont produits à une pression plus basse, l’espace sombre dans ce cas occupant la plus grande partie de l’ampoule. Les pompes marchant continuellement, la pression dans l’ampoule étant maintenue par un courant continu de gaz venant du réservoir. La tension appliquée à l’ampoule était habituellement équivalente à une étincelle d'environ 1 cm. entre pointes, l'intensité de 1-3 m.a. Quand la pression dans la chambre photographique est tombée à 0,2 baryes, le champ électrique est porté à 250 volts, on fait fonctionner l’ampoule et on applique le champ accélérateur, environ 20.000 volts. Avec un courant d'environ 0,1 ampère dans l’aimant, les rayons de l'atome et de la molécule d'hydrogène sont nettement visibles sous forme de taches très nettes sur l'écran. Le tube latéral de l’'ampoule à décharge est alors immergé dans l'air liquide, et l'emploi de l’air liquide au piège de la pompe moléculaire

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abaisse encore la pression dans cette partie de l'appareil. L'appareil fonctionnant d’une manière satisfaisante, on interrompt la haute tension, et on amène le champ électrique à sa valeur précise. Le champ magnétique est réglé et prend sa valeur stable. On met la plaque en position pour le premier spectre, on met en marche la bobine, puis le champ accélérant, et l'exposition commence. Sa durée est très variable, habituellement plusieurs minutes, quelquefois, comme dans le cas du lithium-6 elle est beaucoup plus longue. Entre chaque spectre le fonctionnement est vérifié par une observation visuelle des raies d'hydrogène et par la lecture de la pression. À la fin de l'expérience, on interrompt les champs et la décharge, les tubes à air liquide s’échauffe et leur dégagement est vidé pendant un certain temps. On laisse lentement entrer l'air sec dans tout l'appareil, puis on enlève la plaque, l’anode si c’est nécessaire, et l'appareil est refermé et vidé aussitôt que possible.

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