I. — Formation du placenta
L'œuf greffé dans la paroi tubaire se déve- Joppe de la même façon que dans l’utérus et le placenta tubaire, comme le placenta utérin dérive presque en totalité du chorion. Les villosités choriales surtout sur les parties latérales sont très comprimées par Ja paroi tubaire distendue ; elles sont petites peu ramifiées; certaines villosités font saillie dans l’espace intervil- Jaire d’autres pénètrent la sérotine ; elles commencent, le premier mois, leur action térébrante et dès la fin dz ce mois elles son’ assez groupées pour indiquer déjà la place du futur placenta... En allant du chorion à la paroi tubaire on trouve des troncs villeux entourés de capillaires fœtaux, et recouverts de la couche de Langhans et de Ja couche syncitiale ; ces gros troncs villeux donnent naissance à d’autres troncs plus petits de même constitution, mais ne possédant pas de vaisseaux; leur couche de Langhans se continue avec des blocs de cellules polyédriques de plus où moins grandes dimensions très régulièrement fragmentés, ressemblant
à des colonnes cellulaires pleines, baignant dans le sang maternel et appelées colonnes cellulaires prévilleuses (Couvelaire); à côté de ces gros blocs on en trouve d’autres beaucoup plus fragmentés et dissociés par des cellules volumineuses, séparées par des espaces irréguliers. Sur certains points des blocs cellulaires, on trouve des cellules polygonales, plus volumineuses, contenant dans leur ensemble d’autres cellules, encore plus grosses et multinuclées, appelées cellules géantes ; à côté de ces masses, on en trouve d’autres à type syncitial.
Nous terminerons cette étude des éléments du placenta par leurs rapports avec la paroi tubaire : |
Au niveau de l'insertion pariétal’ de l'œuf, sa capsule externe est en rapport, d’un côté avec les colonnes cellulaires prévilleuses et d'autre part, avec Ja paroi musculo-conjonctivo-vasculaire du sac tubaire ; cette paroi à une épaisseur très variable, mais toujours très faible et infiltrée de leucocytes ; les faisceaux musculaires et les vaisseaux sont hypertrophiés. Enfin, les voies faisant communiquer l’espace intervilleux et les vaisseaux de la paroi du sac fæœtal peuvent être revétus, ou non, d’un endothélium maternel.
Dans le cas où elles sont revêtues de cet endothélium, elles sont formées par des cavités vas-
culaires tapissées d’un épithélium et s’ouvrant dans l’espace sangui maternel intervilleux ; dans le cas où elles n’ont pas d’endothélium maternel, on a des Jacunes recouvertes sur leur surface interne par des cellules claires en contact direct avec les globules maternels ; ces lacunes sont en commuuication avec des fentes vasculaires ectasiées remplies de sang dépendant des veinules de la paroi du sac.
Lorsque les sacs sont assez âgés on remarque que le placenta a tous ses éléments normaux; de plus il est épaissi ; Ja paroi du sac à la partie antérieure et postérieure, est mince, pauvre en vaisseaux ; c'est le contraire au niveau du mésosalpinx.
L'insertion du placenta sur la paroi tubaire a principalement pour effet son amincissement à l'endroit de la fixation; les villosités placentaires s'insinuent dans la paroi tubaire et peuvent la pénétrer même complétement ; elles usurpent les parois de la trompe, les taraudent peu à peu (Teichsmann) ; les vaisseaux sont souvent pénétrés par le trophoblaste.
En un mot, la trompe se trouve toujours très amincie au point de la greffe.
Circulation placentaire. — La circulation du placenta présente des particularités intéressan-
ND) Dee
tes : Ja distribution des artères et des veines est toute différente ; les veines sont obliques, peu fluxueuses, superficielles, parallèles à la surface de Ja trompe ; leur stucture est peu modifiée jusqu’à leur pénétration dans Ja caduque ; à ce moment elles se dilatent énormément, pour se transformer en espaces sanguins ; bientôt les pa-