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partie gauche devient aussi volumineuse que la droite, après avoir

recouvré ses éléments postérieurs et latéraux. Le canal central est très

* largement dilaté au-dessus de la division. Le canal passe dilaté dans la

division droite, mais la dilatation ne tarde pas à disparaître. Cette partie droite, dilatée, émet un diverticulum qui fait saillie à travers l'orifice du sac extra-rachidien. Les racines des derniers nerfs dorsaux partent: les antérieurs de la moitié gauche, les postérieurs de la moitié droite de la moelle ; plus bas, quand la moitié gauche se trouve reconstituée au complet, elle donne issue aux deux ordres de racines. La cavité du sac se trouve oblitérée par du tissu conneclif de nouvelle

formation. L'observation clinique fournie par le D' Batterham nous apprend qu'il s'agissait d’une fillette de trois ans, assez forte quoique considérée comme délicate, et ne présentant aucun trouble ni de la motilité, ni de la sensibilité, ni des sphincters. La tumeur, depuis la naissance, était restée stationnaire. Elle était sessile, et la peau qui la recouvrait offrait quelques touffes de poils assez longs. La peau était amincie, lisse et bleuâtre, et au toucher donnait une sensation d'infiltration pâteuse. Traitement par la ligature élastique. Mort au bout de huit jours dans les convulsions. (Présentation de M. Vincent Jackson, de Wolverhampton.)

Le professeur Stuart, du College of Surgeons de Londres, a disséqué cette pièce pour le professeur Humphry.

Cette dissection fait voir que la pièce est en réalité formée par quatre vertébres et demie, la onzième et la douzième dorsales, la première et la deuxième lombaire, ainsi que la moitié de la troisième lombaire; les corps de la douzième dorsale et de la première lombaire sont fusionnés et ne paraissent former qu'un seul corps. Mais on reconnaît bien qu'il y a là deux corps, leurs arcs postérieurs et leurs apophyses transverses étant parfaitement distincts, de même que leurs orifices qui donnent passage chacun à un nerf particulier, Il y a aussi une sorte de bande cartilagineuse qui.entoure le corps simple en apparence, et le divise en deux portions, une supérieure, l’autre inférieure. Un prolongement de cette bande, s'étendant un peu en haut et en bas, indique la séparation entre les corps proprement dits et les pédicules. La pièce osseuse horizontale qui traverse le canal vertébral part, en avant, entre les corps de la première et de la deuxième lombaire. Sa base est large et empiète sur les deux corps voisins, surtout sur le corps supérieur; son extrémité postérieure, irrégulièrement quadrilatérale et creusée d'une dépression profonde, aboutit entre les moitiés des arcs de ces mêmes vertèbres (première et. deuxième lombaires). Elle leur est unie par du tissu fibreux, si ce n’est qu’à gauche il y a une fusion osseuse entre cette extrémité et l'arc de la deuxième lombaire.

La moelle se divise comme il a été dit dans le rapport. La dilatation du canal se poursuit dans la partie droite et émet un diverticulum tubulaire en cul-de-sac qui fait saillie dans la fissure postérieure des douzième dorsale et première lombaire. Ce diverticulum

est accompagné et entouré par un prolongement de la pie-mère qui

lui sert d’enveloppe, et d’un tissu mou, d'apparence connective ou muqueuse, recouvert par la peau et le tissu sous-cutané. Mais, dans l’état actuel de la pièce, il est difficile de se prononcer sur ce dernier point. |

DIASTÉMATOMYÉLIOMÉNINGOCÈLE 207

Il y à quelques points importants à noter dans cette observa- - tion, où deux séries de recherches successives ont donné des résultats quelquefois contradictoires, mais néanmoins intéressants. Comme il y a des dessins aussi bien dans le Rapport de la Société clinique que dans le mémoire d'Humphry, la plupart des points controversés peuvent être contrôlés. La planche d'Humphry (pl. XVIII) montre bien que l’épine ostéo-cartilagineuse part en avant au niveau du cartilage intervertébral qui sépare le corps de la première lombaire fusionné avec celui de la douzième dorsale, et le corps de la deuxième lombaire. Sur la coupe, on voit le cartilage qui revêt la face postérieure des corps se continuer en avant du fibro-cartilage intervertébral et faire une saillie dans laquelle se trouve, comme enchâssé, un noyau osseux, offrant la forme d’une amande. L'extrémité de ce noyau osseux se bifurque sur la coupe, la partie supérieure faisant saillie directement en arrière, juste au-dessous du diverticulum tubulaire en cul-de-sac, parti de la division droite de la ‘moelle, tandis que la partie inférieure du noyau osseux se recourbe en bas, pour aller sans doute s'unir à l'extrémité interne du demi-arc gauche de la deuxième lombaire.

Quant au diverticulum médullaire, il est regrettable que nous n’ayons pas plus d'indications exactes sur sa structure. D’après la planche d’'Humphry, on peut, à mon avis, le considérer comme un myélocyste aréal, faisant suite au myélocyste constitué au-dessus de la division par la dilatation du canal central, et à la dilatation du canal qui se continue jusqu’au niveau de ce diverticulum, dans la moitié droite de la moelle. Ce que ce myélocyste aréal offre de plus remarquable, c’est d’être formé, non plus par le rapprochement des deux bords externes d’une area distendue, mais bien par le rapprochement des deux bords interne et externe d’une demi area distendue et dont la disten- sion a dû être assez marquée, mais sur une faible hauteur, . comme semble l'indiquer la forme tubulaire et l'étroitesse de ce diverticulum.

Enfin, il faut ajouter que l’épine osseuse, sous-jacente à ce diverticulum, n'arrive pas jusque dans la partie exrtra-rachi-

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dienne du sac, maïs reste intra-rachidienne. Seul le diverticulum, que je considère comme un myélocyste ou mieux un hémimyélocyste aréal, arrive dans cette partie extra-rachidienne du sac.

Celui-ci se trouve rempli par un tissu de nouvelle formation

qui, si on en croit la figure 12 du Rapport à la Société clinique, p. 370, fait suite directement à l’épine ostéo-cartilagineuse.

Quant à la structure des deux moitiés de la moelle divisée,

elle est trop succinctement indiquée pour que nous puissions

ajouter foi aux indications données par le Rapport. La moindre -

description détaillée des rapports, dans chacune des deux moitiés, entre les substances grise et blanche, le moindre dessin nous eût été bien utile, pour pouvoir vérifier les assertions émises sur

cette division des deux moitiés en colonnes se séparant pour se réunir ensuite. D'ailleurs, si on regarde attentivement la plan- > che XIX du Rapport, on voit que les racines nerveuses issues de ces deux moitiés naissent irrégulièrement, surtout pour la moi-

tié gauche, dans sa partie supérieure, mais que la répartition

schématique des racines postérieures et antérieures donnée dans le texte n’est nullement exacte. - 7

‘L'observation n° 23 du Rapport à la Société Siniquel de Londres est la description de la pièce n° 3485 du Musée de St. Bar-. à tholomew's Hospital. * 3

OBsERvaTIoN 67 (Report of the Clinical Society, XXII). #4

(St. Bartholomew’s Hospital, 3485.)

Spina bifida lombo-sacré. Une pièce osseuse va d’avant en arrière,.

traversant complètement le canal immédiatement au-dessus de la fissure. Cette pièce osseuse semble perforer la moelle qui se réunit

au-dessous ; la moelle se termine en une expansion aplatie qui repose |

sur une masse adipeuse revêtant la face interne de la dure-mère. Les

nerfs sortent irrégulièrement de la face antérieure de cette expansion terminale de la moelle. Au-dessus de la perforation, le canal cents de la moelle est extrêmement dilaté.

Humphry ajoute (p. 589) :

Les corps vertébraux et toute la portion inférieure du rachis sont, irrégulièrement constitués.

DIASTÉMATOMYÉLIOMÉNIN GOCÈLE 209

Ici, nous n’avons aucun détail ni sur la constitution même de l’épine osseuse, ni sur sa forme exacte, ni surtout sur les rapports de ses deux extrémités avec les parois correspondantes du canal vertébral.

En dehors des cas que nous avons rapportés à propos des diastématomyélocèles, le mémoire de Recklinghausen ne contient guère, en fait de diastématomyélie avec interposition d’une épine ostéo-cartilagineuse, que l'observation XXVI, un peu écourtée (p. 413).

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