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OBSERVATION XXVIII

Maladie de Banti. — (Bonardi, Gaz. degli ospedali, 3 janv. 1897,.

F..., 40 ans, campagnarde.

Antécédents hérédilaires. — Mère pellagreuse. Morte à 50 ans d'une affection aiguë de la poitrine. Deux sœurs mortes de la poitrine. Père mort jeune (la malade avait 6 ans). Frère vivant, en bonne santé. re

Antécédents personnels. -- Vie misérable. Développement difficile. Réglée à 16 ans. Interruptions. Reparurent à IS ans et continuèrent régulièrement jusqu à 38 ans. À 18 ans, apparurent des manifestations pellagreuses, qui revinrent plusieurs années.

Mariée à 24 ans. 3 grossesses. ? avortements. | grossesse à lerme. Pas de spécificité,

Vers 1889, influenza. À cette époque survint une tuméfachion de l'hypocondre gauche, surtout douloureuse à la palpation.

Entrée à l'hôpital pour une récidive de pellagre, on trouva une tumeur de la rate, et après consultation médico-chirurgicale, on proposa la splénectomie, que la malade refusa.

Le 3 août 1893, elle rentre à l'hôpital, chez. le professeur Bassi. Amaigrissement, pâleur terreuse de la peau. Anémie avec souffle. Augmentation du volume de la rate, 18/11. Le foie a ses limites normales. Pas d’ascite, pas de diarrhée. L'examen des urines donna un léger nuage d’albumine, sans cylindres. Examen du sang, normal. Diagnostic. Anémie splénique. Traitement, fer et arsenic. La malade sort améliorée.

Etat actuel, le 20 février 1896. — Femme maigre, petite,

peau jaune, terreuse. Muscles flasques, maigres. Apyrexie,

> Pouis et respiration … Aucune louieur. Entre à l'hô-

: a parce que son ventre a grossi depuis «quelques semaines.

Examen objectif. —— Rien d'anormal à la tête et au cou. Thorax maigre, décharné. Rien au poumon. Au cœur, impulsion forte de la pointe avec bruit systolique fort et rude.

Abdomen. — Volumineux, élargi sur les flancs. Ascite avec. riche circulation veineuse. La matité absolue du foie n’est pas augmentée.

La rate, avec lé ballottement, commence dès le sixième espace intercostal gauche et arrive jusqu'à l’ombilic. Diamètre maximum 25 centimètres, Elle est dure, indolore, avec des bords gros, présentant des incisures. OEdème des membres inférieurs.

Examen des urines.— Quantité du jour, 540.Coloration jaune. Acide. Poids spécifique, 1.014. Traces de pigments biliaires. Pas d'albumine ni sucre. Urée 12,6 0/000. Urée totale 6

*. 80 par 24 heures. Urobiline, 0,016.

ne du sang. — Hémoglobine (Hénocque) 11 p. 100. Globules blancs 8.500, globules rouges 2.780.000. Les globules blancs sont tous gros, polynucléés avec protoplasmas riches et granulations éosinophiles.Les globules rouges sont réguliers, plutôt gros. éparpillés et non réunis en pile. Pas de microcytes et de globules nucléés.

Evolution. — Diète lactée et lactose. Mais l’ascite s'accroît, malgré que la diurèse augmente. Première paracentèse (de 6.600 c. c. de liquide séreux). Après la paracentèse on sent le bord hépatique dur, mince, granuleux. La rate est grosse et descendant au niveau de l'ombilic.

On répète les paracentèses jusqu'à retirer 12 à 15 litres chaque fois. Le hHquide de l’ascite devient blanc laiteux, contenant 20 p. 1000 d’albumine. Petites gouttelettes graisseuses à l'examen microscopique et un grand nombre de cellules blanches, petites, avec un noyau et un protoplasma granuleux.

non novembre, nouvel examen du sang. Hémoglobine | 10 et demi p. 100, Globules rouges 2. De 000, globules blancs 9.000. Urines, donnent la réaction positive de : sucre après in- | gestion de 150 grammes de rot > de sucre. Urée diminuée 9 p. 1000 (sur 450 grammes d’ urines | par 24 heures, 4,06 d’urée). = 30 novembre, paracentèse, 14 litres 300 d’exsudat lactescent. Diamètre maximum de la rate 28 centimètres. Les 12, 15,

14 décembre, fièvre sans cause appréciable oscillant entre 38°

el 38°8. Quelques gouttes de sang extraites de la rate et quelques centimètres cubes de sang extraits d'une veine du bras, cullivés sur gélatine restent stériles. |

La cirrhose de Laënnec est exclue, puisque la tumeur LR. nique, plus volumineuse que celle observée dans la cirrhose

hépatique avait dans ce cas précédé de 7 ans la cirrhose et l’ascite consécutive.

C’est une cirrhose hépatique consécutive à la splénomégalie, c’est-à-dire à la maladie de Banti.

L'auteur pense que la malade pourra vivre encore quelques mois avec quelques paracentèses. Mais la durée de la période ascitique est, dans ce cas, supérieure à celle des cas connus, car Banti accorde en général à cette période une durée maxi-

mum de 7 à 8 mois.

OBsERvATION XXIX

Maladie de Banti. — (Guicciardi, Gaz. degli ospedali, 24 oct. 1897).

H..., paysan, 52 ans, fils de parents sains.

Antécédents personnels. -— Ervthème el dysenterie dans l'enfance. Aucune maladie antérieure. En 1895. influenza (fièvre, douleurs à la tête et dans les os), garde le lit 2 mois, et quand il voulut se lever, faiblesse extrême des membres inférieurs. Entre à la clinique en 1896. Pas de syphilis, ni malaria, ni alcoolisme.

Le

Examen physique ie malade. us Amaigrissement très s mare

“qué. Muscles flasques. Rien au cœur ni au poumon. Rate très __grosse arrivant jusqu’ au seplième espace intercostal en haut

jusquà la ligne postérieure axillaire, en bas, au delà de la

ligne para-ombilicale. Percussion 24/14. Consistance dure,

lisse, avec bords arrondis. Souffle. Le Joie est très gros. Su-

| | perfieie” lisse, bords bien palpables.

Rien de particulier du côté de l'appareil digestif, sinon une

lendance à la constipation.

Sécrétion urinaire normale 1.100 à 1.400. Urée 10 à no grammes par litre. Aucun principe chimique ni morphologi-

que anormal, saul une certaine quantité d'indican.

Il entre à la clinique dans ces conditions après quelques jours de fièvre, céphalée, constipation et météorisme, langue sale, anorexie. Température 37°2 à 38° le matin, 37°8 à 39°6 le soir. Cet état dure 8 à 9 jours, au bout desquels la fièvre disparaît. On le soumet à une hydrothérapie énergique, il recouvre ses forces rapidement. Vers la mi-décembre, il est de nouveau pris de fièvre avec météorisme considérable, céphalée, langue sèche. La fièvre dure 8 à 9 jours, allant en décroissant. On reprend le traitement hydrothérapique qui améliore son état. La rate a diminué de volume et vers la mi-février mesure 19/10.

Environ à cette époque un nouveau mouvement fébrile égal comme durée aux précédents. En ce moment, gencives tuméfiées, dents déchaussées, branlantes. Douleur fixe localisée audessus de l'œil gauche. Douleurs disséminées dans les articulations des membres inférieurs. Plus tard apparaissent sur les jambes des taches hémorragiques de grandeur variable qui se réunissent petit à petit et forment de vastes ecchymoses. Du côté de la rate on observe une sensation de poids et de douleur qui dure peu.

Mettant en œuvre les traitements les plus divers, le malade

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