‹ Sr Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte FaceChapitre 51 sur 75 · L. (Normandie), 29 janvier · texte numérisé non relu

L. (Normandie), 29 janvier

Je suis un séminariste âgé de 28 ans. Après de nombreux crachements de sang et hémorragies violentes, j'étais arrivé à un tel degré d'affaiblissement que je dus m'aliter le 23 août 1906. Deux médecins jugèrent mon état très grave : une caverne profonde s'était formée au poumon droit, les bronches étaient très endommagées, et l'analyse des crachats révéla

la présence du bacille de la tuberculose. Les médecins s'avouèrent impuissants et me condamnèrent.

Alors, mes parents, éplorés, sollicitèrent ma guérison de Notre Dame de Lourdes par l'intercession de S' Thérèse de l'Enfant-Jésus, et je passai à mon cou un sachet des cheveux de cette petite sainte. Les premiers jours de cette neuvaine, mon état s'aggrava : j'eus une hémorragie si violente que je pensai mourir; on appela en toute hâte un prêtre; mais, bien que l'on m'engageât à faire le sacrifice de ma vie, je ne pouvais m'y résoudre et j'attendais avec confiance la fin de cette neuvaine. Le dernier jour, aucun mieux ne s'était produit. Alors le souvenir de Thérèse se présenta à mon cœur, la parole qui a si nettement esquissé sa grande âme me pénétra d'une confiance indicible : « Je peux passer mon ciel à faire du bien sur la terre. » Je pris au mot la jeune Carmélite. Elle était au ciel, oh! oui, j'en étais sûr; j'étais sur la terre, je souffrais, j'allais mourir : // y avait du bien à faire, il fallait qu'elle le fît. Serrant donc fortement contre ma poitrine la chère relique, je priai la petite sainte avec tant de force, qu'à la vérité, les efforts mêmes, faits en vue de la vie, eussent dû me donner la mort.

Nous recommençâmes une neuvaine, demandant cette fois ma guérison à S' Thérèse de l'Enfant-Jésus elle-même, avec promesse, si elle nous exauçait, d'en publier la relation. Dés le lendemain la fièvre baissa subitement, et, les jours suivants, après l'auscultation, le médecin conclut au rétablissement d'une façon aussi catégorique qu'il avait affirmé la fin. De la caverne du poumon il n'y avait plus trace ; l'oppression avait cessé et l'appétit revenait sensiblement. J'étais guéri.

Mais en même temps qu'elle renouvelait mes forces physiques, Thérèse accomplissait aussi en mon âme une transfor.Tiation merveilleuse. En un jour, elle a fait en moi le travail de toute une vie.

Je m'arrête, ma Révérende Mère, Dieu m'a mis au cœur une telle reconnaissance que je ne saurai jamais l'exprimer. Aidez-moi à lui rendre grâce. L'abbé A, '

Suit le certificat du médecin.

Q. (Eure), mars 1909.

S' Thérèse de l'Enfant-Jésus semble favoriser particulièrement ma famille. 11 y a deux ans, c'était moi qu'elle guérissait de la tuberculose ; aujourd'hui c'est mon jeune frère, âgé de 11 ans, qui vient d'être soudainement sauvé et rétabli par elle.

Voici en quelles circonstances : Le samedi, 22 août 1908, il fut victime d'un accident terrible. Etant tombé d'une hauteur d'environ six mètres, par une trappe donnant sur une cave, sa tête vint frapper brutalement à terre. On releva le pauvre petit sans connaissance et perdant son sang à pleine bouche. Le médecin, mandé aussitôt, déclara que c'était l'affaire de deux heures; le crâne était, en effet, fracturé en plusieurs endroits,

1 Devenu prêtre M. l'abbé A. est actuellement vicaire dans une paroisse importante et suffit sans fatisue à un travail laborieux.

Pluie de Roses. 2 y*

la mort était imminente. Cependant la nuit se passa sans le dénouement qu'on attendait. Le docteur se fit assister d'un chirurgien spécialiste de R... qui, sans aucune hésitation, confirma le jugement de son confrère. Nous n'avions donc plus rien à espérer, humainement du moins; moimême j'avais entendu le docteur, et c'eût été de la foiie d'espérer quand même.

J'eus cette folie, mes parents l'eurent avec moi : et, le 24 août, ma Révérende Mère, vous commenciez, sur ma demande, une neuvaine à S' Thérèse pour la guérison de mon frère.

Cependant, des crises violentes et réitérées nous jetaient dans de cruelles alarmes. Nous avons cru quatre fois que la mort allait venir. Le pauvre enfant resta huit jours entiers sans connaissance et se débattait continuellement dans son délire.

Le neuvième jour, il reconnut tout son monde, le calme revint, c'était fini ! Il n'avait qu'à reprendre des forces ; ce qu'il fit. Il est aujourd'hui en classe, ne conservant aucune trace, ni physique ni morale, de son accident. L'abbé A.

LLsieux (Calvados).

En mars 1908, un petit enfant de cinq ans était atteint d'une méningite des plus graves. J'engageai sa mère à prier avec confiance S"' Thérèse de l'Enfant-Jésus. Une neuvaine fut commencée. L'enfant était dans un perpétuel délire ; et, cependant, lorsqu'on voulait lui faire baiser la relique de S'' Thérèse qu'il portait sur lui, il la retenait et la pressait sur son cœur. Il allait toujours plu-s mal. « Il y a deux jours qu'il devrait être mort », disait le docteur. Mais sa mère ne perdait pas courage. Tandis qu'il était presque agonisant et que, depuis plusieurs jours, il ne pouvait articuler une parole, elle vint à l'église et dit à S"" Thérèse de l'Enfant-Jésus : « Ma petite sainte, si je dois croire que vous voulez bien guérir mon fils, faites qu'en revenant de la messe il me demande à boire. » — « Maman, donne-moi à boire », dit l'enfant aussitôt que sa mère eut mis le pied sur le seuil de sa chambre. Dès lors il alla de mieux en mieux. Aujourd'hui il se porte bien. L'abbé L.

lô avril I9;jg.

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