‹ St Alphonse de LiguoriChapitre 59 sur 71 · La 35'^, sur Jésus dans le Saint Sacrement · texte numérisé non relu

La 35'^, sur Jésus dans le Saint Sacrement

2. Dans son Excellence de la dévotion au Cœur adorable de Jésus ^ publiée d'abord en latin et à Rome en 1726. — Cité dans la belle Instruction pastorale du cardinal Perraud sur le second centenaire de la mort de la Bienheureuse Marguerite- Marie (1890).

par le Souverain Pontife du genre humain au Sacré- Cœur (1899)!

Saint Alphonse avait l'ame trop pénétrée d'une humble et tendre reconnaissance envers le Christ qui nous a tant aimés pour s'enfermer dans une sorte d'individualisme froid et ororueilleux. « On ne peut aimer Dieu, avertissait-iP, sans aimer le prochain. » On sait avec quelle inlassable générosité il se dévoua au salut des âmes, se sentant particulièrement attiré vers les plus abandonnées ou les plus meurtries. L'Eglise a bien raison de rappeler, à la messe du 2 août, les paroles dites de son Maître divin : « Ma mission fut d'évangéliser les pauvres, de guérir les cœurs blessés". » Mais, par un autre aspect encore, sa religion n'est pas individualiste. Il puise largement et avec bonheur dans la tradition catholique. Il se complaît à emprunter et à devoir beaucoup aux maîtres antérieurs de la vie spirituelle, à saint Bernard, à saint François d'Assise, à saint Bonaventure, pour qui la théologie est une science affective, à saint Philippe de Néri, spécialement à sainte Thérèse et à saint François de Sales.

Enfin on méconnaîtrait et on dénaturerait complètement la piété de Liguori si on ne la montrait dominée et illuminée par une figure qui est audessus des saints et qui resplendit comme une sorte d'aurore du Christ, la figure de la Vierge

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