Chiys., Ep
11 ne le savait pas, et ses gardiens ne le savaient pas plus que lui. Ils devaient trouver à Nicée le rescrit impérial qui fixerait le sort de l'exilé. Un bruit recueilli sur la roule indiqua d'abord la Scythie-PontiqueS province extrême de l'empire romain, du côté du Caucase, et plutôt une terre barbare qu'une contrée romaine-, puis heureusement ce bruit tomba , et l'on parla avec persistance de l'Arménie, dont Ghrysostome prenait en effet la direction en s'approchant de Nicée. Cette nouvelle paraissant probable, il s'empressa d'écrire à sa chère diaconesse Olympias que , si le fait était vrai , elle lui fît obtenir pour résidence l'Arménie supérieure et sa métropole Sébaste, ville importante, en communication avec les principales cités de l'Orient, et qui présentait d'ailleurs toutes les ressources désirables pour les besoins de la vie ^ Elle obtiendrait aisément cette faveur, lui disait- il, par l'intermédiaire d'un évêque de leurs amis, nommé Cyriacus, comme celuiqui était maintenant détenu à Chalcédoine; il y ajoutait d'autres personnages sur lesquels il comptait aussi beaucoup, tels que l'eunuque Brison, premier chambellan de l'impératrice, mais resté en sympathie de cœur avec lui, Péanius, homme important qui avait l'oreille des grands, et surtout un riche Arménien de Sébaste, nommé Arabius, dont la femme était liée d'une amitié étroite avec la diaconesse, sa chère et pieuse fille ^ Nous verrons plus tard ce qu'il advint de ces recommandations. Ghrysostome , dévoré de soucis