‹ St. Jean Chrysostome et l'impératrice EudoxieChapitre 56 sur 93 · Niiiil se scire confessus est. .Sozom., ibid · texte numérisé non relu

Niiiil se scire confessus est. .Sozom., ibid

4. Latora et froiitem usque adeo scctus, ut supercilia quoquc vellcrciitur. Pallad., ub. sup.

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se virent contraints d'ensevelir eux-mêmes leur victime et de la conduire au cimetière pendant la nuit*. Les joannites racontèrent qu'au moment où ces mains infidèles déposaient le jeune lecteur dans la fosse, le ciel s'ouvrit, et qu'on entendit le chœur des anges entonner l'hymne de bienvenue pour celui à qui manquaient les prières des morts et le dernier adieu de ses frères*.

Un autre des clercs de Chrysostome, mais plus important qu'Eutropius, l'ancien diacre Tigris ou Tigrius, aujourd'hui prêtre, se trouvait aussi sous la main des geôliers. Ce personnage a déjà joué un rôle dans la première partie de ces récits; je résumerai en peu de mots ce qu'il était et ce qui lui advint dans la circonstance présente. Barbare d'origine^ et né vraisemblablement sur les bords du fleuve dont il portait le nom, Tigrius avait passé son enfance dans l'esclavage, où son intelligence, sa bonne conduite et un rare dévoûmentàson maître lui valurent de bonne heure la liberté''. Devenu libre, il se fit chrétien, entra dans les ordres, et Chrysostome l'attacha à son église. Ce fut pour l'ancien esclave le comble des honneurs, et son évoque fut pour lui dès lors un second maître auquel il se dévoua, comme il s'était dévoué au premier. 11 ne vit plus au monde que Chrysostome; tout ami de

1. Media nocte clam ab lis qui hoc egerant, sacerdotalis ordinis viris, scpelitur. Pallad., dial., p. 78.

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