‹ Stalles de la cathédrale de RouenChapitre 5 sur 22 · I. Un homme et une femme tîrant fortement · texte numérisé non relu

I. Un homme et une femme tîrant fortement

en sens inverse une espèce de vêtement.

Ce sujet représente peu1>étre Ja dispute de la culotte s caricature triviale , commune encore dans la basse imagerie du siècle passé.

Deux £abricans de patins ou galoches.

Cette chaussure se composait de semelles de bois qui posaient sur deux bases fort élevées, dont l'intervalle figurait une espèce d'arche : quelquefois elles faisaient partie du soulier; plus souvent elles n'étaient que de simples sandales dans lesquelles on passait le pied déjà chaussé. Nous trouvons , dans le traité de Beaudouin : De antiquo Calceo , que les Romains employaient souvent aussi des semelles de bois. Le patin dont il s'agit ici était fort en vogue en France dans le xv« siècle , et les grands le chaussaient même en habit de cour , comme on le voit dans un

i9S STâLLëS

portrait en pied de Philippe-le^Bon , duc de Bourgogne 9 où ce prince est représenté vétu d'une chlamyde de pourpre bordée de riches orfrois.

Jean Hérolt , dans ses Sermones àisciptdi , serm. ulxxjii (Lugd., i535), déclame fort contre ces chaussures , contre les chapeaux à . très haute Ibr me, etc. «x Quodviiium {inqidi) VL muhàm aàundaê jàm in quibusdam viris qui « eiltos pileas in capitihus^ et colopidea in pe^ « iUbus^ et vestes iongas per terram trahufU, « volentes sic adjicere ad staiuram suam air <r bitum unam, n Ducange et tous les autres glossateurs ne font aucune mention des coiopidea.

On portait encore, sous Henri lY , Louis XIII, Louis XIV et Louis XV, des talons d'une

' hauteur énorme aux souliers et aux bottes surtout ; ce ne' fut que sous le règne de Louis XVI que nos dames commencèrent à

' retifoneèr aux ta&mnettes élevées de leurs souliers et de leurs pantoufles. Les femmes tur-

DE Ik CATHfiDHAlE DE ROUEN.

ques et grecques portaient assez communé*

meiit des semelles de bois à deux bases , dans les iLv* et jLVi' siècles. Voyez, entr'autres preuves, les figures de Y Histoire des Turcs, trad. par B. de Vigenère, ia-fol.

i3. Deux autres iabricans de patins, dont l'un coupe son cuir.

i4* Deux lanneurs de drap.

1 5. Deux épincèuns de drap. '

' La draperie dp Rouen , au xv* siècle, vers le temps iiniine dti travail de nos stalles , jouissait d'une liante réputation; si bien que les fabriques des autres viHes contrefaisaient la lisière de ses draps , pour mieux vendre leur marchandise , et ce , en grand ictmdahy vitupère ef deshonnewr i/$ lad, draperie , en êiminueion du bon mm, uà fi remontée d^ieeUe , dii ilqrdomunfidvoyale àiaquei1e>j*eiBpraDte €e document. (Ordoonance de,Charle« VII.,'âa 50 o»tQbr«(449S. )

Ces lettres étaient adressées aux baUlis deRoaen , dn Berri, de laTonreine, du Maine, de rÂi^ou, et aux sénéchaux du Poitou et de la Saintonge.

Plusieurs années auparavant, en i42i,sons la domination anglaise en Normandie, les drapiers de Rouen avaient reçu des statuts, que nous recommandons à l'attention de nos fabrieans instruits et des personnes qui vondraient se ftiire une

i6. Deux hommes luttant , dont l'un veut arracher quelque chose à l'autre.

L'objet que ce dernier tenait à la main est brisé.

ty. Homme assis; un autre le salue» le chaperon à la main, et à demi agenouillé.

i8. Sculpteur travaillant à une porte gothique ou à un bahut. Il évide les meneaux et les entrelacs qu'ils supportent. '

idée de rinduslrie rouentiaise dm- c ntie branche importante , au XV* siècle. Aussi avons-nous < ru devoir les transerire, eti grande partie , en les rejetaDt dans les Kotes supplémentaires qui conipléteot cet ouvrage, pour ne jias distraire trop long»temps iei ratleotion do lecteur. A. D.

• Les sculpteurs en bois faisaient partie des huchiers^ aulremetit (lus ineiiuisiers. Seulement on les distinguait quelquefois dus simples ouvriers de la corporation , en les désignant par raoception d^ffmaginiers ^ d'ymagiers.

La corporation des huchiers de Rouen tient trop essentiellement au sujet traité dans cet ouvrage, pour que nous ne nous «npressions pas de donner, dans les Notes supplémentaires, un extrait de ses statuts. Nous rempruntons au JteewU des Orâmiumees dê$ rùit dé F)ranee, A.

DE IK CATHÉDRALE DE ROUEN. iéi

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