DIALOGUE V
er, quan 10 Ë Iuaud Di STANISLAS ET LE PÈRE MAGIUS.
ï STANISLAS.
: uislas : Je VO lon d'en hau!
t'abandonner à LE PÈRE MAGIUS.
jé ne dois plu " | re du moins |: Je suis heureux, mon enfant, de me ren-
dre à votre appel. Que voulez - vous de moi ?
0 mon Père, qu'il me tardait de vous voir!
Auguste. Si Mon Père, si vous rencontriez un pauvre o S e, 1 tu ho 2 r ; * > me égaré, ne sachant rter ses pas de mé 56 mme égaré, chant où po es pas,
se Parer efiqu'il vous demandât sa route, la lui mon ner seul aux frériez - vous ?
HN Cœur et du
e - MOi auprès 4 LE PÈRE MAGIUS.
dont il aura 7e me reprocherais toute ma vie de me
erai pour Jui, PS lui avoir rendu ce léger service.
leines de ten. Œ
Le
« Et si ce malheureux, abandonné de tous les hommes, réclamait un abri contre la -Æmpète, pourriez - vous le refuser ?
(| 34 [l 11 , | il LE MÉRE MAGIUS.
+ it FI ill 4 I est écrit: Frappez, et l'on vous ouvrir 1. STANISLAS.
Î : : A , £ , Î Mais si cet infortuné, sans asile, san
guide, sans secours, était sur le point à dérir ?
LE PÈRE MAGIUS.
Je donnerais ma vie pour sauver |
. | sienne.
l Eh bien ! mon Père, ce n’est pas votre viô (l que je demande; mais votre bienveillance {1 votre pitié, un peu de compassion.
| il LE PÈRE MAGIUS fa Que aites-vous, Stanislas f ! Je crains de m’égarer dans le triste pèle.
1inage de la vie: je suis sans abri Contre 4% les orages de l'enfer; de toutes parts, les d RMI LEE plus grands dangers me menacent. Mor UE : Père, sauvez- moi; recevez -moi au nombre de vos enfants.
pa 2e Eee TAN dE
RU dd SU
IUS, à F LE PÈRE MAGIUS.
on vous Ouvrir Vous, Stanislas de Kostka ?
4 STAN:SLAS.
sans asile, san Hélas ! je sens combien je suis indigne sur le point ‘Lune aussi grande faveur.
US. ik LE PÈRE MAGIUS.
pour sauver | Ms abanüonneriez votre fortune et le nde !
ay STANISLAS.
Mon Père, c'est bien peu de chose: échan est pas votre vi@l un peu &e poussière contre le ciel. e bienveillance
passion. : Votre résolution est extraordinaire : vous
levez y réfléchir longtemps.
LE PÈRE MAGIUS.
mn
f ns STANISLAS.
Depuis trop longtemps je résisté à la voix ; lu el.
s le triste pèle. LE PÈRE MAGIUS.
ins abri contre Comment cette voix s’est-elle fait en en- Juies parts, les
ré à votre cœur ?
lenacent. Mon î F
Moi au nombre STANISLAS.
ois : je vous l'avouer, mou Père? Dans
cette douloureuse maladie, quand tout « qui n'environnait était sourd à mes suppli cations et à mes larmes, que Dieu sembla m'avoir abandonné et que l'enfer redoubla ses efforts, dans un moment d'inexprimabl souffrance, je poussai, de toute la force d:
mon âme, une prière vers le ciel. Il nx sembla alors que je n'étais plus sur la terre une pure lumière rm':aondait de toutes part et deux anges étaient à mes côtés. Je reçu de leurs mains le pain qui fortifie, et je compris, Oui, je compris clairement que c'es dans cette milice sacrée de Jésus que je doi : combattre les combats du Seigneur.
LE PÈRE MAGIUS.
Ne craignez-vous point que les élans d votre amour ne vous aient trompé ?
Ah! mon.Père, pouvez-vous penser ainsi! .
Pourquoi me forcer à découvrir des chose: * que je devrais toujours cacher ? Je ne mt trompe point: le ciel a parlé, la sainte Vierg: m'en est garant. Je l'ai vue, cette bonne mère, cette auguste vierge, reine du ciel « de la terre! elle tenait mon Jésus dans ses bras. Non, ni les lueurs argentées de là.
quand tout « fe. ni les feux brillants de l'aurore, ni des d à mes suppl milliers de soleils ne sauraient donner une > Dieu semblai idée @e la douce clarté, de l'éclat infini enfe r redoubla qui l’enveloppait comme d'un vêtement. d'inexprimabl, Jétais hors de moi, confondu, anéanti en sa ute la force dépéésence. Je sentais qu’elle m'’attirait à elle le ciel. IL m ébque l'amour de Dieu embrasait mon âme. us sur la terre 98 le recus dans mes.bras, je le pressai sur de toutes part Mon cœur, l'aimable enfant Jésus! Mon Ôtés. Je reçu Dieu! mon Dieu! quel bonheur réservez- | fortifie, et je vous donc à vos élus, puisque les misérables ement que c'es pêcheurs sont ainsi favorisés ? En même sus que je doi témps, d’une voix qui pénétra jusqu’au fond Igneur. de mon cœur, et dont je n’oublierai jamais l& céleste harmonie : «Stanislas, me dit-elle, @'est dans la compagnie de Jésus que vous le les élans d Wouverez votre repos.»
im pé ?
LE PÈRE MAGIUS.
| #0 mon Dieu! quelle est la profondeur des is penser ainsi!
ir dés cho Hésors de votre sagesse! Vous cachez ces 2S 1 se: DU “ . . , Q « , .
| Choses à ceux qui ont vieilli à votre service. er? Je ne m «
; à “e vous les révélez à de faibles enfants.
à sainte Viergr cette bonne =" ine du cielet
ésu: an: LBE à . ; . . ; sn dans se … Vous le voyez, c'est Dieu qui m'appelle gentées de lin |
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LE PÈRE MAGIUS.
Mon fils, il vous donnera les moyens d' ler à lui.
Vous m'admettez donc au nombre de v enfants ? :
LE PÈRE MAUIUS.
Stanislas... impossible.
Quoi, mon Pr .. Mais je veux me sai ver, je veux aller à Dieu, je veux me don ner à Jésus. Il a dit: Laissez venir à mo les enfants, et vous me repoussez! Ah ! mo Père ! mon Pere!
LE PÈRE MACIUS.
Mou enfant, Dieu m'est témoin de l’em pressement avec lequel j'exaucerais votr prière ; mais uue force . liquelle nous n saurions résister, vien. : mientôt vous ar racher à notre tendresse. :4a colère et 1:
vengeance trouveraient mille moyens d’at tirer sur vous et sur nous des maux incal culables.
LUS. a les moyens d’ insi, quand Je croyais toucher au térme, and un mot allait mettre le comble à mon heur, un refus impitoyable détruit mes pérances. IL le faut, je serai condamné à re au milieu d’un monde que je déteste ; dois mépriser les ordres de la sainte erge : la force humaine saura bien m'y ntraindre ; elle me poursuivra partout où étend l'autorité du puissant empereur, ami de mon père. Oh! jamais, jamais ! Je Sortirai plutôt de Vienne, je n’éloignerai de Allemagne, j'irai frapper à toutes les portes, me rendrai à Rome, à l'extrémité de l’u ers, s’il le faut : je ne m'arrêterai qu'a s avoir trouvé le repos que je cherche.
au nombre de v
IUS.
Je Veux me san je veux me don sez venir à mo ussez! Ah ! ma