PROLOGUE
Le soleil achevant sa course triomphale Avait illuminé la vitre occidentale; Son large rayon d'or sur les vitraux glissant , Dans la pourpre et l'azur se teignait en passant; Ou, comme un dard de feu tombé de la coupole Au front de la statue allumait l'auréole ,
Et , plongeant en reflets sous l'arche du milieu , De lumière et de gloire inondait le saint lieu.
Les moines, deux à deux, entrèrent dans l'enceinte, D'une main en passant puisèrent à l'eau sainte, Puis rangés en trois chœurs, alternant dans l'accord, Entonnèrent le chant de triomphe et de mort. Portant dans ses versets tout un âge héroïque , Le grand hymne éclata sur le mode hébraïque , Et le psaume brûlant et le cantique en pleurs Réveillaient tour à tour la gloire ou les douleurs.
L'HYMNE DES AÏEUX