PAROLES DU SEIGNEUR
Je mettrai sur son front un signe de puissance L'aigle le satura dans les hauteurs des cieux, Le lion ne pourra soutenir sa présence , L'aspic le regard de ses yeux.
Son pied droit chaussera l'éperon de victoire , Je couvrirai ses reins de mon large manteau , Et son glaive jamais , sans honneur ou sans gloire , Ne sortira de son fourreau.
Car c'est moi qui l'ai pris au flanc de sa colline, Sur les bords du torrent où buvait son troupeau , Et j'ai choisi, dit Dieu, son bâton d'aubépine Pour porter aux vents mon drapeau.
Un torrent coulait seul dans son champ de tristesse, Deux fleuves sous ses lois accourront s'épancher; Je ceindrai ses états comme une forteresse D'une ceinture de rocher.
J'étendrai son domaine aux bords où tu soupires Beau fleuve aux cornes d'or par le jour attiédi ; Je mettrai dans ses mains la clef des deux empires Et la balance du midi.
l'hymne des aïeux.
Sur la montagne blanche où l'azur est sans voile , Où le vent livre aux monts un éternel assaut, Ma main au dernier pic posera son étoile Pour qu'elle brille de plus haut.
Les peuples la verront dans sa splendeur divine Et diront : quoi! c'est là l'étoile du pasteur Qui paissait ses brebis aux flancs de la colline ! D'où lui vient cet excès d'honneur?
— 11 lui vient du Seigneur à qui seul est l'empire , Qui meut tout l'univers sur ses brûlants essieux , Qui rallume un soleil quand une étoile expire Et qui règne au plus haut des cieux !
Et parce que ses fils ont moissonné ma gerbe , Qu'ils n'ont pas fait manger au peuple un pain amer, Je mettrai dans leurs mains la ville au nom superbe Dont le pied se baigne à la mer.
Et deux fleuves encore arroseront leurs plaines Jusqu'au jour du partage où, cédant à mon vœu, J'enfermerai deux mers dans leurs riches domaines Et la montagne du milieu.
Je les aurai pour fils comme ils m'ont eu pour père, Car j'ai fait avec eux un pacte solennel!
— C'est l'arrêt du Seigneur, le maître de la terre, Le Grand, le Très-Haut, l'Eternel!
L'HYMNE DES AÏEUX
AVANT l'HYMM.