FIGURES LAMINAIRES
surtout de celles qui consistent en un assemblage de lames, oflFrirait des diflBcultés, et, dans tous les cas, serait peu commode.
La première idée qui se présente, est d'employer un liquide dont les lames se solidifient par simple évaporation à froid, tel que le coUodion, une solution d'albumine, etc. ; mais, avec un semblable liquide, je ne suis parvenu à quelques résultats, qu'en me bornant à des figures de très-petites dimensions. Le liquide qui m'a donné la meilleure réussite est une solution de guttapercha dans le sulfure de carbone : avec cette solution, j'ai obtenu un très-joli petit système dans une charpente cubique dont les arêtes avaient deux centimètres de longueur; ce petit système s'est conservé plusieurs mois, après quoi il s'est réduit spontanément en poudre. J'ai essayé inutilement avec une charpente de trois centimètres de côté. La figure de gélatine solidifiée dont j'ai parlé au § 141, adhérait à une charpente dont les côtés avaient, comme M. Schwarz a bien voulu me l'apprendre, environ trois centimètres et demi de longueur; mais cette figure consistait en une lame unique, et M. Schwarz ne l'a produite qu'à l'aide d'une manœuvre particulière. Pour tacher d'arriver, dans le cas des assemblages de lames, à des résultats de quelque grandeur, je me suis dit qu'il fallait recourir à des substances qui, ainsi que le verre, ne sont liquides qu'à chaud, et en chercher une qui remplît la double condition de ne pas exiger, pour se fondre, une très-haute température, et de se laisser développer, à l'état fondu, en lames d'une étendue suffisante.
On verra, plus loin, que Morey a obtenu, avec de la résine, des bulles allongées atteignant la grosseur d'un œuf, formées d'une lame assez mince pour montrer des