CLIMAT
a. Température.
Parallèle noyen 53" 3o'
Température oioyenne . . lo» i
1 1 au centre du te
— — 7 89 à l'exlréniité uord.
— — la 33 àrexirémitétud.
Quaatitéiiu>yeDaedeptuieS34 mitl. ou 19 p. 9 Itgncf.
Observations locales. Température moyenne annuelle.
Laliindn.
5i 5i Bi
aS
Licox. Tcmpér. mojaMM, drgrè* cênAgr.
Douvres» ADgleterre. io**^2o Bristol. icL . . . II 3
Bridgewater. id. . . . ii 4 Londres. id. . . . lo
Cork. Irlande . . ii ii
Norwich. Anglet.
Liverpool. id. .
Manchester. id. . Dublin. Irlande.
Angleterre
id. .
id. .
Ecosse .
id. .
Kendall.
; Lancastre, Keswich.
Glascow.
Edinbourg.
Londonderry* Irlande Kiniauns. Ecosse.
Perth. id. .
Orcades, Mer du N.
Shetlands. id. . .
mai. 8S.16.
2 |0ja. — 14.1s.
8mMx. 27.50 wio. -10.28
ÎD. — 3iiS3.
b. Pluie.
Ludgnan.
Selbourn.
Douvres.
Bridgewater.
Bristol.
Londres.
South-Lambeth.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Millim. Poneci. Lign«>.
Plymouth. — Angleterre. . . i,256 46
TEKHITOIRE. |5
Cork. Irlande 864 3i it
Upmintier. Anglei 499 18 5
KimboUon. id 634 a3 5
Ouadte. id 584 si 7
Lyndou. id 60a 13 3
Norwicli. id 634 93 5
ChaUwnrth. id 70a aS 11
Lirerpoot. id 06o 3i 9
Dublin. Irlande .... 634 93 5
Manchester. Angleterre. . . S40 3i
Leedft. Écotse. ..... 643 a3 g
Lancaater. Anglet i,o54 38 1 1
Keudall. id a,3ao 83
Reswicb. id 1,71a 63 3
Carlille. id 5ia 18 11
Londonderry. Irlande 8ia 3o
Edinbonrg. Ecowe 6a3 a3
Claicow. id. ..... . 749 a? 8
Kinbuot. id. 43} 16
Pertb. id 646 a3 11
Orcades. id 660 a&
Le climat des Iles Britanniques , si l'oa fait exception de TÉcosse septentrionale et des an- Dées rendues rigoureuses par la doraiiiation prolongée des vents du nord , est généralement doux, tempéré, presque tiède, exempt de chaleurs et de froids extrêmes. Le voisinage de la mer rend les saisons plus égales que dans les contrées du continent; il en résulte que l'on élève , en pleine terre , dans le midi de l'Angle-
l6 TERRITOIRE.
terre , des plantes qui ne peuvent, de l'autre côté de la Manche, supporter nos hivers; mais aussi, l'abaissement de la chaleur pendant l'été empêche les fruits d'atteindre à une parfaite maturité.
Au contraire de nos provinces y oii la pluie ne tombe que lorsque les courants de l'atmosphère viennent de telle ou telle partie du territoire, il pleut en Angleterre à tout vent; et l'on conçoit qu'il doit en être ainsi, puisque l'évaporation de la mer est apportée par chaque fluctuation de l'air, quelle qu'en soit la direction. La quantité de pluie annuelle est de 16 pouces à S3, ou autrement elle est dans un lieu quintuple de ce qu'elle est dans un autre. C'est un effet des localités, qui déterminent Tafïluence et la condensation des vapears aqueuses. La moyenne de la quantité de pluie est estimée ainsi qu'il suit:
Angleterre. ... 36 pouces 94 cent. mes. ang.938 milK
Ecosse 3i » 788
Grande-Bretagne. 3a * 826
On a calculé qu'il tombe annuellement, sur l'Angleterre et Galles, q8 milles cubes de pluie, qui font 1 1 ô,ooo millions de tonneaux pesant chacun q,ooo livres ou 1000 kilogrammes. C'est un arrosement de 8,333 tonneaux par hectare de la surface totale. On admet que le brouillard et
la rosée augmentent cette quantité -deau d'un 5* et la portent à i o^ooo tonneaux , ou un mètre carré d'arrosement par mètre de superficie du sol de r Angleterre. En supposant exacte cette supputation^ la terre recevrait, dans ce pays, une quantité d'eau annuelle de 36 pouces ^ i lignes, ou 1000 millimètres^ dont 600, ou as pouces 10 lignes, pendant l'automne et l'été. L'arrosement nécessaire étant seulement de 54 ^ millimètres, il y aurait en plus Ô9 millimètres , ou 2 pouces 3 lignes.
La domination des vents d'ouest rend ces calculs illusoires^ en distribuant les pluies d'une manière inégale entre les deux côtes opposées de la Grande-Bretagne. Sur oelleà Forient, on compte 23o beaux jours, tandift ^e ce nombre est réduit à 1 60, ou un tiers de moittSy sur la côte occidentale, battue par les vents orageux de l'Atlantique.
L'humidité du climat des Iles Britanniques agit puissamment sur les êtres organisés; elle favorise la végétation , mais elle devient, pour les hommes, la cause de maladies funestes. On lui attribue la fréquence de la consomption qui produit le quart de la mortalité de Londres. Elle enfantait autrefois, par les effets des eaux stagnantes , des fièvres pernicieuses endémiques , qui enlevaient un grand nombre d'habitants, sur-
là TBAIllTOlhE.
tout dans les provinces septeotrionales de l'Angieterre. Jje% travaux de dessèchement et les progrès de la civilisation ont enfin tari ces causes perpétuelles de désordres , et depuis un demisiècle la salubrité du pays s'est immensément améliorée.