C. DIVISION DE LA PROPRI^T
En admettant que la population de l'Indoustan soit de 3o millions d'habitants, si Ton applique à ce nombre les proportions de la propriété don-
liées par l'abbé Dubois , voici comment est distribuée la richesse publique :
1 5,000,000 dllabitants, où cinq dixièmes possèdent moins de i no francs de revenu.
La plupart sont aux gages des cultivateurs , et reçoivent 3o à 5o francs par an , sans nourriture, ou seulement io à no quand ils sont nourris.
9,ooo«ooo pus^èdeot
de lao k
600 fr.
six 90*^
de 600 à
i,aoo
deai au^'
i,5oo,iK>o
de 1,200 à
a,4oo
lin ao"
et 9.400 à
un 3o*
de 5,000 h
un So*'
3oo,ooo
de 11,000 à
a4fOOo
un loo**
' i5o,ooo
aa-detBQs de
a4>ooo
un aoo**
Le peuple , c'est-à-dire ceux qui n'ont que le nécessaire ou qui ne Font pas, forme une masse de a4 millions d'habitants, constituant les quatre cinquièmes de la population. La classe moyenne compte 5y5oo,ooo personnes^ ou le sixième; et les riches n'excèdent pas un million , ou le tren-» tièmedes habitants. Mais, dans ce pays la pauvreté n'a pas les mêmes limites qu'en Europe. Deux onces et demie de sel, deux livres de légumes et huit livres de riz suffisent à la consomtnation journalière d'une famille de cinq personnes jouissant de quelque aisance. Chaque champ donne deux à trois récoltes par an , ce qui augmente le travail proportionnellement à l'étendue
des terres. L'habitude de vivre exclusivement de végétaux et de n'avoir que peu de pâturages , fait qu'avec la même étendue de terrain, on nourrit dans llnde quatre fois plus de personnes qu'en Angleterre.
4^ AGKICULTUaE.
La fertilité de Tlndoustan est à peine croyable lorsque l'on compare les récits qu-èn fofit les observateurs les plus exacts, aux produits cliétifs que donnent à grande peine les terres de l'Europe.
Le riz^ qui tient lieu de nos céréales, ofifîre huit espèces différentes, qui pour mûrir n'exigent que quatre mois et demi , ou tout au plus six
mois. On en obtient :
Dans les terres de première qualité . loo à ii4 poor an.
— de seconde 70 à 84
— de troisième 4^ ^ 4^
Par onterme moyen 70 à So ^- on
37 hectolitres 68* litres par hectare , et toat an moins 55 par an.
Une. foule de pjantes alimeqtaires qui s'ac* commodent de toute espèce de sol, fournissent à la subsistance du peuple. Voici leur rapport ordinaire , d'après Bucchanan (i).
UMtol.
Kir.
ao
ao
ao
ao
ap
COLONIES. l 1 9
Nom» iittlirn». Nom» linéeti*. Rapp. d« la •rinmce. Prod.d» rh«ri.
Sholam. . . , Uoico» Sorghom lao à i3a
Gamba.... H. gpicatas. . 5o li
Shamay .... Panicum iniliare 3o a
Tenay P. ilalicom 3o à
Uarica Paspalam fnimentarium . 3o
Batlar Dolichos Lablad 3o
Natragj .... Gynotonu corocanua. ... 5a
Tat*eJlu .... Scaame orientale 35
Phalseolos mongo 1 5
Trilicam monoccam. . , . 4^
T. spelta 18
LecotonnUrrapportede i,o6a à 1,579 Iîy. de laine par becl. Le labac — 1,4^5 à 1,600
L*indigo — i5 à ao
L*opîam -— 4a à 1 4a
La canne à sucre donne 75,000 livres de jus ou vésou, qui, à raison de six livres pour une livre de sucre, font ia,5oo livres par hectare, au lieu de 3,000 que rapportent les terres des Antilles. Le bas prix du travail réduit la valeur delà livre de sucre brut à 16 centimes, tandis qu'aux Indes occidentales, elle revient à 65. De là le projet de transporter exclusivement dans l'Indoustaa la culture de la canne, et de donner à l'Angleterre le monopole de ses produits^ L'abolition de la traite et l'émancipation des esclaves des Antilles conduisaient inévitablement à cetta révolution , lorsque la fabrication du sucre de betterave en a suscité une autre.
1 30 GOLOlflES.
Le commerce anglais exclusivement était éva^ lue ainsi qu'il suit en 1 83o :
Importation loa^iSa^ooo
Exportation 141^975,000
Nous donnons d'autres détails sur cet objet au diapitredu commerce.
6* FORCES XILITAntES.
L'armée de l'Inde est formée maintenant en temps de paix de
sootooo hom. de troupes natÎTes régnlièret. Cjpajefl^ 3o,ooo — de troapes européennes i
ao,ooo — de csYalerie native , commandée par des officiersanglab.
Les mouvements de ces troupes, dans une aire de 60,000 lieues carrées ^ vont être Êivorisés par la navigation à la vapeur, introduite, en id36,sur le Gange , et qui sera étendue probablement cette année à l'Indus. Ce fleuve immense , qui couvre la frontière occidentale, a été reconnu avec beaucoup de soin et d'intelligence par le capitaine Bums, auquel on doit le projet judicieux et im* portant de le faire servir d'une manière essentielle à la défense de llnde Britannique.
RÉSUME
Nombre des préndenees et étobl. pri'ncipaax . . 9
Étendoe de leor territoire t ,. 69,572!. c.
Leor popaUdon non comprit les alliés 90«5a6|OOo h*
Lear commerce d*importadoa etd*exportation. 244fOOOfOoa
SECTION IV