‹ Statistique de la mortalité par variole en Angleterre de 1871 à 1892: Bienfaits de la vaccine, les ligues antivaccinatricesChapitre 20 sur 47 · SD. SEE · texte numérisé non relu

SD. SEE

J'RSGSAURE RE 210.9

Il ressort du tableau précédent que le chiffre de la mortalité variolique dans l’enfance, qui s'était élevé dans la période 1871-75 à 401.9 est tombé à 210.9 pour les années 1886-1890.

Sans doute, il eùt été préférable d'établir ce taux d’après le nombre d'individus vivants et divisé également en deux catégories (0-10; 10-4), mais nous n'avons pu nous procurer les chiffres nécessaires pour faire ce calcul.

Du reste le D' Kummer, dans une communication

* faite au Congrès d'hygiène de La Haye en 1884, a pu fournir ces résultats pour les années antérieures à 1880. |

Voici ses conclusions résumées dans le tableau suivant.

Sur un million d'habitants, il est mort :

De 1847 à 1853 (Vaccination facultative).

305 individus de tout àge ; 1954 — : de 0 à 10 ans; 291 — de10 àw — - De 1854 à 1871 (Vaccination obligatoire sans sanction suffisante).

223 individus de tout âge ; 1060 — deD'amianss 231 + de 10 à w —

HSE:

De 1872 à 1880 (Vaccination obligatoire, renforcée par des pénalités).

156 individus de tout âge ; 509 — ide 0 4 10'ans" 470 — del0Oà o —

Ce qui frappele plus dans les tableaux précédents, c'est la rareté des décès par variole dans les années qui suivent de près la vaccination. Plus tard au contraire, alors qu’on n’observait avant la période de vaccine obligatoire que quelques cas, presque tous les individus étant déjà variolés, les cas et les dècès de variole sont nombreux précisément à cause de la durée limitée de l’immunité vaccinale. Cette diminution de la mortalité infantile serait encore plus manifeste, si nousexceptions tous les décès survenus avant l’âge de trois mois, terme ultime assigné par la loi aux parents pour faire vacciner leurs enfants. Sitôt cet âge la courbe de la mortalité variolique fait une chute brusque.

En résumé, depuis 1871, l'Angleterre a retiré de Pobligation de la vaccination des bienfaits incontestables.

Nous allons voir cependant que la diminution du taux de la mortalité par variole aurait pu être beaucoup plus grande, si la loi sur la vaccination obligatoire avait toujours été scrupuleusement appliquée. Nous montrerons que les épidémies de variole ont toujours frappé les mêmes comtés et dans ceux-ci les mêmes districts, et qu’elles ont fait d'autant plus de victimes qu'elles sévissaient sur des populations mal vaccinées.

La statistique des districts voisins, et se trouvant dans les mêmes conditions hygiéniques, c'est-à-dire ayant même population et même étendue de territoire, mais

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bien vaccinés, sera une excellente preuve des bénéfices que les précédents aurait dû retirer.

$ 4 — Mortalité par variole à Londres et dans les comtés.

C'est à Londres et dans les comités qui l'environnent : Surrey, Kent, Middlesex et Essex, ainsi que dans ceux de Lancaster, West Riding, Stafford, Warwick et Durham que la mortalité par variole a toujours atteint le plus haut chiffre. (

Les comités de Huntingdon, Dorset, Hereford, Ruthland et Westmorland, ont au contraire donné un taux minime. [l suffit de mettre en regard de celui-ci, la proportion des enfants non vaccinés, pour démontrer du même coup les bienfaits de la vaccine.

1873-1888. Huntingdon, non vaccinés: 1.7 0/0. Mortalité pour 100.000 (73-92) 1.1

Dorset, 3.8 — — 0.4 Hereford, — À — — 19 Ruthland, — 3.4 — — 2.1 Westmorland, — 1.4 —— — 1.6

Nous donnons, dans les tableaux suivants, le nombre ‘total des cas de décès par variole, et le taux de la mortalité pour 100,000 habitants. Nous l’avons calculée sur la population moyenne de 1871 à 1881 d'une part, et sur celle de 1881 à 1891 d'autre part.

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