MANOEUVRES
De 1789 a 1797.
De 1801 à i8o5.
Acqui
Ceva
Port-Maurice.
Savone.. . . . .
Départemeni
Acqoi ......
Geva
Port-Maurice Savone .....
Dépaitemeq
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Ceva l
Port-Mauric^ Savone
Dëpartemet
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Hommes. Femmes.
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Hommes.
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Femmes.
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en raison des pensions ecclésiastiques et militaires ; il étoit en 1 809 dans le rapport d'un deux cent quatre-vingt-dixième avec la population générale.
Les individus vivant de leur travail mécanique ou industriel avoient diminué de nombre pendant l'époque de la décadence. On voit qu'il se rétablit aujourd'hui d'une manière notable, ce qui est un indice certain de [Prospérité. Le rapport de cette classe avec la population étoit aux trois époques de dix cinquante-septièmes, dix cinquante-septièmes et dix cinquante-quatrièmes.-
La classe qiïi ajoute un travail quelconque à ses revenus a augmenté sensiblement et se trouve dans le même rapport que celle dont nous venons de parler.
Le. nombre des manœuvres des deux sexes a augmenté; il est entre le quart ou le cinquième de la population. On remarque dans cette colonne que le nombre des femmes manœuvres s'est accru à la dernière époque. Les bras enlevés à la culture par la guerre sont la principale cause de cette variation. Le nombre des femmes manœuvres est de la moitié environ de celui des hommes de la même profession.
Le nombre des domestiques faisoit à la première époque le vingt-et-unième de la population ; il n'en faisoit plus que la trente-troisième partie à l'époque des invasions et des malheurs. Après il a formé le trentième de la population. On peut en conclure que tout ce qui tenoit au luxe a été abandonné et que, malgré le rétablissement de Tordre, on s'est borné encore dans les familles aisées au strict nécessaire. On remarquera qu'aux deux premières époques le nombre des domestiques des deux sexes étoit presque égal ; mais à la dernière les domestiques femmes l'emportoient d'un tiers sur les autres.
Quant aux ouvriers d'art, leur nombre n'a pas beaucoup varié aux trois époques; mais il avoit une tendance à augmenter, ce qui indique une progression avantageuse dans l'industrie.
Les recherches que Ton a faites pour constater le nombre des pauvres aux trois époques n'ont pu rien donner de précis pour les deux premières ; mais à la dernière il étoit de 7,200, c'est-à^lire d'un quarante-deuxième de la population totale. Sur ce nombre il existoit 1,682 mendiants, ce qui fait un peu plus de deux centièmes de la population.