BONNETERIE
Romans et le Bourg-du-Péage sont maintenant les seules communes où on se livre à ce genre d'industrie, qui est bien déchu de son ancienne prospérité. L'Espagne tirait autrefois une grande quantité de bonnets de laine des fabriques de Romans , et aujourd'hui on n'y en expédie presque plus. Cependant , des bas , des bonnets et des gants drapés de la fabrique de Romans , et sortis des ateliers de M. Berard , furent trouvés de la meilleure qualité à l'exposition de 1 806.
TANNERIE, MEGISSERIE ET CHAMOISERIE.
Il j a dans le département quatre-^vingt-sept ateliers de ce genre ; mais ce n'est qu'à Romans, Montélimar, Die, Dieu-le-fit, Chabeuil, Crest, Saint-Vallier , Valence, le Grand-Serre et Pierrelatte, et principalement dans la première de ces villes , qu'ils offirent des produits importan^f
On y travaille les peaux que fournit le pays et celles qu^on se procure d^Orléans , de Lyon et des départemens de FArdèche et de Vaucluse. On emploie aussi des cuirs en poil de Buenos-Âyres , qu^on achète à Marseille et dans les autres ports de la Méditerranée.
Le tan se tire en entier du département, qui en fournit encore aux contrées voisines.
La moitié des produits de la tannerie se consomme dans le département , et le surplus est porté à Grenoble, Lyon, Villeneuve-lès^Âvignon, Beaucaire et Marseille.
Quant aux peaux mégissées, elles alimentent d^abord la ganterie de Valence, et le surplus est envoyé à Grenoble , où il a un débit toujours assuré.