‹ Statistique du département de la DromeChapitre 119 sur 234 · CARRIERES POUR LES CONSTRUCTIONS · texte numérisé non relu

CARRIERES POUR LES CONSTRUCTIONS

Il y a sur presque tous les points du département des carrières dont on extrait de la pierre à bâtir, des calcaires, des quartz, et surtout des grès eendres connus sous le nom de mollasse.

Les communes qui possèdent des carrières dopt elles fopt 4U dehors un

objet de commerce et cTindustrie , sont celles d^Allan , Baume-de-Transy ^ Chamaret , Charmes , Chàteauneuf^d^Isire , Clérieiix , Cokmzelle , Pejriii& ^ Peyrus , Saint-Paul-trois-Chàteaux , Saint-Restitut , SaiUans , Taulignan , la Vache et Tain.

Les principales carrières de mollasse sont celles de Chàteamienf-d^Isère , Clérieux , Peyrins et Saint-Restitut.

On trouve aussi à Saint-Jean-en-Royaos , Boston , Châteaudouble , Peyros et Echevis , de belles et abondantes carrières de tuf» Il y en a également une au Buis , mais elle est dqmis long-temps inexploitée.

U existe dans les communes de Lus-la-Croix- Haute, Espeludie et 'Rochefort, des carrières de pierres meulières assez estimées. Les pierres meulières qu^on rencontre ailleurs ne sont pas tirées d^mie carrière ^ ce sont des blocs épars et accid^itels.

La montagne de Pierre-Aiguille, près de Tain, renferme un granit d^one beauté et d^nne dureté rares. On Texploite comme pierre à bâtir , et pour la confection de meules qui servent aux potiers à réduire le vernis en poudre ténue. Il serait propre aux constructions monumentales , pour lesquelles on cherche, avant tout, la beauté et la solidité. De nombreux fragmens trouvés dans les décombres d^édifices antiques prouvent que les Romains avaient su Tapprécier , et qu^ils s^en servaient pour orner leurs salles de bains. Dans un rapport sur les marbres et granit de France , M. Héricart de Thury le cite comme susceptible de recevoir le plus vif poli , et le compare k ceux d^Egypte (1).

Il fut question en 1812 de Temploy» à la construction d'un obélisque sur le Pont-Neuf, à Paris. M. Denoa, alors directeur des musées, vint exprès sur les lieux, avec M. Peyre, architecte du gouvernement, afin de voir si ce granit était vraiment monumental, et ils reconnurent qu'ail remplissait parfaitement Tobjet proposé.

M. Heuraux, entrepreneur des mines de Carrare, vint aussi à Tain, envoyé par M. Denon. Il y amena un maître-ouvrier du Lac-Majeur, et ils s^assurèrent de plus en plus de la possibilité de tirer de cette carrière de fort beaux blocs. Le ministère voulut traiter pour Fextraction de la quantité dont

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(1) Statistique nUnéralogiqu$ du départsnunt , par M- Gras.

il avait besoin ; mais les conditions onéreuses des propriétaires , et plus encore les événemens politiques qui survinrent peu après, s'^opposèrent à ce que le marché fut passé et la carrière exploitée.

Les carrières de Crussol ^ en face de Valence , et celles du Pouzîn , de Chomérac , de Cruas et duTeil, fournissent aussi à la rive gauche du Rhône une grande quantité de beaux matériaux. Ceqx de Crussol ont été employés au pont de Tlsère, et ceux du Pouzin aux ponts de la Drome et du Roubîon.

La prison de Valence , dont la ponstruction remonte à 60 pu 70 ans , est le premier édifice de cette ville où la pierre de Crusse^ ait été employée.

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