‹ Statistique du département de la DromeChapitre 175 sur 234 · coAprriŒ rr · texte numérisé non relu

coAprriŒ rr

Le port du Robinet est un des plus fréquentés du Rhône : ses afrrivages' approvisionnent tou(e la partie méridionale de Tairondissemeat. De belles' digues y contiennent les eaux, du fleuve.

. Sur Téminence au-dessous de laquelle le bourg est placé, sont les ruines* de Tancien château. On y jouit d^une vue magnifique i où- suit au loin toutes les sinuosités du Rhône , et Ton domine les plaines riantes et fertiles de' A^iucluse.

Il a existé long-temps à Dbnzère une abbaye dont la fondation remontait aux premiers siècles du christianisme* Inquiétée et détruite dans le VIII"^ siècle, elle dut son rétablissement, en 804, aux Ubéralitéâ de Lofuis, roi d* Aquitaine. Les évêques de Viviers s^en firent attribuer le temporel ^ tfabori par Tempereur Lothaire, en 860, et ensuite par Charles-le-Chauve, en 877. Il parait même que c^est là Forigine d^ droits qu^ils ont exercés jusqu^à la^ révolution sur la terre de Donzère , dont ils possédaient la seigneurie avec titre de principauté.

Cest la patrie du jésuite Joseph Joubert, auteur d^un Dictionnaire français^ et latin , devenu classique : né le 24 octobre 1688 , il est mort en 1724.

EROME. — Cette commune se compose de trois petits villagesi Le premier , en allant de Tain à Saint- VaUier , est Gervans , placé à quelque distance de la route, et au bas d^un coteau qui fait partie de la chaîne de montagnes dont dépend YHermitage. Le vin en est très-bon. Le second village est Érôme , que traverse la grande route , et le troisième Serve, dont le Rhône baigne les murs ; il est également traversé par la grande route et dominé par un ancien château-fort.

On a trouvé dans le village de Gervans, en 1798, un vase en cuivre d^une forme singulière. Son ouverture était comme divisée en deux parties , Tune plus grande et Fautre plus petite : on vidait sans doute par Tune la liqueur que Ton y introduisait par FautTO. \\ était rempli de médailles de differens âges : il y en avait aux coins de Gallîen et de son épouse Salonine, de Postume et de Victorin, pères de Claude II et de son frère Quintile, des deux Tétriques , d'Aurélien et de Séverine, sa femme, de Tacite, de Probus, de Carus, de ses fils Numérien et Caria, de leur mère Magnia Urbica, et enfin de Dioclétien (1).

(.1) Mémoires de l'abbé Chalieu^ pagp 143*

• ÉTOILE ( Stella y Casirum de Stella). — Le bourg d'Étoile est sî(ué sur ie penchant d'un coteau et entouré de murailles , à 1 3 kilomètres sud de Valence, sur la route vicinale de cette ville à Crest. Les eaux j sont fort belles €t fort abondantes; il y a des fontaines publiques dans presque tous les quartiers du bourg. La population agglomérée n'est <jue d'environ 1 ,300 individus, mais la population totale est de 2,989, parce que, indépendamment de son chef-lieu , la commune se compose de beaucoup de maisons éparses dans la campagne et de plusieurs hameaux, dont le plus considérable €st la Paillasse^ sur la grande route de Lyon à Marseille : c'est un relais de la poste aux chevaux.

Son territoire est vaste et d'une culture riche et variée : arrosé de l'est à l'ouest par les eaux de la Véoure et du ruisseau d'Arcetle , il est baigné au couchant par le Rhône et au midi par le torrent d'Ozon.

Il y a une fabrique d'ouvraison de la soie, deux belles filatures à la Gensoul, des fours à chaux et quatre foires par an.

L'époque de la fondation de ce bourg est inconnue ; on sait seulement qu'elle remonte à des temps reculés , et on lit dans l'histoire de la province que c'était une des meilleures places du Valentinois pendant les guerres de la féodalité et les troubles religieux. Elle fut souvent prise et reprise par tous les partis.

Le château fut un de ceux qu'habita Louis XI , pendant le long séjour qu'il fit en Dauphiné, vers l'année 1A51. A la mort de ce prince, devenu roi de France, la noblesse de ces contrées fit d'Étoile, en 1483, le centre des mouvemens par lesquels elle voulut ressaisir la puissance féodale dont il l'avait dépouillée. Le gouverneur de la province envoya mettre le siège devant le château ; il y convoqua le ban et l'arrière-ban de dix-neuf communes des environs, et la reddition de la place, en soumettant le corps de la noblesse au nouveau dauphin , ruina entièrement le parti féodal.

Sous François I" et Henri II , ce château , que fit réparer et qtf embellit Diane de Poitiers, devint une des maisons de plaisance de cette femme célèbre, qui avait coutume d'ajouter à son titre de duchesse de Valentinois celui de dame d'Etoile.

M. Parisotfait son habitation de la partie de cet ancien château qui avait été conservée, et qui, dans les temps reculés, servait au logement des

officiers du comte de Valentinoîs. H a converti eo un beau el vaste jardin la partie du château proprement dit qui dominait le bourg d^Étoile et la vallée du Rhône.

La maison voisine, qui appartenait autrefois à M* Royané, est celle où fat reçu Henri II, lorsqu^il vint visiter Diane de Poitiers dans son château d^Étoile.

Elle avait aussi une habitation au-dessous et et à quelque distance d^Étoîle, connue sous le nom de Château de Papillon j et sur les ruines de laquelle ont été construits des moulins à farine et une fabrique d^ouvraison de la soie.

Sur la façade de Téglise de la paroisse, on voit gravée en caractères gothiques , sur une table de marbre noir , la charte d^afranchissemeot de cette commune, du 9 des calendes ou 21 février 1244.

Du jardin de M. Parisot, et surtout du calvaire, on jouit du point de vue le plus étendu , le plus rare et le plus varié : on domine toute la plaine du Rhône, on suit le cours du fleuve dans une longue direction, et Ton distingue une partie des montagnes du Vivarais.

On voit à la porte de la chapelle du hameau de la Paillasse ui^e très-belle colonne milliaire, trouvée, en 1757, par M. Terrasse i, dans une de ses propriétés, au nord et à 800 toises environ du village. Elle était sur Fancienne voie romaine d^ Arles à Vienne, au couchant et iM)n loin de laî route aftueile» Elle avait été posée en Tan 147 de J. C, sous le règne d^Antonîn-Pie. En voici Tinscription ; le sixième mille qu^elle marque était ccmipté de Valence :

IMP CAES T AEL HAD ANT AVG PIO PP PM

TR POT X cos un

CTest-à-dire : Imperatori Cœsari Tito /Elio Hadriano Antonino Augusto^ piOj patri patriœ ^ pontifici maximo ^ tribunitid potesiate decimùmj consuli quartum. Sextum milliarium.

A Tempereur César Tilus JBlius Hadriamis Ântouinus Auguskusi pîeuK, père de la patrie y pontife souverain y revêtu dix fois de la puissance tribunitienne , et consul p«ur la quatrième Ibis. Sixième mille.

Un troQçon de la colonne qui marquait le cinquième raille a été trouvé , en 1814 9 à 25 mètres au couchant de la route actuelle, près de la maisoQ d^un particulier nommé Jacques Arlaud dit Serrety où on le voit encore.

DESCRIPTION 0B8 COMBfUNES. 505

Charte de la commune à^Etoile.

A tous ceux qni les liront, ces lettres font savoir que, l*an 12^4 le 9 des calendes dé mars (21 février) , nous Adémar fUs, comte de Valentinots, par le fkit, non de quelque surprise ou tromperie, mais- par celui de notre pure et libre volonté, purement^ sim* plement, irrévocablement, par acte entre vifs, donnons, louons et concédons, tant pour nous que pour nos héritiers et successeurs, et à toujours, aux habttHns du ohftC^ci d'Étoile et de son mandement , qui relève inmiédiatement ou relèvera à Tavenit de notre propre domaine , de quelque sexe que soient ou: seront lesdîts habitans du château d*Étoile et de son mandement, ou qui Thabiteront à Tavenir, ainsi qu'à leurs héritiers ou successeurs habitant audit château d'Étoile et dans son mandement, la plusentfètt immunité et franchise de toute exigence de co7tde<cfiv (transport), de tou^^^fo^rA^^' (corvées) ou guœsita (recherches ou visite» domiciUaires),.qucinouf et^noa héritiers ou successeurs pourrons recevoir et exiger desdits habitans et de leurs héritiers ou successeur», justement ou injustement, par us ou abus, pan coutume ou droit. Encore donnons^ louons et concédons, tant pour nous que pour nos héritier» oa svooesseur»^ à tops les habitans du château d'Étoile et de son mandement, tant à-ceux qui nous appiurtienneat ou nous appartiendront immédiatement, qu'aux autres qui sont ou seront le» hammer ou vassauw ( subjecii) des soldats, des clercs {demiciUorut»)^ et du monastère de Saint- Maroellid ou de quelque couvent ou d*autres personnes ^ à condition , toutefois, qu'ils habitent ou habiteront dans le château d'Étoile et dans sosmandement, aussi bien.qa^à leur» héritiers ou »uocesseur», la plus entière raraïunité et franchise de toute redevance^ recherche et levée de foin et de paille ^ que tant nous- que nos héritier» ou aocoesseor»^ par droit, coutume ou us, pouvons ou pojarrons recevoir et requérir : promettant que ni nous, ni par le moyen de gens d'arme» à- no» gage»'( éomiuUùê ), oe par-autre» gens^ ne lèverons paille ou foin sur lesdit» bafaitan» actuellement vlvans>; afl^'aochlssanit lesdits habitans de toute levée, redevance- ( tousUê tàsohês ) et demande de foin e^ de paille , et afliVanohissant de toute redevance de ce genre les gens qui leur appartiennent;^ lesquelle» immunités promettant, tant en' notre nom qifr'en> celui de nos héritier» ou successeurs, au bailli d'Étoile, stipulant et acceptant au nom de tou» les habkan» d'Étoile et de son mandement, et à ce spécialement oonsiitué; promettant qu'à l'avenir, dan» toute» les corvée», réquisition» de foin ou- de paille que nous forons^ lèverons et requerrons, nous maintiendrons, sans y contreveair> et observerons- invielablement lesdites donations, concessions et franchises, y renonçant 'à toujours el spécialeMêoi et très^expressément au bénéfice de minorité, de restitution' 4 intervenir, de nouvelle constitution , d'exception par foit de dol et même d'erreur, et spécialement à la loi sur insinuation; voulant que notre donation ressorte son eflfet par efie«-mta»e, tout autant que si eUc' avait été insinuée ; renonçant à la loi dlte^ de véritable renonciation^ et à toute prétention que nous pourrion» tirer du droit eànon ou ctvil. — Bn outre, iKm»-

Adémar fils, comte de Valentineifl, la main sur les saintes tables, Jurons et promettons, en notre nom et en celui de nos successeurs, de maintenir à toujours tout ce qui {n^ède, et de garder notre parole, sans profiter d'aucune raison ou occasion que nous fourniraient quelque coutume, usage, statut du droit canon ou civil déjà promulgué ou à promulguer en ce qui concerne ce qui précède : lesqueb tous articles nous obser-^ verons inviolablement dans leur ensemble conune dans leur détail. — Les an, mois, jour que dessus, à Étoile , sur la place dite de Mauvais- Conseil ( MaU ConsilU ), présens et pour ce appelés les témoins Girod, prieur de Saint-Marcellin ; Gibaut, Amalric de Rocbefort, Hugues de Pierre-Gourde-de^-Lermin ; les soldats Guilhermy, Berenger, Rorenger de Grbta, Gerenton de Rieussec, Bonnefoi de Saillans, Pierre de Baies, ainsi que plusieurs autres, A. fils, comte de Yalentinois, a écrit les présentes, et voulons que, pour garder notre serment, elles soient maintenues par nos héritiers.

Confirmation de la Charte d^ Etoile par V empereur Sigismond.

Au nom de la sainte et indivisible Trînîlé. Amen.

Sigismond , par la grâce de Dieu, roi tou)ours auguste des Romains, toi de Hongrie ,

de Dalmatie, de Croatie^ , ^e Servie^ de France ^ de Lorraine et de Bulgarie,

marquis de Brandebourg, héritier de Bohême et de Nurembeiig,

Faisons savoir par ces présentes à tous ceux qu'il appartiendra, et pour en perpétuer le souvenir, que, bien que la sublinoie bonté de la Majesté romaine et royale se montre gracieuse à tous ses fidèles sujets du Saint-Empire, elle a coutume cependant d'accorder avec plus d'abondance ses faveurs et ses grâces à ceux qui lui donnent des preuves plus éclatantes de leur fidélité et de leur zèle infatigable à soutenir nos intérêts et ceux du Saint-Empire; oui l'humble requête qu'adressent à notre sublime Grandeur les ccdtixateurs et habitans du lieu d'Étoile, dans le diocèse de Valence, dans laquelle nous £usant connaître tous les induits, libertés, observances de louable coutume, et concessions, qu'ib sont reconnus avoir obtenus du magnifique Adémar de Poitiers, d'heureuse mémoire, fils du comte de Yalentinois > aussi bien que des autres comtes dudit lieu d'Étoile, et de Tillustre prince dauphin de Viennois, de la mouvance de qui relève , comme arrière-fief, ledit lieu d'Étoile , lesdits habitans nous supplient de déclarer que nous approuvons, ratifions, renouvelons et confirmons par la plénitude de notre puissance impériale les précédons induits, libertés, d>servances et concessions donnés et accordés : en conséquence, considérant tous les droits que lesdits cultivateurs et habitans du lieu d'Étoile ont acquis à notre gratitude, par leur zèle et leur constance à servir avec probité et habilement nous et le Saint-Empire ; attendu qup la susdite requête émane d'une source aussi pure, et que de justes demandes méritent un favorable accueil, après délibération prbe, sans avoir été surpris ou induit en erreur, mais de science certaine et du plein exercice de notre puissance impériale, nous approuvons, ratifions, renouvelons par grâce spéciale, et concédons par notre autorité romaine et royale, et de la plénitude de notre puissance impériale^ autant que nous le pouvons dignement,

dans tonte lent régularité, leur teneur, articles, sens et clauses , mof pour mol;, atusi qu'ils ont été rédigés , et comme s'ils étaient stipulés dans les présentes, tous et chaqp^ induits, privilèges, lettres ^ exemptions, grâces, libertés, franchises, observances ^ immunités , concessions et louables coutumes , sans préjudice , toutefois , pour nos drpils et ceux d'autrui. Par un intérêt , un don, une grâce particulière, nous avons jugé lès cultivateurs et habitans dudit lieu d'Étoile dignes d'être placés, et par la teneur des présentes les plaçons gracieusement sous la sûre garde, tutelle et protection spécnile du Saint-Empire; vous établissant les exécuteuns de nos volontés, el les protecteurs desdits cultivateurs et habitans d'Étoile-, vous illustres princes, dauphin de Viennois et comte de Savoie, pour les gouverner en notre nom, vous les fëaux chéris du Saint-Empire> et en vertu de notre autorité ci-dessus spécifiée et avec un plein pouvoir, nous vous. députons, par la teneur des présentes, pour punir et réprimer fous ceux qui violeraient, attaqueraient ou troubleraient, par eux-mêmes ou par autrui, lesdits induits, concession», grâces, libertés, immunités , privilèges > franchises et droits^ pour infliger les peines, faire et exécuter tout ce qu'en pareilles occurrences est ou sera opportua. Que nul homme ne se permette de déchirer cette page oîi est déposé , sous notre gardé et conservation, l'acte de notre approbation, ratification, rénovation, concession et confirmation, ou d'y contrevenir par quelque audacieuse entreprise que ce soit. Et ai quelqu'un s'avisait d'y porter atteinte, qu'il sache qu'il encourra l'indignation de notre Majesté impériale, et l'amende de vingt livres maxc d'or pmr,, âon| nous.réf^ons qm moitié seva portée dans notre trésor ou fisc impérial, et le reste pay^4 ceuic quiiauront souffert le dommage, par la déclaration des présenta revêtues, du sceau de notre Majesté. — Donné à Lyon, l'an 1416 de la naissance de Notre-Seigneur, le â de février, la 2"* année de notre règne de Hongrie, la 29"* de celui sur le9 Romains j la 6"* de notre élection, et la 2*' de notre couronnementi. *

EURRE ou URRE ( Urrum). — Cette commune, d^une population de 989 individus , est située dans la vallée de la Drome , à 4 kilomètres nordr ouest de Crest. Sa fondation remonte à une haute antiquité* Les Romains y avaient établi un des principaux magasins pour la subsistance de leurs troupes, et du nom d^liorreunty que portaient ces^ sortes de. lieux^ est venu celui d'Eurre.

Ce village a donné son nom à Fune dés maisons lès plus anciennes et lei plus illustres du Dauphiné. Sous Louis XII , Claude d^Urre était gpuvemeur de Gènes , et sous François F', qui estimait singulièrement son courage et sa valeur y disent les mémoires du temps , il devint lieutenant-général de la. Provence.

Un autre membre de cette famille, Germain JUrre, qu^on surnomma te

capitaine Moilans j eut également une si grande réputation de bravoure , que François I*' le choisit pour un des douze champions qui devaient se battre avec lui contre Charles-Quint, lorsqu'^il envoya un cartel à ce prince en 1534. François T' écrivit lui-même à d^Urre , le 21 mars de cette année, une lettre extrêmement flatteuse, qui fut enregistrée au parlement de Grenoble, et dont Toriginal ^iste encore.

Le château que cette famille a long-temps habité À Eurre n^offre plus que des ruines. Le village est entouré de murailles , mais mal bâti , et quoiqu'^il s^ tienne deux foires par an, les habitans ne s^occupent guère que de Fexploitation des terres et de Téducation des vers-à-soie.

Le célèbre Joseph Saurin , membre de Facadémie des sciences , mort en i 737 , a\'ait commencé par être ministre protestant à Eurre , en 1 683.

EYGALAYE. — Cest une commune du canton de Séderon, d'aune population de 467 individus. Son territoire est arrosé par les rivières de Meuge et dUson. Le village, tel qu'ion le voit maintenant, ne date que dVnviron trois siècles; il a remplacé celui qu'ion nommait alors Saint-Jacques-'dehSarrièreâ-' de^Gaudissard y et qui était situé sur les terres de la Provence.

A la suite d^une querelle de commune à commune, les habitans de Saint- Jacques en jetèrent dans un four à chaux quatre ou cinq du village de Lachau. La population de ce dernier lieu prit parti pour les victimes; elle se porta la nuit au village de Saint-Jacques , y mit le feu et le réduisit en cendres. Les habitans de Saint-Jacques se réfugièrent dans un lieu voisin , mais en Dauphiné , et ik élevèrent peu à peu le viUage d^Eygalaye , ainsi nommé, disent les auteurs du Dictionnaire topographique de la Provence y à cause àits eaux qui y sourdent.

Ce lieu avait été anciennement habité. On a découvert, dans les terres du prieuré de Saint- Jaumes j une espèce de caverne où il y avait des ossemens renfermés dans des pierres creuses , longues et larges. On en a trouvé de pareilles dans des terres qui dépendaient autrefois de Tordre de Malte, et qtf on nomme Sant-Aries. On croit qu'ail y a eu là une maison de Templiers.

Le ruisseau de Rianson , qui passe au bas du village , et va se jeter dans la rivière de Meuge, séparait autrefois la Provence du Dauphiné, et la compagnie des fermiers généraux avait à Eygalaye , avant la révolution , un bureau principal.

Pt

Le sol est peu fertile. Les productions sont les grains de toute espèce , le chanvre et le foin.

François-Augustin Barsac de Genton, auteur d^un Mémoire sur les fossiles du Bas^Daupkinè ^ imprimé en 1781 y est né à Ëjgalaye le 24 mars 1745 ; il est mort à Saint-Paul-trois-Chàteaux le 16 mars 1825.

EYMEUX. — Cette commune appartient au canton du Bourg-dtt-Péage; elle est située sur la rive gauche de Tlsère, qui baigne son territoire de Torient à Foccident. On communique par un bac avec la rive opposée et la route de Valence à Grenoble.

Le territoire, en général maigre, aride, pierreux ^t sablonneux, oflFre cependant, grâce à Findustrie des habitans, les fruits d^un sol assez fertile et d'aune culture soignée.

La commune se compose de son chef-lieu , de quelques hameaux et de maisons éparses. La population est de 808 individus. Il s^ tient deux foires par an. On y fabrique des tuiles, des briques et de la chaux. Cétait pour ce village une branche assez importante de commerce avant Fétablissement des fours de Romans, dont il est obligé de soutenir aujourd'hui la concurrence.

Dans Femplacement qu'^occupe Féglise de la paroisse , était autrefois un couvent de bénédictins. On voit au quartier de Saint-Martin les ruines d'une autre église, qui fut dévastée par les troupes du baron des Adrets.

EYROLES. — C'est un petit village du canton de Nyons , situé sur nne éminence , dans les montagnes , et au nord-est de cette ville. Il dépendait autrefois du Comtat-Venaissin. Sa population est de 81 individus.

Il ne présente rien de remarquable, mais il rappelle les anecdotes plaisantes qu'on raconte du curé Alexandre y qui vivait vers le milieu du dernier siècle, et qui pourraient faire le sujet de fabliaux très-piquans.

FERRASSIERES {Ferrassieriœ). — Cest une commune de l'ancienne Provence, près du Mont- Ven toux , à 10 kilomètres de Sault, à pareille distance de Montbrun , 12 de Séderon et 71 de Nyons. Elle faisait autrefois partie du comté de Sault. Sa population est de 480 individus.

C'est iine tradition constante dans cette localité qu'il a existé sur la colh'ne de Lajr une bourgade de ce nom, que réduisit en cendres une de ces compagnies de routiers qui, dans le XIII "^ et le Xjy** siècle, furent partout

512 CHAPITRE YI.

cultivé ; il forme au couchant une plaiae que traverse la rivière de Berre. Les productions principales sont le vin et la soie : le via est un des moeurs du département. Uhiver rigoureux de 1789 j a détruit Folivier.

De la chaîne de rochers qui entoure le quartier de Magne f au levant j jaillissent des eaux chaudes et limpides qui arrosent le petit et fertile vallon qui est au-dessous. On voit encore dans ce quartier quelques vestiges de Tantique tour magne y Fune des trois qui firent donner au pays le nom de Trie as tin.

Ce&i la patrie d^Ântoine Escalin des Âimars ^ baron de la Garde y connu aussi sous le nom de capitaine jintoine-'PauUn. Né en 1498 d^une famille obscure, il s^éleva par son courage et ses talens, de la place de goujat au service d^une compagnie , aux premiers grades de Farmée de terre et de mer y et mourut général des galères du roi. Ce fut lui qui conclut, en qualité d^ambassadeur à Venise , le traité d'alliance offensive et défensive entre cette république et François T' contre Charles-Quint.. Le succès de cette négociation lui valut, en 1541 , Fambassade de Constantinople, dont il s^acquitta avec une habileté plus remarquable encore. Parvenu au faîte des honneurs , si bien mérités par ses nombreux services , il eut souvent à expier par des disgrâces Fobscurité de sa naissance ; mais un aussi grand homme de guerre ne pouvait être long-temps négligé à cette époque féconde en querelles entre les souverains.

« Paulin , dit Papou , Histoire de Provence ^ tome IV, page 109, était un » de ces hommes extraordinaires que la nature se plait quelquefois à cacher » dans la dernière classe des citoyens , au-dessus de laquelle ils s^élèvent )) ensuite, pour étonner leurs contemporains par la supériorité de leurs » talens. Né de parens pauvres , dans le village de la Garde , dont il porta » ensuite le nom, il vivait dans Fobscurité, lorsqu'un caporal, qui Faperçut au » milieu de plusieurs jeunes gens de son âge, fut frappé de sa physionomie. » Après Favoir bien considéré , et s'être entretenu quelque temps avec lai , )> il lui demanda s'il voulait prendre le parti des armes. Paulin , enflammé » d^ardeur au tableau que ce caporal lui fit du service militaire, ne balança » pas à le suivre , malgré les instances que son père lui fit pour le retenir. » Il servit deux ans en qualité de goujat, devint arquebusier, ensuite )> enseigne , puis lieutenant et enfin capitaine , se distinguant dans tous ces » emplois par son courage et par ses talens militaires. »

GLANDAGE. — CW Hûie cofifittlUDé 4ii cistotôit ; de fekMlon , dWe poptilatibci. ^ 776> ittdîîMûâ , ênfiërënkfttt Bgtitàé ^ tonte èp'ktsé dàn$ la campagne. 1 : !

La m<E>ntAgtie qui ^omifevë' Glahdàge esC Une dés plus élev^eid 4u département, et une de celles où se rendent annuellement les troupeaux de Pi^oVenceé^ ' t)b l^dit att-deé^tfà^di httlneàti chef-lteti les rt(it>ès d'un âtici^ti' château', et, d'après là ti^àdîtîiôn'i le chapitre de ta cathédrale db Dîè, réfti^ê àaxti ce château pendant les di^^t^es reM^ûses^ 'y serait den^émré plusieurs années^ et jr aurait soutpnu, un, siège contre les réformés. Ce yilla^e n'^ofifre rien d'intéreissant d'ailleurs. Û est eotoi^é de rochers et de mohtafinies. Û y Sjdes o?M:rîères ;cmî fournissent des meules de moulin.

' GllMD^ERftE (tB): i^ Cè^ bourg 'est iiîètoè à SO^ Momèti^c^ de Valence, Wir là limite nord-e^t du dépairtement. C7e^ un chef-Keu de canton et un bureau tfeni^glstrement; Oii y compté f 77f hidîvîdus^ H est 'bâti .sur une èminence, entouré de imirailles percées de itjuatrfe iported , et trarersé par lés routés de RomaUs i là €dté-Saînt-Àndré et de Saînt-VâWiér à àoybôriv

. Au centre dû bourg eèt ùùe halle fort Ûéièe et <pès^va^slé ^ a laqUeïïê àtôutîssént deux niés prkcipàlèsy qtri ïeû^atérsënt d^Utf lîdut à f autre.

L^églîse est grande , et elle a ctû êjtre fort belle avant l'état de dégradation où elle se trouve. Au nprd e^t une chapelle de forme rotide, voûtée et décorée avec goût ; eÛe servait autrefeîs , dït-on , dWatbire et de tonibeau aux seigneurs du pays.

A Touest du bourg et à une centaine de mètres àe TégUse, on voit les vestiges du château-fort dont il est parlé dans rhistoire des guerres de îa féodalité , et que les anciens titres nomment Castrum de Serris. Les murs d'enceinte ont plus de dix pie<ls d'épaisseur et sont au^si durs qiie le roc.

Le territoire du Grand-Serre présente une culture riche et v»*iée. Au midi est la vallée de Galaure, et au nord celle de Galavaison, que traverse le ruKseau de ce nom, plus étroite» mais non moins agréable que la première j elle renferme de belles prairies. La part» de l'est et celle de l'ouest, forment un plateau qui domine le reste du territoire. Les principales. productions sont h» grains, leS fourrages, les noix et le vitt. eejlt la comittune du départeraetrt qui fournit les meilleurs tœufi pour la boucherie.

, Uj,s^ huit |Qire5>pftr Wn 4ans Iç^qoeUes j4:çe:fv!t,ua,coiniiWTOe.*c^ ^écdUk de bestiaux Des jtettres-pf^tfspt^s 4^Henri ]l^y:4u niçk 4^ joî|i .160S| renouvelées par arrêts du parlement des 1 7 juillet 1 737 et 26 septembre 1 744t approuvés par le roi, y ayai^at : établi aiiss^ uu n^r/flMy^^^^B^fidl ^^hi^me

semaine^ ,..'•. .. ^ > n.) - '•/) '/. t . • . ,» . ,

. On y fabrique des ik^psr 4cJ 5/A<y^ ! connue, «)(flf te^p^Wd de raiînes Jmes de, JTîenneiH y a cinq bn sb!tft«Q4ri^, qu^qii^iujlwîaf^ i^bc^.^çî^^ f^ pp i^artinet pour k fabriqatiop d^ ÎjEi$fiiimen0 ;E|i^^f^^ ;i;I;. , i:>;

GRANE (Grû/ia). — Ce bipurg est bàti sur le itanc^ <iW bbfeàu , à S kilomètres de Crest, 47 de'ttîé et'2l3' de Valence!' Sa' popù^^^^^^ iest de 1,684 individus, y compris* ceilie de plùsîeWs bameâux 'q^^

cette c;oïDmi^,a-4# territpireMWt traversé jdç ^'ûSie^,à T^ pap JA;T9utç,de JLoriol^a Cr^t.fjl,^'«urr<)sé ,au mi^ par les rwi^seaiu^ de^^flrçoette et de Béonelt^ , et ^u nord par M Dr^^ne;, qfxiy est ^9n^eaue ,par 4ft ^?H^ digMes* A re;icepfiQa ^e la petjjfi,p}aine,q^ iba)gae cét^^ rjvièM, 1^ , Jerrif oirç fl'^ guère ^que 4es coteaux^ 4éfrîchés ,et arides , ^t d^s/çaoînlag^es .d'«flÇ p€»tc rapide icoup^cs^paç^. des torrieii^ ,et dei rnong(breux ravj ns* Les productions consistent en g^aios^ cbaoyCjBr W^i; ^oix vfpWTages^.spie et amandes : la prlndpale est le blé. Le bois y est abondant/ Les habitans sont actifs et laborieux , et il /aut toute la constance de leurs scmos et de leurs efforts pour tirer parti d'un sol natûrellemeni infertile. Ils ne se livrent a aucun commerce; il y a pourtant quelques tuileries et deux foires par an.

Le bourg est dominé par les ruines. d'un ancien château, qui fut Pun des mieux fortifiés de ces contrées pendant les guerres de la féodalité, et plus tard durant les troubles religieux. CTest dans ce château que fainiral de Colîgny plaça son artillerie après le siégé ^^Ml était venu mettre devant Montélimar, avec Henri IV, alors roi de Navarre, et le jeune prince de Condé , à la suite *de la bataille de iîbncontour , en 1570.

Cette commuiîé est du j^etît tioméi^îè de celles dont le nom antique s*fôt le mieux conservé : il vient évidemment de Grctnécy nymphe des bois, allusion aux chênes et aux forêts dont son territoire' était couvert.

. GIUGNAJ*,(Gmiiwwft). *-^P/f5t s^taé sur la route départementale d« Montélimar à.Njon^ pariy^lrjéaj;, k.%7 kUom^es stud-e^t de la premier^

BESCRIPti^N iiÉà' febÀMUNES. 5l'à'

Placée 'iiu revers 3\itt cbteâa eSciarpé; au soïbmef dtiqUeï Isoht les 'ruines^ de ck ahti^tw chàtedîi qu^ôiif rencïàiiiérlèbW iW iiômi de ]Nt> d^^ Sévigné ét^

lis y^ détrriîsent soiivent titiW pkrtie <ïés réièàWeè; 'ifuisi ^réterid-on (jue son hbtn'îâtin vrent de Ôrjnéé ^^arce qu^êfle est V'èomtiAie cette ville d^Éoîiej abus 1^ Influence habittieUé des Vehts, ^t ^\dpolloh Grynêus j eut aussi uu

Son territoire , généralement maigre et sablonneux , est baigné au nord^

piar là rivière deïiërt^e', étJâil tàîdi par 1^ Jt^z , sUr lequel les deux départe-

meus dé Isl Dfome et de'Vauéluse viéiinc^t'dé fah*è donstruîre un fort beau

pont qiiî porte le rioiÀ de' Séi^igné. L^éi* prodiictîotis principales sont le vin

eè'ïa^ôie. tes frùifey sont siboncfoh'^'et déïîcfelix. Mf."^ dfe Sévignê vante

beauboùp les mêlions, lés figues et les' mtÉicats*déGri*gnaa,'èï tls méritent

èétte distîùctîotf (l^.'On y tWuvé' aussi dWcdletrtes"tt*ûfi^^^ ijùl ont des

débouchée avantageux dans tïbs'^nncîrialesv^ dû n6fd\ et notammèrit à Paris.'-'' ' • •' • ^ ■ ?> -1 -i^-- "V /' ; . • '. ;•••». ■, I •

' Il sY Kent sept foires *pkr an et liii marché ïè met*ei^edi de chaque semaine. Il y avait avant la révolution une collégiale fondée en 1512. ^Le doyen portait la mitre et la crosse; il ètiit 'brdibalrénieiit g^and-vica^re et officiai de Févêquè d« Die pourl^p^e^e^cedic^se située en Provence. Le comte de Grignan nommait à tou^x les qappnicats^;^ il portait lui-même le titre de chanoine, et Ton mettait touJQu^ une aumujs^e à 1^ place qu^îl occupait au chœur.

(1) € Pour les melons, le« figues e( le$ nupcals, ojest, cli^-elle, une chose étrange : si » nous voulions , par quelque bizarre fanUiftie, trouver u» mauvais melon , nous serions » obligés de le faire venir de Paris; il ne 8*en trouve ^point ici. Les figues sont blanches » et .sucrées , leo muscats comme dea grains d'ambr^ qae l'on penl croquer, et qua vous » feraient fci^t' bien tourner la té^, si vous en maogjea^n» ^tietûre, parce ^fOB^ c^est » commç 9i l'on buvait à petits traits du plus exquis vin de Saii^lrLaurent. »

(Lettre de M.» de S^vi^oé JuM. de Qoultoyeiy da 9 septembre 1604.).

baronni^, qnifat.ép^é^ m cojnfjé.çA 155Q , ^y^ j^i^ridiçtiw^ ^>ppe^u. E^ 1 164^ Giraiid Adhémar fit hommage de ses terres à Tempereur Frédéric I*^^ ^t en obtiat^ pour le çffmié df G?i|fpaA, h.^oif, j3(ç ^saum^ûiueté .et le privilège de foire partie des jpyj:jB^^4j^^^^^,T f^^^iï^ F^lag^de MoDlr sé^, Çh4ntepj^i;le,,.:SaUeç^ (>Joi;i?;dle^ Itf^utc^g^^, .^ et Rétuyil^ <jui dépend^ept de pe jÇO(i?it^. jC^j^t^p^ ^.^'^

.entièrement s^^é de j?, Proyêiice ^ .<^flW)« Jbç ^P?té;5 j4f t^aifU , ,de Fprf4'jqui^r e^ des Baux. Il ^yait j^oiffié spjf pp^ç ^ «n^ i^^af:;bçs des A41^éaiar je Monteîi, <ju^ Je ppsçc^dèqrç^t jij^qi^ vçr^ l/B.n^li^eu ^ft 3^V^Ï^- fHèpJerPt A Fextinction de cette jpsimiUe ij^ fol Vendu à Jean-Baplîste de F.éji^, nmfrqi^û

4u Bjuy, . . ^^, j^ ^ ..:.:..•>',..;.- :,-.cirM..'.. ' .•./ ; - . ^/

Le châteaUj^ét?^]^ un des. jJusrepf^tjHîibl^^ îfipl?^ 'p^ p|p^-^i^ 4« ]^ Proyence, ]L(ç dernier cQmtç de iÇr^gnan'i^vait epw^appipjji'y réwû .^i^ Ja belle ^aisojç , t^e;C9t^r.b|•i^a^tç jç^popjljr^s^^,^ dj^^î^ a été. détr^ dans les preipièr.es ji^nnées de ht révolution j ^m J[?s rpij^i^ eniîfrê debout, attestent son antigu^ ra^agn^oence. Une gi^jq^e^ belle tçq^a^e^ ^'qù 1^. vna plane w loin sijr iopte? 1^, jç^ç^ucy^. 4^ ^ttyirpns y resje ^t^èfes- Kéglisa Bst ?,u-<îesspi}? , /çt u^ie boupe jowqup V/^ïf^oitQifp^hsjppn^^^t ^ oîiaître-ûuiel- L|i beauté de cet édifice répondait à la grandeur du château , et c^est avec raison que l>diqinistpflitiQa la po^ijj^rfi /5f, Vk ^ entnetewr poiipfw^ 4s^^ monupfterUaUi^ . ,

On lit sur la &ça4e Finspription SHivjujtjB jj i- .

PEO pPTIl^ipÔ S'ÂLVAf ORl

' • TRAWSPIGV^Ali'O "'

imH: GArCHÈïlïVS ABEHA*

COMES GRIGNANI

PORTICVM

CALVlNiSTARV RABIÈ DÏRVTAM

RESTï-rvit. àp. loç. jLiy.

A Dieu très4>op » ootre^faiiveiir^^BlesitMMuigaré. iiovls Gauolier^i'Adbimar^ eoaste deGrignan, arétabU eepor*^ue cjpxavaitétéfWvèi^fAk>lafweurde»M^

C'est dans le château de Grignan que M."* de Sévigné est niorlp à f âge de

DESCRIPTION DK$ COMMUNES. 517

70 aq9» Ses c^pdres reposent daos Téglise paroissiale , et sur son tonibeau , recopv(îrt d^ifa oaiarbre bbnci faordé d^uae double raie noire , taillé en losange et sajj^ omemens j est cette inscription :

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