IMPERATOR
Titus Glaudius César Germanicus, souverain pontife, empereur. 25. (Ces 25 milles marquaient la distance de 6 lieues un quart de Vienne.)
On sait aussi que les environs de Saint- Vallier furent, en 1188, le lieu du rendez-vous des gentilshommes du Dauphiné pour la troisième croisade.
On y remarque la belle habitation de M. le comte de Chabrillan , gendre de feu M. de Saint-Vallier , Tun des pairs de Valence. Cest un château de forme gothique , dont la façade, embellie d^une architecture moderne et d'une peinture à fresque , fait le plus bel effet en perspective , vue de la grande route en venant de Marseille. Cétait , dans Torigine , une maison de plaisance de Diane de Poitiers. Les jardins correspondent à la beauté de rhabitalion : ib ont été tracés sur les dessins de Lenôtre.
Les sites de Saint-Vallier sont pittoresques et rians : des prairies arrosées, des coteaux chargés de vignes, j reposent agréablement la vue.
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A uue demi-Ketie vers Test , dan» k gorge étroite et sânrrtge de la iîakure, sont les ruines du ch&teau de Saint-JB«rthélemi-de-*Vais, et le curievsescarpement de Roche^Taillée : c^est a» roc <ja^on a ouvert à pic du haut en bas , pour le passage du chemin de Satat-Vallîer dans la vallée. On attribue cet ouvrage remarquable aux dauphins de Viennois ^ anciens possesseurs du château , dont on voit \ gauche les restes gothiques sur un roc isolé , presque inaccessible et pour ainsi dire entouré par la rivière.
En remontant au nord et à dix minutes de Saint- Vallîer , on trouve le château des Rioux , à droite et à quelques centaines de mètres de la grande route. Il est habité par M. Reymond père, cet ancien et habile professeur de chimie à qui Ton doit le bleu-Reymond. Cest aux RiouK que , secondé par un fils et un gendre dignes de son talent et de sa réputation, il a établi une fabrique de produits chimiques.
Le château est situé au pied d^une montagne, dans laquelle est une combe où M. Reymond a créé des jardins et des bosquets qui font de cette solitude un séjour fort agréable. Ce sont des terrasses ornées de statues antiques, des kiosques, des belvédères, des labyrinthes, de belles plantations, des eaux qui serpentent et tombent en cascades, des points de vue habilement ménagés; c^est enfin, eu égard à la Ibcalitié^ tout ce que peut inspirer Pamour éclairé des arts.
M. Reymond est né à Saint- Vallier le 24 mars 4766. D^abord médecin , puis élève, en 1794, de cette école normale où profeseërent avec tant d'^éclat les Fourcroi , les Vauquelin et les Bertholet , il fut choisi par eux , à la création de Técole polytechnique , pour la place de préparateur et de répétiteur de chimie. Il a occupé à Lyon, pendant 12 ans, la chaire de chimie particulièrement appliquée à la teinture , et par ses leçons et ses expériences il a puissamment contribué aux progrès de la science. A Texposîtion des produits de Tindustrie française en 1819 , il a reçu du gouvernement, sur la décision du jury, une. médaille d^or et la décoration de la légion-d^honneur, pour ses belles découvertes dans la teinture des soies.
Saint- Vallier est aussi la patrie de Jean-Denis-Réné Lacroix, comte de Saint- Vallier , né le 6 octobre 1756, mort à Valence le 13 mars 1824. U fut comte de Tempire, sénateur, titulaire de la sénatorerie de Gênes, et mourut pair de France.
. VAUNAV£YSl.^ C'est uba commune. dm canton de Crèst (Nord), à 6 kilomètres de cette ville* Sa population est de 520 individus; II* y a deux fabiûqùes de tuiles et de briques. Il s*y tient une foire par an. Le sot en est sablonneux )' léger et peu productif. Bâti sur le penchant d^une colline , le village est adosse à un tt)cher qui a la forme d^un vaisseau renversé , ce qui a déterminé le nom de f^cUlis Nwigium^ vallée du navire ;, que lui donnent les anciens titres, d'où eist venu par corruption celui dé Vaunaveys. Le rocher se nomme ScUnt^Denis^ Les habitans j vont quelquefois en procession pour demander de la pluie.
Au bas et tout près du village , on voit tm monticule que couvrent les ruibes d'une église assez vaste, dont il reste eneore des portes, quelques vitraux et un autel. Suivant la tradition du pays , cette église était celle d'un couvent de Tordre de Saint-Michel, dont tout ce quartier conserve le nom..
Il y a quelques années que la charrue retira d'un champ, sur le territoire de Vaunaveys , des objets de la plus haute antiquité. C'était , entre autres , une statue de MçrCure, représenté nu , avec un pétase surmonté- de deux ailes«^ De la maiù droite il tenait une bourse , et sur son épaule gauche était attachée une chlamyde qui lui enveloppait le bras jusqu'à la main. Son attitude était celle d'un homme qui marche. On trouva aussi de petits coqs en bronze, des cassolettes et des javelots d'une forme particulière.
C'est à Vaunaveys que prend sa source la petite rivière dé Saleine, qui va se jeter dans la Drome sur les limites de Crest et d'Eurre. On y trouve beaucoup d'huîtres pétrifiées. Les terres voisines abondent également en productions marines de toute espèce , parmi lesquelles on distingue quantité de dents de requin.
VENTEROL. — Ce village est à gauche et à peu de distance de la route de Montélimar à Nyons, à 5 kilomètres de cette dernière ville et 8 de Valréas; il est sur le penchant d'un coteau, dans un vallon que la montagne de la Lance abrite contre les vents du nord. Ce vallon est assez fertile, mais il est traversé par le torrent de Sauve ^ qui y fait beaucoup de ravages. Cette partie du territoire de Venterol est couverte d'oliviers, dont l'éternelle verdure contraste agréablement avec l'aridité des montagnes et des rochers voisins. •
Le hameau de Noi^ezan , qu'on voit au bas d'une- autre colline , à une-
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i la fontaine de ce hameau est un sarcophage sur lequel on grossièrement sculpté et sans iuscription. }ue aussi un fragment de colonne d'un grand diamètre, sur restes d'inscription :
D N D CISPO RAIEAVOMA 10 VSNPP NATDBCOEFS MVEI Vercheny est le berceau de la famille Bamave. Pierre Bamave , père de Tinfortuné et célèbre constituant de ce nom , y est né le 20 mai 1 709. 11 fut, «.vec son fils , député de Saillans et de Vercheny à rassemblée générale des ^is ordres de ta province qui se tint à Romans en 1788.
ESCRIPTION DES COMMUNES.
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^D y à compté jusqnV révolu(icHi il y en avait encore i, seigaeor -majeur recevait le senneui habitans. £lle était ilancfdée d'iine tour i aussi des débris de remparts qui annoncent une piac>. , au XV™ et au XVIT siècle.- Elle jmia un r^^e actif dans les i.. Bt rdigieaz.- Û £)llQt là présence' des comtes de Tende et de Su^u, des forces considérables, pour Tenlever en 1563. Les protestaas ne tardèrent pas de la reprendre , et Vinsobres ne retourna à Vobéissance du roi que lors de redit de Nîmes de 1629. Un vieux temple, situé dans la partie supérieure du bourg, fut jusqu'en 1700 Téglise des catholiques.
A l'époque des dragonnades , Tautorité proposa aux protestans , qui formaient alors , comme aujourd'hui, plus des deux tiers de la population , de se réunir aux catholiques. Elffrajés par ce qui se passait en Languedoc , ils n'osèrent refuser ; mais ils objectèrent que l'église était trop petite pour contenir les deux partis. Legouvernement leva cette diiGculté: U fit construire une autre église plus vaste et plus commode; la première pierre en fut posée en 1685, et l'édifice terminé en 1700; c'est l'église d'aujourd'hui. Les-
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protestons cherchèreiit à gagti^ du temps ^ et finimiC pv ne pas se réunir. Il jr a une traitaine d^années que FnDcienn^ église leur a été cédée ; ik Toot réparée et en ont fait l«ir temple. ; .
y insobres a de mauvaises rues^ qnelqoes-^nnies sont escarpées, mais les inaisons en sont assez bien bâties pour une commune rurale. Ses babitans sont actifs et industrieux ^ ils commffl*cent principademest sur les hufles d*oli?e. n se tient à Vinsobres. trois foires par an.
Cest sur son territoire ei près de bririère dlSjgoes que se trouve le marafe dont j'ai parlé page 235^ el dont la dessédbiement enrichirait ce pays, ea même temps qu'il j ferait cesser tonte cause d'insalubrité.
Au bas du bourg , près de la grande rouée de Njons 4 Saint-Maimce , est le cbàteau deVéronne, lvibilé,paii.M..d!Archiini)aQlt, membre dn conseil général et, ancien député de Vaudùse. ' . • .
Cest la patrie de Martin- Joseph-Brano Moreau de Véronne , ancien président dé la chambre des compiesldeXbiiphinëyèt Tunde bas plus savans archéologues. Plusieurs académies de province l'avaient adoûs-dans feorsetn; il fqt ui| .des membres les. plus diti^ingués de-cdle «k. Grenoble^ à kqaâle il lut sourent des mémoii*^ et ^es^'dis^rtatioafiid'un. grand intérêt sur ks recherches historique e^ Mumismafiques .auJKqnelles il se livrait , et particulièrement sur rhi$tofr€| fi^ Vocono^s^ Né lé 28 janvier 1739 ^ il est décédé au château de Véronne le 25 dée^iéoref 1796.
L*e pavé de la petite chapelle de. ce château, est 'une mos^quetroaTée au l^ujmernS) pf-ès de'Vaison', et transpoHée à Vtnsolires par les. soins de ce savant. • ;
TABLEAU
DES HOMMES CELEBRES) DES ECRIVAINS , DES ARTISTES , DES GUERRIERS y etC.^
APPlETEniIlT AU DiplRTEMBlIT) BT DONT IL EST FUT MEimON DANS LA 1>ESCRIFT101I DES COMMUJfES.