HOSPICES
Un ordre parfait et la plus sage économie président , dans ce département, à Tadminislration des hospices. Les détails en sont confiés , dans la plupart, à des religieuses hospitalières qui acquièrent chaque jour plus de titres à la reconnaissance et à Festime publique. On ne saurait assez admirer le zèk vraiment évangélique, la douceur et la sensibilité, avec lesquels ces femmes respectables prodigueiit des soins aux pauvres et aux malades, et versait dans leurs cœurs comme dans leurs plaies un baume bienfaisant.
Valence est le chef- lieu de la congrégation des Trinitaires. Cest là, et dans les bâtimens de Tancien Hôtel-Dieu , que se trouve le noviciat.
Celui de la congrégation du Saint-Sacrement est à Romans, dans la maison de Saint-Just. Cest là aussi que réside la supérieure générale.
Ces deux congrégations se sont répandues en peu d^années, non-seu/ement dans la Drome , mais dans tous les départemens voisins. Elles sont deslîaaes au service des malades et à Féducation des enfans de toutes les classes, mais surtout des pauvres.
Uhospice de Valence , connu sous le nom à! hôpital général^ est régi par les dames du Saint-Sacrement. Il est placé dans Fancien couvent des capacÎBS : les bâtimens en sont vastes , salubres , bien distribués et dans une très-belle situation sur le Rhône. Ils renferment des ateliers où travaillent les eofaos et les pauvres valides.
On le doit principalement à M. Descorches de Sainte-Croix, dont le nom se rattache à toutes les améliorations opérées dans le département p^idant son administration. Avant lui , Fhôpital général était dans une sorte de culde-sac , où il occupait un vieux et mauvais bâtiment peu sàlubre.
On lit à Fhospice Finscription .suivante ^ qui rappelle la part que prit cet ancien préfet à rétablissement de Fhospice dans ce beau local :
Quel mortel, ou plutôt quel ange tutélaire
A PLACE le vieillard ET L^ENFANT EN CES LIEUX?
Sainte-Croix est son nom : nous DEvuiofis lb taihb; Il veut être ignore lorsqi/*il fait des heureux.
ÉTAT POUTIQUE. 686
Cest lui aussi qui a réuni les dames du Saint-Sacrement, alors dispersées, dans Fancien couvent de Saint-Just à Romans , qu^il a fait concéder à la congrégation par un décret du 30 juillet 1804 (11 thermidor an XII).
Une partie de cette maison avait été réservée pour le logement de la gendarmerie, mais un autre préfet, M. du Bouchage, qui s^est occupé avec un intérêt non moins vif des établi^semens de bienfaisance, a fait mettre. la congrégation de Saint-Just en possession de la totalité, par Wie ordonnance royale du 10 septembre 1817. Comme les bâtimens aont très^vastes., on a pu y établir tout à la fois un nombreux noviciat et des écoles fatuités , qui sont en pleine activité.
Les communes oii il existe des hospices sont, savoir :
fr. e.
Romans, avec un revenu , d'après le budget de 1834, de 137,814 70
Valence, de 92,700 »
Montélimar, de . 26,051 63
Crest, de 18,076 99
Die, de 6,598 10
Le Buis , de . 4,888 »
Saint- Vallier , de 4,765 27
Saint-Jean-en-Royans , de 3,851 78
Pierrelatte, de 3,729 56
Bourg-du-Péage, de 3,595 54
Saint-Paul-trois-Chàteaux , de 3,148 82
Nyons, de 2,914 70
Grignan , de 2,026 14
Étoile, de i 1,965 23
Mirabel, de ... 1,284 27
Saint-Agnan , de 1,185 24
Rochegude , de 582 16
Suze-la-Rousse , de '. 320 03
Total 315,498 15