GRANDES COMMUNICATIONS VICINALES
' Lie conseil général dn département classe sous cette dénomination les communications que leur utilité et leur importance ont fiât distinguer des ^ autres chemins communaux. H concourt à leur dépense par des allocations
au budget des dépenses facultatives. Les fonds sont uniquement employés en travaux neufs et d'^art , et les communes intéressées pourvoient au surplus. Ces communications principales sont , savoir :
r Delà montée du Colombier-de-Rochefort à Taulignan, par le bois et le village de Salles.
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T De Montélimar à Beaurepaire, par Sauzet, Saint-Marcel, Puy-Saint- Martin , Crest , Chabeuil , Romans , Montchenu, Hauterives et Lens-Lestang , avec un embranchement par le Grand-Serre (1)^
^arrondissement de Valence^.
y De Romans à Royboo, par Genissieux^ Geyssans, Montmiral, Saint-* Antoine et Dionay.
V* De Saint-Vallier à Roybon, par la vallée de Galaure, avec embranebement snr le Grand^Serre;
S'^De Romans à Saint- Sorlin , commune dé Moras^par Saint-Donat,- Ratières , Saint-Avit et Chàteauneuf-de-Galaure*.
ô'Du Bourg-du-Péage à Saint- Jean-en-Royans , par Rochebrune, commune de Saint-Nazaire , Mane , la Motte-Fànj'as et Saint-Thomas.
7** De Valence à ChabeuiL
8"" De Valence à Crest , par la Vache et Montoisoo^
9" De Valence à Crest, par Beaumont,. Montmejran, Upie-et Vaiinaveys.
lO^'De Tain à Chàteauneuf-de-Galaure, par Larnage, Chantemerle et Claveyson*
arrondissement de Die.
irDeDie à Grenoble, par ChàtiUon, le Col-de-Griinone et Lus-la- Croix-Haute.
12* De Die à Nyons, par Pôyols, la Motfe-Chalancon, Remuzat et Sàhune.
13* De la Chapelle-en-Vercôrs au Pbnt-en-Royans , par les Goulets de la vallée d^'Échevis, en suivant le cours âiè la rivière de Vemaison. (Voyez, dans la Description des Communes y ce qui est dit de ce chemin, à Tartide de la Chapelle-en-Vercors. )
1 4** De Luc à Valdrome.
1 5* De Crest à Loriol , par Grane*
1 6** De Crest à Montélimar , par Marsanne'.
IT* D^Allex à Livron , en passant sous le coteaU de Bréiètne.
18** De Luc à Chàtillon , par Menglon.
(1) Le conseil général a proposé itérativement de déclarer ces deux premières routes âépartementalesv
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Arrondissement de Montélimar.
1 9"* De Dieu-le-fit à Valréas , par la montagne de Dio-<ïrAce et Tauligoan.
20** De Dieu-le-fit à Crest , par Comps et Bourdeaux.
21''De Grignan à Crest, par Salles, Aleyrac, la Begude, commune de Cfaiteauneuf-de-Mazenc, Charols, Géon-d^Andran et Fuj^-Sanit-Martin.
22"* De Taulignan au port du Robinet de Donzère , par Grigaan , Valaurie et le hameau de la Berre , commune des Granges^ontardes*
23** De Suze-la-Rousse au Bourg-Saint-Andéol , par Saînt-Paul-trois- Ckâteaux et Pierrelatte.
2V De Cléon-d^Andran à Loriol, par Marsaime et Mirmande.
Arrondissement de Njrons.
25"* De Nyons à Séderon, par Curnier, Sainte-Jalle, Sainl-Aaban, la Rochette , Mévouillon et Villefranche.
26"* Du Buis à Gap , par Sidnt-Auban , Montauban , le Col-de-Perti , Laborel et Orpierre.
27** Du Buis à Aurel et Saidt , par Reilhanette.
28** D^Orpierre à Sault , par Séderon.
CBEMUVS COMMUNAUX.
On compte dans le département environ 3,700 chemins communaux* \ parcourant chacun , terme moyen , la moitié de Vétendue du territoire d^us^ commune. Us correspondent les ^ns aux autres , pour venir déboucher ^^ une route rojale ou départementale, dont ils forment des rameaux plific» moins étendus, mais qui , ensemble , font une longueur de 1 ,1 00 mjriamèlr^ au moins (2,822 lieues de poste).
Ce sont là les canaux dans lesquels circulent toutes les consommatioDS , tous les produits du sol , et sans lesquels ces produits restant sans valeur ^ la misère des particuliers ne tarderait pas de produire la misère publicjue- Aussi, la prospérité d^un pays est-elle toujours en raison du nombre et deU facilité des communications, et tous les soins, tous les efforts de Vadministration doivent-ils avoir pour objet de procurer au département ce grani Jbienfait. Déjà elle a fait beaucoup, sans doute, mais il lui reste bien plus k
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faire encore; car, dans la moitié au moins <ia département^ les <3ransports continuant de ne se faire qu^àdos de mulet, par des sentiers escarpés et dangereux. Les mcmtagn^ et les toirens dont elles sont sillonnées offirent partout les plus sérieuses difficultés pour rétablissemenjt de* bonnes communications , et alors <[u^on est le plus pénétré de Fimpor tance de Pentr^prise , on est efirayé des obstacles qu^elle présente ; -mais ce n^est pas une raisop pour qu^on n^étudie pas avec persévérance, avec téqacité même, tous les moyens de les «unttonter. Cest précisément parce que les OAntrées mon-* tagneuses manquent dé chemins à charrettes , que quelques voies nouvelles y sont plus nécessaires pour diminuer le trajet si long, si pénible et si coûteux des transports à dos 2 quelques fils conducteurs , voilà ce qu^il faut , pardessus tout , au milieu de cette scHrte de labyrinthe.
On ne sauAit , du reste , se dissimuler qu^il nY aura de véritables amâioratioBS dans les communications de Fintérieur des montagnes , qu\^ mesure que les routes royales de Valence à Sisteron, et du Pont-Saint- Esprit à Briançon , les routes départementales commencées et les grandes communications vicinales, se prolongeront peu à peu et viendront à se correspondre. Cest alors seulement ^ue les communes feront avec empressement , parce que Tavantage en «era plus immédiat et phis évident , tous les sacrifices nécessaires pour* foire communiquer à ces grandes voies leurs chemins particuliers.
Il faut donc s^attacher à prolonger partout les voies entreprises , afin de leur donner de plus nombreux embranchemens dans les vallées. Cest à cela que doit tendre, pour le moment, dans les contrées montagneuses, toute la sollicitude de Fadministration ; c^est à Fexécutîon de ce^ projet que doivent être principalement employés les fonds et les prestations des communes et les subventions départementales. Ce concours d^efforts , dirigé avec zèle et intelligence par les hommes de Fart dont Fexpérience s'^exerce depuis longtemps et avec succès parmi nous , produirait en peu d^années les résultats les . plus heureux et les plus encourageans pour le pays.
Ces secours qu^accorde annuellement le conseil général doivent être considérés comme de véritables primes. On ne devrait y faire participer que les communes qui justifieraient avoir fait le plus de sacrifices, Fannée précédente, pour Favancement de toutes les communications de ce genre, et dans la
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proportion de ces m^es Sacrifices* La rivalité des intérêts produirait alor^ rémulatioa , sans laquelle le pays restera éternellement stationnaire au milieu de ce mouvement général de rindustrie qui caractérise notre époque ; et comme une route départementale et une grande communication vicinale sont deux choses identiques, sous le rapport de la destination et de Futilité j et qu^il uY ^ de différence qu^en ce que Tune se fait tout entité aux frais du département, tandis que Fautre s^exécute avec le concours des communes, il est évident qu^en^ classant comme départementales ces communications , on agit en contre-sens des véritables intérêts du pays, puisqu^on ne fait ainsi, en changeant leur dénomination, qu^exonérer quelques communes d^une charge qui pesait sur toutes , pour la reporter sur celles qui en restent grevées , et diminuer les ressources du département déjà si insuffisantes pour dVussi grands besoins^
Au lieu donc d-affisiiblir les ressources* consacrées- aux chemins vicinaux , il est à désirer que la loi nouvelle dont on parait s^occuper favorise les moyais de les accroître et de les répartir avec intellig^ice et équité, et qu'acné fournisse à Fadministration les moyens de surmonter les obstacles qu'^oflK'ent souvent Fignorance et Finertie des populations.
11. serait surtout convenable qu^un. conducteur spécial lut attaché, dans chaque arrondissement, à ces sortes de communications et à la petite voirie <, dont il semble que, jusqu^à présent, on n^ait pas apprécié toute Fimportance^
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