‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 135 sur 701 · CO 00 «9I · texte numérisé non relu

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210 LIVRE II. — MÉTÉOROLOGIB.

Les tableaux qui précèdent montrent encore que l'hiver, qui était au siècle dernier la saison la plus pluvieuse, ne Test pas aujourd'hui ; Taugmentation que présentent nos dernières observations porte sur la saison d'automne, où les pluies ont augmenté de 25 p. 100, année moyenne.

Les années extrêmes de notre dernière série d'observations sont :

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1856 993 mm 1858 472 mm

Des tableaux qui précèdent, on peut déduire :

Décroissance des pluies à Bordeaux de 1842 à 1810, , comme il y avait eu décroissance de 1740 à 1*786;

Que les pluviomètres recueillent des quantités d'eau de moins en moins considérables à mesure qu'ils sont plus élevés au-dessus du sol.

Il ressort aussi des deux dernières séries d'observations, que dans les stations qui sont à des hauteurs semblables ou à peu près, il se produit des diflTérences assez grandes qui peuvent tenir soit à l'exposition du pluviomètre, soit au soin avec lequel, les observations sont faites.

Pour avoir une idée de la quantité d'eau qui tombe à Bordeaux dans une année moyenne, il faut donc augmenter un peu les quantités portées sur le tableau page 209, les observations qui le composent ayant été faites avec des pluviomètres placés à une certaine hauteur au-dessus du soi.

D'après les calculs faits par M. Raulin, dans son travail intitulé : Comparaison des observations pltiviométriqiies faites à Bordeaux (Actes de V Académie de Bordeaux), il estime à 900 millim. la quantité moyenne annuelle d'eau tombée à Bordeaux dans la période de 1840 à 1875.

Si nous considérons l'eau atmosphérique au point de vue de la quantité maximum qui peut tomber en un jour, nous trouvons, pour la quantité d'eau tombée, que le maximum diurne le plus élevé a atteint 61 millim. 5 (en août 1856) pour la période de 1849 à 1875, observations de M. Petit Laâtte; que la moyenne des jours pluvieux de chaque mois est plus forte durant les six mois formant l'été et l'automne météorologique, plus faible en février.

En considérant le nombre moyen des jours de pluie de chaque mois nous trouvons, d'après les observations de M. Petit-Lafitte, 54 jours */,^ pour l'été et l'automne, tandis que l'hiver et l'automne en comptent 59 '/i^^. Ce qui nous indique, en comparant ces chiffres avec les moycnues trimestrielles des quantités de pluie tombées à Bordeaux (page 208) qu'en été et en automne la pluie tombe ordinairement avec plus de force que dans les deux autres saisons.

Nous avons dans la Gironde, alternativement et irrégxiliè rement, des mois secs et des mois humides. Cependant on peut, surtout d'après les dernières séries d'observations, considérer les mois d'avril, juillet et août comme les plus secs, et octobre, novembre et janvier comme les plus humides.

(.'UAPITBB H. — DUS PLUIBS.

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212 LIVRE II. MKTROROLOGIO:.

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